Travaux à La Rodia : les locaux seront en "anesthésie générale" pendant 6 mois

Publié le 29/03/2018 - 21:06
Mis à jour le 30/03/2018 - 10:17

Depuis plusieurs années, La Rodia a pour objectif d’agrandir sa grande salle. Le projet est enfin finalisé, les travaux commenceront le 1er octobre 2018, juste après le festival Détonation, et devraient se terminer mi-mars 2019. Pendant 6 mois, la Smac sera fermée…. Alors que va-t-il se passer ? Manou Comby, directeur de La Rodia nous répond.

 ©
©

EXCLU MACOMMUNE.INFO

L'agrandissement de la grande salle de La Rodia consiste à installer un balcon. La jauge passera de 850 à 1 200 places. "Les gradins actuels situés au fond de la salle vont disparaître pour laisser place à un balcon en forme U, ce qui va donner un super effet avec une vue sur la fosse, les gens qui dansent, et une vue imprenable sur la scène et les artistes", nous explique Manou Comby. "Ce sera comme à l'époque quand on faisait des concerts dans des théâtres, il y a un côté encore plus intimiste et ça correspondra davantage à la musique rock", ajoute-t-il. 

Qui finance ces travaux ? 

Plusieurs organismes mettront la main à poche pour atteindre la somme de 900 000€ dont la Ville de Besançon (propriétaire de La Rodia) et le Grand Besançon, la Région Bourgogne Franche-Comté, le Département du Doubs, l'État (ministère de la Culture) et le Centre national des variétés.

"D'ailleurs, le Centre national des variétés qui est un organisme parisien va apporter ses conseils techniques pour l'achat de matériel de sonorisation", précise Manou Comby. Avec un balcon dans la salle, l'acoustique changera. C'est pourquoi La Rodia va devoir retravailler l'acoustique avec un nouveau matériel. 

Pourquoi six mois de travaux, c'est long non ? 

"C'est une opération lourde", souligne Manou. Les travaux ne consistent pas uniquement à installer simplement un balcon et enlever quelques gradins. Il explique qu'"Il faut notamment renforcer le côté du bâtiment où se trouve la grande salle pour qu'il supporte la charge, changer le système de chauffage et de ventilation du bâtiment." 

Pourquoi ne pas avoir créé un balcon dès l'ouverture de La Rodia il y a 7 ans ?

"Ça aurait pu être fait bien sûr, mais on a voulu rester sage. Si La Rodia n'avait pas marché, on aurait dit qu'il fallait faire moins grand dès l'ouverture", répond le directeur.

"Aujourd'hui, tout en restant axé sur la découverte, on a un taux de remplissage qui ne cesse d'augmenter : depuis début 2018, tous les concerts de la grande salle ont affiché complet – excepté un - et nous enregistrons souvent le meilleur score en France en terme de nombre de spectateurs présents". En exemple, La Rodia est la salle française qui a réussi à amener le plus de monde à un concert de Lee Fields (1er février dernier) pendant sa tournée. "Et ça, c'est un capital que l'on doit soigner", souligne Manou Comby.

Six mois de fermeture de La Rodia : que va-t-il se passer ? 

Dans un premier temps, les 13 collaborateurs permanents de la Smac vont se réunir avec leur directeur pour prendre le temps de "remettre les choses à plat, faire le bilan de ces derniers mois, parler de l'avenir, des projets, etc."

En raison des travaux, les salariés travailleront en télétravail "mais nous trouverons sans doute des locaux pour créer nos bureaux temporaires", suppose Manou Comby. "Les travaux n'impacteront pas longtemps ceux de la rue de Chardonnet", ajoute-t-il. 

La Rodia va s'exporter...

Ce n'est pas parce que la Smac sera fermée qu'il n'y aura plus de concert estampillés "La Rodia" ! Dès à présent, les programmateur, chargé de communication… se hâtent à organiser des évènements musicaux au cœur de Besançon comme au Centre dramatique national, mais aussi dans le Grand Besançon. "On va aller jouer à Dannemarie-sur-Crête, Saint-Vit, Quingey ou Saône par exemple", nous informe Manou, "on va exporter La Rodia dans des lieux où on ne voit plus de concerts rock comme les salles des fêtes par exemple". 

Et Micropolis ? 

"On aimerait organiser deux concerts à Micropolis, mais non ne savons encore vraiment quels artistes", dévoile le directeur. 

Une perte d'argent envisagée pendant la fermeture ? 

