TGV: la grande vitesse n’agit pas comme une baguette magique

Publié le 12/03/2012 - 21:16
Mis à jour le 13/03/2012 - 08:14

L’arrivée d’un TGV dans une région n’amplifie pas à elle seule le développement économique et touristique. Une étude de l’agence Deloitte démontre qu’il faut « maintenir la tension bien au-delà des inaugurations ». 

attractivité

Le TGV Rhin-Rhône n’aura pas l’effet d’une baguette magique sur le développement de la Franche-Comté. Tout le monde est à peu près d’accord sur ce constat. C’est la raison pour laquelle les deux clubs TGV créés en 2009 pour tirer le maximum de bénéfice de la LGV Rhône-Rhône, dont la première tranche de la branche-est, longue de 145 km, a été mise en service le 11 décembre 2011, ont décidé récemment de poursuivre leurs travaux.

Autrement dit, on ne vient pas en Franche-Comté parce qu’il y a un TGV, mais parce que la région dispose d’une attractivité mise en scène par les collectivités territoriales. « J’ai l’impression qu’à Besançon et en Franche-Comté en général, les élus ont compris l’essentiel, à savoir qu’il faut maintenir la tension au-delà des inaugurations. Ils ont plutôt bien intégré cette nécessité », estime Hartmut Kramer, directeur de la Stratégie économique et territoriale chez Deloitte qui a consacré une étude sur les conséquences de la grande vitesse sur des villes moyennes françaises et européennes dix ans après sa mise en service (*).

« Il n’y a pas d’automaticité des retombées économiques de la grande vitesse », confirme Hartmut Kramer. « Valence est un bon exemple. Il y a eu autour de la gare TGV un projet de territoire au bénéfice des citoyens, des entrepreneurs et des touristes qui ont aujourd’hui des raisons de s’arrêter dans cette ville », relève-t-il en insistant sur le fait que « l’impact de la grande vitesse dépend de la posture du territoire concerné ». « Ce n’est pas parce que le TGV arrive qu’il y aura un impact. Il faut penser le déploiement du TGV et plus c’est simple mieux ça vaut. Certaines villes en bénéficient, d’autres pas ». Il ne citera pas de contre-exemple.

Les dysfonctionnements multiples et variés enregistrés aussi bien dans la nouvelle gare de Besançon que dans celle de Belfort-Montbéliard ne sont-ils pas de nature à contrarier les retombées positives tant attendues ? « Au début, ce n’est pas un drame en soi. Il y a forcément une période de rodage. Il faut voir ce qu’il en sera dans un an, puis dans une dizaine d’années pour véritablement dresser une fiche d’identité du territoire avant et après », répond Hartmut Kramer.

Pierre de Saint-Ferjeux, manager chez Deloitte, qui a co-présenté l’étude de l’agence à Besançon il y a un mois, estime de son côté que « la Franche-Comté est un territoire dynamique » et que « la volonté politique existe de mettre les choses en musique ».

Rendez-vous dans dix ans pour savoir si le territoire comtois aura réussi à éviter « l’effet tunnel » tant redouté. Il faut trouver les moyens de faire descendre les passagers du TGV dans la région. Qu’ils soient citoyens, entrepreneurs ou touristes.

 

(*) L’agence Deloitte a étudié le cas de cinq villes moyennes françaises (Arras, Saint-Malo, Vendôme, Macon et Valence) et quatre villes européennes.

Transports

Prix des carburants : #balancetonplein sur les réseaux sociaux, la colère des automobilistes monte

L’opération ”Balance ton plein”, lancée par l’association 40 millions d’automobilistes, s’est hissée mardi 10 mars 2026 parmi les sujets les plus discutés en France sur le réseau social X (ex Twitter). Le hashtag #balancetonplein figure désormais dans les ”Top Tweets”, illustrant une mobilisation numérique importante autour du prix des carburants.

Travaux à la Cluse et Mijoux : des perturbations à noter dans le sens Suisse-France

Du lundi 13 avril au vendredi 24 juillet 2026, la Direction interdépartementale des Routes Est (DIR Est) va procéder à des travaux de sécurisation de falaises sur la RN57 dans le secteur de la Combe de Joux (25). La RN57 sera fermée entre la déviation des Hôpitaux et l’auberge du Château de Joux, dans le sens Suisse-France.

Mobilisation des taxis et ambulances : un convoi de 200 véhicules annoncé le 18 mars 2026 à Besançon

L’interprofessionnelle réunissant les taxis et les ambulanciers de Bourgogne-Franche-Comté avait récemment annoncé l’organisation d’une mobilisation d’ampleur prévue le mercredi 18 mars 2026 pour protester contre la baisse des tarifs liés au transport de patients, décidée par la Caisse Nationale d'Assurance maladie (CNAM). Une mobilisation de terrain de près de 200 véhicules vient s'ajouter à la mobilisation.

“En cas d’agression : brisez le silence”, nouvelle campagne de sécurité des trains Mobigo de la Région

Sous l’impulsion de Michel Neugnot, vice-président aux mobilités, transports, infrastructures et affaires générales, et de Laëtitia Martinez, vice-présidente à l’égalité réelle et à la laïcité, la Région Bourgogne-Franche-Comté lance une campagne d’information pour promouvoir la sûreté des personnes dans les Trains Mobigo, du 2 au 16 mars 2026.

200 cyclistes mobilisés sur le pont de la République pour défendre la place du vélo en ville

Samedi 28 février 2026, environ 200 cyclistes ont répondu à l’appel des associations vélo Besançon, Alternatiba et Les Manivelles en prenant part à un rassemblement sur le pont de la République afin d’interpeller les Bisontins sur les enjeux autour de la mobilité et du vélo lors des prochaines élections municipales. 

Le vélo accélère à Besançon, les associations réclament un nouvel élan de la part des candidats aux municipales

À quelques semaines des élections municipales, l’Association Vélo Besançon (AVB), en collaboration avec Alternatiba Besançon et Les Manivelles, dresse un état des lieux de la pratique du vélo à Besançon et dans le Grand Besançon. Dans un communiqué elles appellent à une forte mobilisations des cyclistes samedi 28 février.

Fin du CPF pour financer le permis : une mesure jugée “injuste” par 40 millions d’automobilistes

Le Conseil constitutionnel a validé, jeudi 19 février 2026, l’essentiel de la loi de finances pour 2026. Parmi les mesures entérinées figure la restriction de l’usage du Compte personnel de formation (CPF) pour le financement du permis de conduire. L’association 40 millions d’automobilistes dénonce "une réforme injuste".

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.71
ciel dégagé
le 12/03 à 21h00
Vent
1.38 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
84 %