Extinction Rebellion à Besançon : des bloqueurs enchaînés aux distributeurs de tickets "pour la gratuité des transports"

Publié le 04/11/2019 - 08:45
Mis à jour le 04/11/2019 - 12:05

Le mouvement social écologiste Extinction Rebellion mène depuis 6h30 ce lundi 4 novembre 2019 une action sur différents points de la ville de Besançon pour demander la gratuité des transports.

"Bezacattaque", "rhinotropcher", "gratuité des TEC", tels sont les slogans que l'ont peut apercevoir ce lundi matin aux abords de plusieurs arrêts de bus et tramway. Déterminés, les 35 manifestants se sont notamment retrouvés à la gare Viotte et aux arrêts de tram Chamars.

Le mouvement qualifie cette opération "d'action de désobéissance civile respectant le principe de non-violence". Il s'agit pour Extinction Rebellion de s'opposer à la hausse du tarif des transports en commun. "On demande la gratuité des transports en commun parce qu'en juillet dernier, les élus du Grand Besançon ont voté pour l'augmentation des tarifs des transports en commun, chose avec laquelle on n'est absolument pas d'accord, ce n'est pas sérieux" explique Emma, participante à l'action. À titre d'exemple, le manifestants citent plusieurs villes ayant franchi l'étape de la gratuité des transports en France : Dunkerque, Aubagne, Chateauroux, Compiègne, Niort, Figeac, Porto-Vecchio, Vitre.

Des bloqueurs sont enchainés aux distributeurs de titres de transport  aux arrêts Viotte et Chamars. Des tickets réalisés par Extinction Rebellion sont distribués aux passagers afin qu'ils les présentent aux éventuels contrôleurs. Des affiches "En panne" ont été collées sur tous les distributeurs des deux lignes de tramway.

La police s'est rendue sur place afin d'effectuer des contrôles d'identité.

Une lettre ouverte cosignée par Extinction Rebellion, Alternatiba et ANV Cop-21 a été envoyée aujourd’hui aux élus du Grand Besançon afin de les interpeller sur ce sujet : “Soyez sérieux !” s’exclament les associations, réclamant des “choix politiques [...] adaptés à l’ampleur inédite de l’enjeu climatique”.

Social

”Danger grave et imminent” : FO demande la suspension des bus et tramways le 24 octobre à Besançon

Dans une lettre ouverte du 23 octobre 2026 et adressée au préfet du Doubs, le syndicat Force ouvrière Besançon Mobilités alerte sur les risques pour les conducteurs et les usagers du réseau Ginko alors que des manifestations sont organisées, même non déclarées, au centre-ville. Il demande la prise d’un arrêté préfectoral pour suspendre la circulation des transports en commun dans les secteurs jugés sensibles.

Les manifestations non déclarées interdites samedi 24 octobre dans le centre-ville de Besançon

Selon un communiqué du 23 octobre 2026, la préfecture du Doubs interdit tout rassemblement sur la voie publique dans le centre-ville de Besançon, samedi 24 octobre, de 9 h à minuit. Cette décision fait suite à des appels à manifester diffusés sur les réseaux sociaux, alors qu’aucun organisateur ni parcours n’ont été identifiés. Des restrictions supplémentaires s’appliqueront dans l’ensemble du département.

À Planoise, Mission locale et France Travail désormais sous le même toit

La Mission locale du bassin d’emploi de Besançon vient d’intégrer les locaux de France Travail dans le quartier prioritaire de Planoise. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, s’est rendu sur place ce jeudi 22 octobre 2026 pour inaugurer cette installation qui vise, selon la préfecture du Doubs, à assurer « une offre de service de proximité plus accessible et plus cohérente, au service de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi ».

Manifestation " Acte II " : l’intersyndicale dénonce l’absence de réponse politique et soutien la mobilisation du 24 octobre

Dans un communiqué, l’intersyndical CGT éduc’ation, FO, FSU, Solidaires renouvelle son soutien au mouvement lycéen et appelle à soutenir les mobilisations du samedi 24 octobre 2026. À Besançon, le rendez-vous est donné à 14h place de la Révolution. Pour rappel, la préfecture a interdit les manifestations non déclarées.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : plusieurs policiers blessés et neuf interpellations

MISE À JOUR À 17H08 • La manifestation organisée à Besançon, samedi 17 octobre 2026, qui avait commencé dans le calme, s’est progressivement tendu au fil du parcours, avant de donner lieu à des affrontements et à des dégradations à proximité de la préfecture et au centre-ville. Trois policiers ont été blessés et neuf personnes ont été interpellées.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : retour en images sur l’évolution des évènements

VIDÉO • La manifestation organisée à Besançon le samedi 17 octobre 2026 a rassemblé entre 9 500 personnes, selon la préfecture du Doubs, et 12 000, selon les syndicats. D’abord pacifique, le rassemblement s’est progressivement tendu au fil du parcours, avant de dégénérer en affrontements et en dégradations à l’approche de la préfecture. Les violences se sont ensuite déplacées dans plusieurs secteurs du centre-ville, jusqu’aux abords des quais.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

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