Un Bisontin publie un livre à lire à deux

Publié le 29/11/2022 - 17:44
Mis à jour le 11/01/2023 - 09:38

Paul Peseux est né et a grandi à Besançon. Début 2020, il a eu l’idée d’écrire Camille et Nicolas, le premier livre qui se lit à deux et à voix haute. Il est aujourd’hui commercialisé dans quelques librairies parisiennes et disponible en ligne sur son site internet en attendant de trouver d’autre librairies désireuses de l’acquérir. Nous l’avons rencontré pour qu’il nous parle de son concept innovant. 

Originaire de Besançon, Paul Peseux termine actuellement ses études avec une thèse en mathématiques-informatique sur Paris. Malgré des études scientifiques, il aime consacrer une partie de son temps libre à l’écriture et a récemment sorti un livre qui se lit à deux et à voix haute. 

Une idée qui lui est apparue en observant ses habitudes de couple : "avec ma compagne Auriane, nous lisons beaucoup à deux. On lit à haute voix pour que l’autre puisse aussi en profiter". Il décide donc de pousser le concept encore un peu plus loin en "permettant de lire mais cette fois en même temps".

Il faut être deux pour progresser dans l'histoire

L’histoire de son livre, Camille et Nicolas, raconte celle d’un jeune couple à la vie bien rangée qui va vivre un événement incroyable qui les amènera à se questionner sur le voyage et la mondialisation. Le texte prend ainsi la forme d’un dialogue entre ces deux personnages. La grande innovation est que les répliques de Camille sont dans un livre et celles de Nicolas dans un autre, il faut ainsi être deux pour progresser dans l'histoire.

Un processus que Paul a facilement pu mettre en place grâce à sa formation scientifique. L’écrivain a écrit toute son histoire du début à la fin comme un livre normal pour ensuite la scinder en deux grâce à un logiciel qu’il a lui-même développé. De même que pour guider la lecture, sans dévoiler le contenu de l’autre personnage, les répliques de Camille sont entrecoupées du dernier mot des répliques de Nicolas (et inversement). Cela permet de fluidifier la lecture à voix haute.

© Paul Peseux
 

Une surprise se cache à la fin du récit

Une autre particularité du récit est que le lecteur ne reste pas simple spectateur de l’histoire. Les choix qu’il entreprend concernant le personnage qu’il incarne lors de sa lecture influeront sur le dénouement du livre. L’auteur emporte ainsi avec lui le lecteur dans sa narration de manière à ce qu’il "oublie qu'il tient un objet entre les mains et qu'il s'évade totalement".

Une porte ouverte vers la lecture

Même si le livre est principalement destiné aux couples puisqu’il nécessite un temps commun suffisamment long pour pouvoir être lu, il s’adresse également à tout ceux qui ont envie de découvrir une autre façon de lire. Mais aussi à ceux qui ont peur de se lancer dans la lecture puisque le système des deux voix permet une lecture plus théâtralisée. 

Créer du lien

Pour Paul, c’est également un moyen de pouvoir "partager un moment privilégié à deux, sans écran, sans distraction, en se parlant et en s’écoutant". L’occasion de "créer du lien" dans une activité d’ordinaire plutôt solitaire. Une caractéristique commune que l’on retrouve dans tous les projets de Paul qui développe également des jeux de société. 

Info +

Confiné à Besançon, la première sortie de Paul, une fois les restrictions levées, a été de se rendre en moto à la librairie l’Intranquille. Moto qu’il a aujourd’hui vendue pour financer l’impression de Camille et Nicolas.

©

Culture

“Des étincelles” : le parcours hors norme d’Henri Traforetti, sous la plume de Michèle Tatu

VIDÉO • À Besançon, Michèle Tatu, journaliste et critique de cinéma, et Henri Traforetti, ancien ouvrier devenu peintre, publient Des étincelles aux éditions de l’Oeil publié en mars 2026. Ce livre retrace un parcours singulier, entre luttes sociales, aventure cinématographique avec le groupe Medvedkine et expression artistique. Une plongée sensible dans une trajectoire de vie marquée par l’engagement. Entretien.

Un hommage aux Tsiganes déportés lors de la Seconde Guerre mondiale dimanche à Besançon

Dans le cadre de la journée nationale du souvenir des héros et des victimes de la déportation, le musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon rend hommage au destin des Tsiganes avec une commémoration artistique et historique le dimanche 26 avril 2026.

“Le Désespéré” de Courbet vendu à l’étranger : l’État impuissant ?

Dans un communiqué daté du 20 avril 2026, le sénateur du Doubs, Jean-François Longeot, président de la Commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, revient sur l’acquisition de l’œuvre Le Désespéré de Gustave Courbet par Qatar Museums. Saisi de cette situation, l’élu a interrogé la ministre de la Culture afin de comprendre les conditions dans lesquelles cette œuvre majeure a quitté le territoire français.

Deux artistes de Besançon à l’honneur à la Maison de la Bourgogne Franche-Comté à Mayence

À Haus Burgund, à Mayence, sept artistes issus de cinq écoles d’art et de design de Bourgogne-Franche-Comté présentent l’exposition Territoires croisés, Über die Grenzen, du 29 avril à fin août 2026. Ce projet met en lumière une diversité de pratiques contemporaines, allant de la peinture à la vidéo, en passant par la sculpture, la céramique ou encore l’édition. Deux artistes bisontin.es, anciennes étudiant.es de l’ISBA, seront mises à l’honneur : Jean(ne) Masson et Mathilde Noir.

L’institut Gustave Courbet célèbre les 50 ans de la donation du musée Gustave Courbet au Département du Doubs

Le 15 avril 1976, Robert Fernier, président de l’association des Amis de Gustave Courbet (aujourd’hui Institut Gustave Courbet) et Pierre Beziau, préfet de la Région Franche-Comté, préfet du Doubs, signaient l’acte de cession au département du Doubs du Musée Courbet, créé et inauguré en 1971 avec la donation des collections.

À Besançon, un futur festival dédié à Victor Hugo en quête de mécènes

À Besançon, un projet de festival consacré à Victor Hugo se prépare pour début 2027, mais sa concrétisation repose encore sur un appel au mécénat. À l’initiative de Mikaël Demenge, fondateur de la page Facebook ”Besançon j’aime ma ville” suivie par 34 000 abonnés, l’événement cherche activement des soutiens financiers.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.21
ciel dégagé
le 25/04 à 18h00
Vent
1.45 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
43 %

Sondage