À Besançon, la précarité énergétique abordée comme enjeu social, écologique et de santé

Publié le 12/11/2024 - 17:31
Mis à jour le 12/11/2024 - 17:28

À l’occasion de la journée de lutte contre la précarité énergétique, la Ville de Besançon, via son Service local d'intervention pour la maîtrise de l'énergie (Slime), a organisé la 4e journée contre la précarité énergétique ce mardi 12 novembre 2024 de 14h à 20h au petit Kursaal.

Pour la maire de Besançon Anne Vignot, "la question de la précarité énergétique touche profondément la population et il fallait absolument s’en emparer" a-t-elle précisé lors de l’ouverture de la journée. "L’énergie est au coeur de toutes les préoccupations", et affecte "toutes les composantes de la société mais le particulier est particulièrement vulnérables". 

L’objectif de cette journée est donc de mener une "réflexion sur la précarité énergétique pour tenter de trouver des solutions" et également mettre en lumière les initiatives portées sur le territoire via notamment une table ronde. 

Qui sont les personnes concernées par la précarité énergétique ? 

Au 1er janvier 2023, 4,8 millions de logements sur les 30 millions de résidences principales en France étaient considérées comme des passoires thermiques (de classes énergétiques F et G), soit 16% du parc immobilier. Le gouvernement estime également, d’après le médiateur de l’énergie, que "un quart des des foyers français ont déclaré avoir eu froid l'hiver dernier et ¾ des Français ont dû réduire leur chauffage pour minimiser leur facture".

En Franche-Comté, les personnes concernées par la problématique sont souvent des personnes vulnérables comme les mères monoparentales, les personnes âgées, les étudiants ou encore les personnes souffrant d’isolement rural. Miriea Matencio, la coordinatrice du programme de lutte contre la précarité énergétique au Slime, a rappelé que 12 millions de Français souffriraient de précarité énergétique en France. En 2024, la part des Français qui souffrent du froid a explosé en atteignant désormais les 30%. 

Choisir entre se chauffer ou se nourrir

Miriea Matencio a d’ailleurs rappelé que la précarité énergétique "n’est pas un choix, c’est vraiment quelque chose que l’on subit" à tel point que les personnes concernées par la situation doivent parfois choisir "entre se chauffer ou se nourrir". 11,7% de la population française déclarent d’ailleurs ne pas pouvoir chauffer suffisamment son logement par manque d’argent. Sans compter qu’une nouvelle forme de précarité énergétique fait également son apparition et s’aggrave avec le dérèglement climatique. Il s’agit du fait d’avoir désormais trop chaud chez soi en été.

Pour remédier à cette situation, la rénovation des passoires énergétiques est un levier majeur et est parfois présentée comme "le chantier du siècle" qui pourrait permettre de "réparer ces injustices" avance encore la coordinatrice.

Le ministère de la Transition écologique a d’ailleurs chiffré le coût de l’économie qu’il serait possible de faire sur la santé publique s’il on rénovait toutes les passoires énergétiques. Celui-ci représenterait "700 millions d’euros par an sur une durée de 10 ans" a rappelé Miriea Matencio.

18.000 logement rénovés avec le soutien de la région

En Bourgogne-Franche-Comté, la conseillère régionale déléguée à la transition énergétique, Amandine Rapenne également présidente du comité technique d’Effilogis, a rappelé que 18.000 logements ont été rénové thermiquement grâce à l’accompagnement du dispositif pour les bailleurs sociaux depuis 2006. 

Entre 2007 et 2024, le nombre moyen de logements accompagnés par la région est d’environ de 2.100 logements. 2.900 logements ont été subventionnés en 2024 en région Bourgogne Franche-Comté. Le budget consacré pour ces aides s’élève à presque 10 millions d’euros pour la Région. Il s’agit là d’"une grosse enveloppe qui a d’ailleurs été augmentée en milieu d’année face à la demande massive que nous avions" a précisé madame Rapenne.

En France, pour les particuliers, le gouvernement a fait d’investir massivement en 2025 via le dispositif MaPrimeRenov’. Les crédits prévus actuellement dans le projet de loi de finances devraient ainsi permettre de rénover 350.000 logements l’année prochaine. L’essentiel des critères et des paramètres de cette aide seront stabilisés en 2025. En particulier, les monogestes de rénovation, ciblés mais efficaces, qui seront toujours éligibles au dispositif Ma Prime Rénov’, a confirmé le ministère du Logement et de la Rénovation urbaine.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Mercosur : les eurodéputés votent en faveur du renvoi de l’accord devant la Cour de justice de l’UE

Le Parlement européen a voté ce mercredi 21 janvier 2026 en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne, afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur. Les agriculteurs mobilisés devant le parlement ont poussé des cris de joie après l'annonce.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -0.88
couvert
le 22/01 à 03h00
Vent
0.31 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
89 %