Un dialogue de sourds depuis 12 ans entre le pompier Denis Braye et le SDIS 25...

Publié le 12/02/2021 - 16:00
Mis à jour le 12/02/2021 - 15:46

Denis Braye, pompier pendant 33 ans, tient à se faire entendre  en ce début d’année 2021, que ce soit sur les manifestations ou lors d’actions symboliques. Pourquoi ? Il refuse de payer un remboursement lié à un congé d’invalidité de plus 20.000. Un trop-perçu que lui réclame le SDIS 25…

Denis Braye © HL ©
Denis Braye © HL ©

La situation est compliquée et semble ne pas finir. Depuis 2008, Denis Braye est en conflit avec sa hiérarchie suite à plusieurs problématiques : des accidents du travail qu'il défend (2016 et 2018), un contentieux suite à une sanction et désormais un titre de recette que le pompier doit régler au SDIS 25.

Voici une vidéo dans laquelle sont résumées les demandes de D. Braye. Le tout est suivi par les réponses écrites apportées par le SDIS 25 :

Réponses de Stéphane Beaudoux, directeur départemental des services d'incendie et de secours

Sur le titre de recette de 20.367 euros 

-> Réponse du SDIS 25 :"D. Braye a plusieurs pathologies. L'une d'elles a été reconnue comme étant un accident du travail. Par contre, il revendique également une autre pathologie comme étant un accident du travail. Elle n'a pas été reconnue comme telle par la commission de réforme.

L'affaire Braye, c'est une succession de contentieux entre le service et lui. Cela dure depuis 2009, suite à une sanction disciplinaire qu'il n'avait pas acceptée. Depuis il y a une contestation systématique même s'il y a eu plusieurs directeurs départementaux.

À savoir, il a été placé, à sa demande, en accident du travail en décembre 2018. Il a donc été placé en congés d'invalidité temporaire (procédure normale) dans l'attente de la commission de réforme (elle devait se prononcer sur l'imputabilité ou non au service public de sa pathologie). Il a donc été payé avec un salaire plein (de 2018 à 2020).

La commission de réforme (organe collégial composé de plusieurs médecins, de représentants du personnel et de l'administration) s'est prononcée le 17 septembre 2020. Elle a conclu que sa pathologie n'était pas imputable au service. Il ne pouvait donc plus bénéficier de son congé d'invalidité temporaire dans lequel il se trouvait depuis 2018. Il devait donc être payé à mi-traitement d'où le titre de recette.

Il n'a pas reçu cette nouvelle brutalement. Nous lui avions proposé un rendez-vous au mois de novembre 2020 pour lui expliquer sa situation. Nous voulions le prévenir et voir comment il pouvait échelonner les paiements. L'objectif n'était pas de le mettre davantage en difficulté.

Il n'a pas répondu à nos demandes de rendez-vous. Il a donc reçu le titre de recettes par les finances publiques".

  • Pourquoi ce titre de recette n'est demandé que maintenant ? (la commission de réforme s'était réunie en2018 et le titre de recette lui a été réclamé en 2020) :

Réponse du SDIS 25 -->"Cela peut paraitre long, mais il ne s'est pas présenté à des demandes d'expertises. Il prétextait qu'il n'avait pas de moyens de déplacement pour s'y rendre. Si la commission s'était réunie plus tôt, le rappel aurait été moins important".

  • Sur le congé pour raisons opérationnelles

Réponse du SDIS 25 :"Nous devions lui en parler lors du rendez-vous que nous lui avions proposé. Il n'avait pas donné suite. Il nous a fait cette demande, c'est vrai. Cette demande a été instruite. La commission s'est tenue, mais il n'a pas répondu à notre invitation. Nous ne sommes pas opposés aux congés.

C'est dans son intérêt et celui du service public. Depuis 2009, les agents qui suivent son dossier sont psychologiquement épuisés et cela a un coût pour le contribuable.

Nous avons saisi le tribunal administratif de Besançon pour avoir un médiateur afin de pouvoir communiquer avec lui. Il faut arrêter de jouer au chat et à la souris".

  • "Je ne sais pas si je fais encore partie du SDIS 25" (D. Braye) 

--> Réponse du SDIS 25:  "Bien sûr, D. Braye est toujours payé par le contribuable, car il n'est plus sur un accident du travail. Il est désormais sur une pathologie personnelle. Il est payé à mi-temps".

  • Sur le soutien du syndicat Sud-SDIS national

Réponse du SDIS 25 --> "Chercher un soutien au niveau national indique plusieurs choses, c'est que ses propres collègues lui tournent le dos. Les syndicats présents au SDIS 25 ne le défendent pas. Il est allé chercher un syndicat qui n'est pas représenté dans le département du Doubs".

Au SDIS 25 de conclure : "Si tout cela était vrai, cela fait longtemps que les pompiers se seraient mis en grève au SDIS. Il faut savoir qu'il y a des liens très forts entre pompiers".

Société

La Ville de Besançon intensifie la lutte contre les mégots dans l’espace public

La Ville de Besançon a réuni jeudi 18 juin 2026 commerçants, associations et entreprises engagés dans la lutte contre l’abandon des mégots de cigarette dans l’espace public. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du partenariat conclu avec l’éco-organisme Alcome. À cette occasion, Manon Bouchet-Thuret, déléguée régionale d'Alcome, ainsi que des représentants du service propreté de la Ville de Besançon ont présenté les actions déjà engagées sur le territoire ainsi que les outils proposés aux partenaires pour accompagner cette démarche.

