Une faïencerie bourguignonne bloquée par ses salariés dans l'attente d'une éventuelle reprise

Publié le 27/06/2019 - 14:48
Mis à jour le 27/06/2019 - 14:48

Les salariés de la faïencerie de Digoin  (Saône-et-Loire), en redressement judiciaire depuis janvier, bloquaient jeudi cette entreprise symbole d’une filière céramique en déclin, dans l’attente d’une décision ce vendredi 28 juin 2019 du tribunal de commerce de Mâcon, a-t-on appris de source syndicale.

"On n'a plus rien à perdre", a indiqué jeudi à l'AFP le syndicaliste CGT, Walter Zampa, affirmant que l'unique offre de reprise avait été "lâchée par les banques". Dans ces conditions, "demain ça sera la liquidation", craint-il.

Un peu plus de 60 emplois sont menacés

Le syndicaliste dénonce la gestion du groupe Bowden Services, qui avait repris en 2016 une faïencerie déjà en grande difficulté. La direction "n'a rien fait depuis trois ans, nous a laissés à l'abandon", lance-t-il. En janvier 2016, la faïencerie Sarreguemines, qui était en dépôt de bilan depuis juin 2015, avait été reprise par le groupe Bowden Services, dirigé par Jean-Maurice Schmidt.

Les responsables de Bowden Services, qui avait maintenu à l'époque un peu plus de la moitié des 123 emplois, n'avaient pu être joints par l'AFP jeudi. L'offre de reprise qui doit être examinée vendredi par le tribunal de commerce a été déposée par un entrepreneur chinois résidant en région parisienne, Ke Wang, associant notamment des salariés et des spécialistes du secteur.

"C'est une belle usine qui ne mérite pas d'être fermée", a-t-il dit à l'AFP, pointant cependant une incertitude sur le taux de fibres céramiques auquel sont exposés les salariés, mesuré au-dessus des normes en avril. S'y ajoutent des arrêtés préfectoraux de mise en demeure liés notamment à un risque de pollution des eaux.

M. Wang, qui propose de maintenir 43 postes dans le cadre d'un plan de financement d'un montant total supérieur à un million d'euros, en "travaillant à l'export" notamment, estime que ces points peuvent expliquer la réserve des banques sur le plan de financement.

L'histoire de la faïencerie Sarreguemines, initialement à la frontière allemande, remonte à la fin du 18e siècle. Son usine de Digoin, fondée au 19e siècle, a employé jusqu'à 1.200 personnes. La suppression à l'été 2017 des trois quarts des emplois dans l'usine voisine du fabricant historique de sanitaires Allia, filiale du suisse Geberit, qui n'a conservé qu'une activité de logistique, avait déjà ébranlé la filière céramique de Digoin. Celle-ci risque aujourd'hui de disparaître.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Emplois municipaux à Besançon : 600 emplois permanents créés depuis 2020

À la veille du conseil municipal de ce jeudi 22 janvier, la maire de Besançon Anne Vignot a tenu une conférence de presse mercredi entourée de plusieurs élues, pour présenter la liste des emplois permanents au 1er janvier 2026 et dresser un bilan des créations d’emplois en 2025. Un sujet régulièrement débattu au sein de l’assemblée municipale, notamment autour de la masse salariale.

Mercosur : les eurodéputés votent en faveur du renvoi de l’accord devant la Cour de justice de l’UE

Le Parlement européen a voté ce mercredi 21 janvier 2026 en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne, afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur. Les agriculteurs mobilisés devant le parlement ont poussé des cris de joie après l'annonce.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 1.54
couvert
le 23/01 à 00h00
Vent
1.37 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
91 %