"Non, le risque financier est mesuré", assure Manou. "Il y a des gens qui pensent même que nous allons en gagner parce que nous sommes dans un établissement soutenu par les pouvoirs publics en partie et que l'on fera moins de concerts". Le directeur de La Rodia  ajoute : "à l'occasion, je leur expliquerai l'économie du bâtiment…"

Il y aurait un risque financier "si les concerts hors les murs sont une catastrophe", précise-t-il.

Par ailleurs, Manou rappelle que le festival Génériq se déroulera en févier 2019. "Et pour le coup, on répondra à l'un des grands critères du festival qui est de jouer à l'extérieur des salles de concert"… 

Infos +

  • La Rodia organise 80 évènements et accueille 40 000 spectateurs par an (concerts, conférences…).
  • La Smac bisontine mobilise une cinquantaine de personnels par soirée (collaborateurs permanents, intermittents du spectacle… sans compter les agents de sécurité). 

Infos pratiques

Culture

" Où est Charlie ? " : après l’effacement de sa fresque, Nacle riposte avec une nouvelle œuvre

Quarante-huit heures après l’effacement de la fresque de Nacle dénonçant les violences policières, l’artiste refait parler de lui, ce jeudi 24 septembre 2026, avec une nouvelle œuvre satirique. Elle est visible sur le mur d’expression libre de la Malcombe à Besançon.

" Besançon, j’aime ma ville " acquiert une lettre intime écrite par Victor Hugo

La lettre manuscrite de Victor Hugo adressée à sa marraine, Marie-Anne Delélée, restera à Besançon, ville natale du célèbre écrivain. Elle a été acquise par l’association "Besançon, j'aime ma ville" le vendredi 18 septembre 2026, lors d’une vente aux enchères organisée par le commissaire-priseur Jean-Paul Renoud-Grappin.

Un mur qu’on efface ne fait pas disparaître les idées

BILLET • L’art n’est pas là pour plaire, il n’est pas là pour flatter, rassurer ou obtenir l’approbation de tout le monde. L’art est là pour exprimer, pour questionner, pour déranger parfois, bousculer, pour provoquer, pour faire réfléchir. Et, de temps en temps, pour mettre en colère. C’est précisément pour cela qu’il est précieux.

Détonation 2026 à Besançon : le festival revient les 25 et 26 septembre avec plus de 40 artistes

PUBLI-INFO • Le Festival Détonation revient pour sa 13ème édition les 25 et 26 septembre 2026. La formule expérimentée depuis 2024 est désormais bien ancrée dans l’esprit des festivaliers. La configuration qui replace la Rodia au cœur de l’événement, reste la même : 4 scènes toutes abritées telles que la Grande Salle, les deux bals montés et le Bezac Soundsystem sous la terrasse. Et pour compléter l’expérience festivalière, La Rodia propose plusieurs bars, espaces de détente, food-trucks, animations, stands associatifs... tout ça au bord du Doubs avec vue sur la Citadelle !

Livres dans le Boucle : une 11e édition couronnée de succès

Le festival littéraire Bisontin a clôturé ce dimanche 20 septembre 2026 sa 11e édition par un nombre de visites boosté de 8% par rapport à l’an dernier. Organisateur de l’événement, Grand Besançon Métropole (GBM) a dressé le bilan de cette édition 2026 et annoncé un total de 32.600 visiteurs sur les trois jours de festival.

À Besançon, Livres dans la boucle ouvre sa 11e édition sous le signe de la culture et des passerelles entre les arts

VIDÉO • La 11e édition du festival littéraire Livres dans la boucle a été officiellement inaugurée ce vendredi 18 septembre 2026 au café littéraire, à Besançon. Autour de Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole et maire de Besançon, étaient réunis Nabia Hakkar-Boyer, vice-présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Guillaume de Tonquédec, acteur et auteur et président d’honneur de cette édition, ainsi que les partenaires financiers historiques du festival, Jean-Philippe Marguier, directeur de la communication du Crédit Agricole Franche-Comté, et Fabrice Jeannot, président du groupe immobilier SMCI.
 

Livres dans la Boucle : focus sur les événements consacrés à la jeunesse

Le festival Livres dans la Boucle revient les 18, 19 et 20 septembre 2026 à Besançon. Pour cette 11e édition, les plus jeunes aussi seront à l’honneur avec une programmation riche et variée. Ateliers, rencontres, lectures seront autant d’occasions de savourer des histoires, apprécier des créations, développer son imaginaire pour découvrir le plaisir de lire tout simplement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 24.7
couvert
le 24/09 à 17h00
Vent
1.29 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
43 %

Sondage