1er mai : les fleuristes ne peuvent finalement pas vendre du muguet devant leurs boutiques

Publié le 01/05/2020 - 09:12
Mis à jour le 01/05/2020 - 10:00

Rétropédalage • Le 1er mai confiné n’aura finalement guère porté chance aux fleuristes: Les 14.000 fleuristes français espéraient vendre seulement en extérieur et devant leurs boutiques. Ils sont finalement autorisés à vendre du muguet vendredi uniquement en livraison ou en retrait de commande sur leur pas de porte. Epidémie oblige.

 © muguet ©Pixabay
© muguet ©Pixabay

Et ce malgré un forcing acharné pour tenter d'obtenir auprès du gouvernement une autorisation de vente directe devant leurs magasins des précieuses clochettes blanches, qui leur rapportent chaque année quelque 7 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Jeudi, veille du 1er mai, la Fédération française des artisans fleuristes y a cru: elle a publié dans l'après-midi un communiqué indiquant avoir obtenu "auprès du Premier ministre" l'autorisation de vendre le traditionnel brin porte-bonheur devant les boutiques de fleurs, fermées au public depuis le 17 mars comme la plupart des autres commerces jugés "non essentiels à la vie du pays". Avant de se faire désavouer dans la soirée par le gouvernement qui a publié un strict rappel à la règle: ne sont autorisés pour les fleuristes que les livraisons et les retraits de commande sur leur pas de porte. Cette précision exclut de fait une autorisation formelle de ventes directes chez les fleuristes le 1er mai.

Un porte-parole du ministère de l'Agriculture a rappelé à l'AFP que les ventes de muguet seront permises "dans les commerces de première nécessité dont l'ouverture est autorisée depuis le début du confinement", comme les supermarchés, épiceries, boulangers ou bureaux de tabac.

Cette annonce faite le 21 avril par le ministre de l'Agriculture, qui souhaitait soutenir la filière horticulture des producteurs de muguet, avait d'ailleurs déclenché un tollé général chez les fleuristes sur le thème: "A chacun son métier".

"Les magasins des fleuristes sont fermés comme tous les autres magasins", a tranché Didier Guillaume interrogé sur CNews jeudi soir, "il ne peut pas y avoir de discrimination".

350 millions d'euros de pertes

"Ce que nous avons autorisé, c'est que les fleuristes puissent livrer ou qu'on puisse retirer sa commande devant le magasin, mais en aucun cas les magasins ne peuvent être ouverts", a-t-il martelé en rappelant que "l'objectif du gouvernement" est de "gagner la bataille contre le virus".

Dans la foulée, la Fédération des artisans fleuristes a aussi admis dans un communiqué rectificatif jeudi soir que "la possibilité pour les fleuristes de vendre sur leurs pas de portes n'a pas été accordée par le Premier Ministre", mais seulement "évoquée lors d'une réunion à Matignon". De fait, la situation des fleuristes et de toute la filière horticulture est assez difficile.

A eux seuls, les 14.000 fleuristes français estiment qu'ils auront perdu au total près de 350 millions d'euros durant les deux mois de fermeture obligatoire du confinement. Beaucoup d'entre eux comptaient sur le 1er mai pour se refaire une petite santé financière.

Cette journée constitue la 4e journée de l'année en terme de ventes pour les fleuristes, derrière la fête des mères, Noël et la Saint-Valentin, a expliqué Florent Moreau, président de la fédération, à l'AFP.

Maigre consolation, les fleuristes ont obtenu que les ventes à la sauvette, au profit d'associations notamment, qui sont traditionnellement autorisées et qu'ils vivent comme une concurrence déloyale, soient aussi interdites cette année.

"S'ils mettent leurs tréteaux de préparation de livraison devant les magasins, c'est un peu comme si, au niveau réglementaire, ils étaient autorisés à vendre", se rassure l'un d'entre eux en espérant qu'il n'y aura pas de contrôle trop tatillon.

En temps normal, durant le weekend du 1er mai, 31% des brins de muguet vendus en France sont achetés chez un fleuriste, 25% en grande distribution, 11% sur un marché, 9% en jardinerie, 4% sur l'exploitation et 20% dans d'autres lieux, notamment dans la rue, selon le panéliste Kantar.

A l'Élysée, Emmanuel Macron a maintenu vendredi la traditionnelle cérémonie de remise du muguet du 1er mai, mais en petit comité. Et le ministère de l'Agriculture explique sur son site internet pourquoi il faut offrir du muguet le 1er mai: "une tradition de porte-bonheur qui remonterait à la Renaissance".

(AFP)

Economie

L’Armée de Terre recrute un Chef de groupe Télécoms (H/F)

Offre d'emploi • L’Armée de Terre recrute des chefs de groupe télécoms pour assurer la circulation sécurisée des informations et des données sur les théâtres d’opérations. Une mission technique et à responsabilités, qui combine encadrement d’une équipe, gestion de réseaux et interventions sur le terrain, en France comme à l’étranger.

À Besançon, Xavier Niel entre au capital de la nouvelle société qui reprend Netalis

L’opérateur télécom bisontin Netalis a changé de société d’exploitation après son redressement judiciaire. Les actifs ont été transférés le 1er juillet à NetR SAS, qui poursuit l’activité sous la marque Netalis. La holding de Xavier Niel, fondateur de Free, aurait investi 49 500 euros dans la nouvelle société, soit un peu plus de 30 % de son capital. Tous les emplois ont par ailleurs été préservés.

Besançon : l’Adie cherche deux bénévoles pour soutenir les créateurs d’entreprise

À l’occasion de la rentrée associative, l’Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) lance du 7 au 11 septembre 2026 une grande campagne nationale de recrutement de bénévoles. Elle recherche 24 bénévoles en Bourgogne-Franche-Comté, dont deux dans le secteur de Besançon afin de renforcer ses équipes et accompagner les personnes qui souhaitent créer ou développer leur activité.

CCAS de Besançon : où va l’argent de l’action sociale ?

Le Centre communal d'action sociale (CCAS) de Besançon est responsable de la mise en œuvre des politiques sociales sur le territoire de la commune. Aides financières, accompagnement des seniors, accueil des personnes sans domicile, services de proximité : le CCAS intervient sur de nombreux fronts. Son rapport d’activité 2025, transmis à la presse fin août, permet de mesurer l’ampleur de ces missions et les moyens mobilisés, à l’heure où une nouvelle équipe municipale s’apprête à définir ses orientations en matière de politique sociale.

Après 20 ans, Square Concept à Besançon met son magasin en vente et ouvre un nouveau chapitre

Après vingt ans d’activité à Besançon, Square Concept s’apprête à tourner une page. L’entreprise spécialisée dans l’aménagement intérieur, le mobilier design et la décoration met en vente son magasin situé au 88 rue de Granges. Une décision liée à l’évolution de son activité et à la volonté, de sa gérante Leslie Cury, ainsi que de ses nouveaux associés, Jérôme Ulas et Benjamin Rogez, de développer un nouveau projet en Suisse.

Combien coûte vraiment la vie d’un étudiant en Franche-Comté ?

À l’approche de la rentrée universitaire 2026, le Bureau des Associations Franc-Comtoises (BAF) a publié mercredi 2 septembre son indicateur annuel du coût de la rentrée étudiante en Franche-Comté, réalisé en collaboration avec la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE). L’organisation étudiante estime que les dépenses nécessaires pour vivre et étudier continuent d’augmenter, dans un contexte de précarité qui touche une partie importante de la population étudiante.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 21.84
partiellement nuageux
le 07/09 à 11h00
Vent
3.97 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
83 %

Sondage