Saluts nazis à la Citadelle : les gestes délictuels se multiplient au musée de la Résistance

Le conseil municipal de Besançon a été informé juedi 18 juin 2026 d'une augmentation des gestes et comportements délictuels constatés à la Citadelle, en particulier au Musée de la Résistance et de la Déportation. Lors d'une intervention en séance, Christine Werthe, adjointe au maire en charge de la Citadelle, a détaillé les mesures prises par la Ville face à ces incidents en forte augmentation.

Concours TGV Lyria : la 3e place pour Léa Medan du restaurant Le Cercle à Besançon

Seconde de cuisine et associée de l’établissement Le Cercle à Besançon, Léa Medan a pris part le 16 juin dernier à la deuxième édition du Grand concours culinaire TGV Lyria 2026 à la gare de Lyon à Paris. La cuisinière de 25 ans a décroché la troisième place du concours.

Le maire de Besançon s’engage à préserver la fresque de Nacle

S’il avait d’abord été question d’un possible nettoyage, la fresque réalisée par Nacle au niveau du boulevard Diderot, à Besançon restera en place. Le maire s’engage à la préserver. Pour rappel, cette dernière a été dévoilée le 14 juin 2026 en hommage à Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée assassinée dans le Gers au début du mois.

Une jeune Nigériane scolarisée à Dole chante dans un clip pour demander sa régularisation

Elle veut chanter "pour la France", dans l'espoir d'une régularisation exceptionnelle : déboutée du droit d'asile, une lycéenne nigériane de 19 ans plaide sa cause dans un clip publié mercredi sur YouTube, avec le soutien de ses enseignants, émus autant par sa situation que par sa voix.

La préfecture reprend en main le contrôle des stands de tir et armureries du Doubs

VIDÉO • La campagne de contrôles des armureries et structures de tir (ball-trap et stands de tir) du département du Doubs a débuté il y a un an et s’achèvera en juillet 2026. L’une de ces visites, ouverte à la presse, s’est tenue mercredi 17 juin 2026 au stand de tir de l’US Baumoise.

On a testé pour vous les trois nouvelles infusions de la Maison laGrange à Marnay

Depuis mars 2026, la maison laGrange enrichit sa gamme avec trois nouvelles infusions bio aux fèves de cacao : Au goûter de Louis, L’Orangette et Îles Bounty. Curieuses de découvrir ces nouvelles créations, nos trois journalistes amatrices de thés et d’infusions, Élodie, Hélène et Alexane, les ont testées pour vous.

Enedis et le SDIS 25 s’exercent au sauvetage en milieu confiné sous le tramway à Besançon

Enedis et le Service départemental d’incendie et de secours du Doubs (SDIS 25) ont organisé, le 11 juin 2026, un exercice conjoint de sauvetage en milieu confiné dans une chambre souterraine du réseau électrique située sous les voies du tramway, rue Tristan-Bernard à Besançon. Cette opération visait à préparer les intervenants à une éventuelle intervention réelle et à renforcer la coordination entre les différents acteurs concernés.

À Ornans, le futur éco-centre du Sybert prend forme

Le chantier du futur éco-centre d’Ornans se poursuit sur le chemin du Gradion à Ornans, à proximité de la zone d’activités ”Au Malade”. Ce nouvel équipement du Sybert remplacera l’ancienne déchetterie, fermée depuis 2021 et provisoirement remplacée par un site installé rue des Épenottes.

À Besançon, la fresque de Nacle en hommage à Lyhanna reste en place… pour l’instant

Dimanche 14 juin 2026, le graffeur bisontin Nacle a dévoilé sa nouvelle fresque située niveau du boulevard Diderot à Besançon en hommage à Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée assassinée dans le Gers au début du mois. Réalisée sans autorisation, il a été question de son nettoyage. Dans l’attente d’un compromis, la Ville de Besançon a souhaité réagir ce lundi dans un communiqué.

Il revenait de Suisse avec une tonne de ferraille à Morteau : son camion saisi par les douanes, 10 ans de prison encourus…

La direction régionale des Douanes de Besançon lance une campagne d’information sur les règles encadrant le transport transfrontalier de déchets entre la Suisse et la France. À cette occasion, elle met en avant une saisie réalisée fin mai 2026 par la brigade de Morteau, présentée comme une illustration d’un phénomène régulièrement constaté sur la frontière franco-suisse.

Sondage – La Fête de la musique est-elle encore un événement incontournable pour vous ?

Depuis plus de 40 ans, la Fête de la musique marque le début de l'été et rassemble chaque année des milliers de personnes dans les rues, les places et les bars. Entre concerts amateurs, artistes confirmés et ambiance festive, l'événement conserve une place particulière dans le calendrier culturel. À quelques jours de l'édition 2026, nous souhaitons connaître votre avis : la Fête de la musique est-elle encore un événement incontournable ? C'est notre sondage de la semaine.

Loi intégrale contre les violences sexuelles : nouveau rassemblement ce lundi à Besançon

À la suite de l’affaire Lyhanna, l’intersyndicale féministe du Doubs Solidaires FSU-CGT Éducation appelle à un nouveau rassemblement ce lundi 15 juin 2026 devant le tribunal judiciaire de Besançon afin d’exiger une loi cadre intégrale contre les violences sexuelles.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 24
ciel dégagé
le 20/06 à 09h00
Vent
3.02 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
62 %

Sondage