25 ans de réclusion criminelle pour infanticide

Publié le 27/04/2016 - 08:23
Mis à jour le 27/04/2016 - 13:47

Une mère de 28 ans, accusée d’avoir volontairement noyé ses deux enfants pour « faire souffrir » leur père, en 2013 à Ronchamp, a été condamnée à 25 ans de réclusion criminelle mardi (26 avril 2016) par la cour d’assises de Haute-Saône.

 ©
©

Aurore Baumgartner a reconnu avoir noyé l'un après l'autre Mélina, sa fille de 2 ans, et Elyas, son fils de 9 mois, en leur maintenant la tête sous l'eau dans une baignoire, le 15 mai 2013 à Ronchamp (Haute-Saône). Condamnée pour assassinat, sa peine de 25 ans de réclusion criminelle a été assortie d'un suivi sociojudiciaire de 5 ans avec injonction de soins. "Pourquoi j'ai tué mes enfants ? Pour faire souffrir leur père", a-t-elle déclaré sans détour devant la cour, le visage fermé, à l'issue de deux jours de procès.

Pourtant décrite comme une "bonne mère", elle n'a à aucun moment lors de l'audience évoqué de souvenirs avec ses enfants. Mme Baumgartner "a basculé à un point où ce ne sont plus des enfants, ce sont des objets. Ils lui appartiennent, elle va les tuer pour en priver leur père", a dit l'avocat général Gabi Bouyssou, requérant 30 ans de réclusion criminelle et 7 ans de suivi sociojudiciaire. "C'est l'acte le plus égoïste qui soit", a-t-il ajouté. La jeune femme maigre à la longue natte brune entretenait une relation tumultueuse avec le père de ses enfants, avec lequel elle n'a jamais vécu en concubinage et qui n'avait reconnu que son fils.

Elle a décidé de tuer ses enfants lorsqu'elle a découvert qu'il menait une double vie avec une autre femme à Paris, où cet ancien militaire s'était installé, et qu'il voulait se battre pour avoir la garde des enfants. L'accusée, dont le niveau intellectuel est jugé bas, "a été submergée par différentes émotions qu'elle n'avait pas les moyens de gérer", ont plaidé ses avocates, Mes Caroline Lavallée et Marjorie Weiermann, soulignant "l'extrême solitude" et "l'angoisse d'abandon" de cette mère qui élevait seule deux enfants.

"C'était une jeune femme manipulée (par le père de ses enfants) et complètement démunie" au moment du passage à l'acte, ont-elles ajouté. La mère au foyer, qui était consciente de son acte selon les psychiatres, avait elle-même prévenu les gendarmes après son geste fatal. Quelques heures avant de tuer ses enfants, elle avait envoyé un SMS au père des petits pour lui dire qu'il ne les reverrait jamais. "Quel que soit la vie de Mme Baumgartner, rien ne justifie son geste criminel", a estimé pour sa part Me Sarah esbois, avocate du père des enfants.

(Avec AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 1.92
couvert
le 22/01 à 15h00
Vent
1.57 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
90 %