Alchimix à Besançon : "Un bon cocktail est un subtil mélange entre force, acidité et douceur associé à l'effet Wahou"

Publié le 05/12/2019 - 11:01
Mis à jour le 08/12/2019 - 18:21

Hugues Chevalier est un mixologue franc-comtois qui conçoit des cocktails avec son entreprise Alchimix. Son truc en + : il fabrique lui-même ses jus, sodas et autres tonics pour les mélanger aux alcools de qualité et donner un coup de peps à tous types d’évènements à Besançon et dans l’hexagone ! Entretien…

maCommune.info : Depuis quand existe Alchimix ?

Hugues Chevalier : "C'est une idée qui me trottait dans un coin de la tête depuis longtemps. Et je me suis rendu compte qu'il y avait une vraie demande pour des soirées d'entreprises (pot de fin d'année, inauguration, lancement de produit...), des happenings dans des boutiques et des soirées chez des particuliers (mariage, anniversaire, départ à la retraite...). Alors en avril 2017, je me suis lancé dans les démarches administratives et j'ai investi dans du matériel."

mCi : Quand et comment cette idée vous est venue de devenir mixologue ?

Hugues C. : "Comme beaucoup d'hommes de ma génération, je me suis imaginé en Tom Cruise jonglant avec des bouteilles, mais la réalité de l'exercice du métier de barman m'a orienté sur davantage de sobriété gestuelle et de précision dans les dosages."

mCi : Où et comment avez-vous appris à devenir mixologue ?

Hugues C. : "C'est en travaillant derrière des comptoirs dans des bars, au contact de plusieurs collègues, surtout Jordan qui a su me transmettre, outre son expérience, sa passion de la culture mixologique, si présente aux États-Unis. On s'est très vite bien entendu et j'ai beaucoup appris en exerçant à ses côtés : il me coachait en technique de bartending (mélanger, shaker, filtrer...). C'est encore aujourd'hui une belle rencontre humaine qui m'a poussé à toujours mieux faire et qui a stimulé ma curiosité."

mCi : Qu'est-ce qui vous plait dans cette activité avec Alchimix ?

Hugues C. : "Une fois cette curiosité activée, les possibilités sont infinies et c'est ce qui me plait. Chaque prestation est à la carte et donc unique. Et même si la formule « bar à mojitos » reste très demandée, mes clients me font confiance et me permettent de présenter des cocktails « création ». Ils ont une garantie d'unicité et de qualité des boissons servies parce que les jus, sirops et coulis sont faits maison le jour même. Comme en cuisine dans la restauration, quand les matières premières sont de qualité, le produit final n'en est que meilleur..."

mCi : Vous fabriquez vos jus, sirops et sodas pour vos cocktails. Comment vous y prenez-vous ? Avec quels produits ? Comment les élaborez-vous ? Expliquez-nous votre travail...

Hugues C. : "Je travaille avec des produits de saisons locaux ou français même si cette démarche est forcément limitée, car certaines recettes nécessitent l'ajout de fruits exotiques. Je veille à une utilisation raisonnable des consommables qui sont biodégradables (pailles en carton, sacs biodégradables...).

Pour ce qui est de la fabrication des jus, sirops et coulis, j'élabore les recettes dans mon labo. Il faut quelques essais pour affiner la proportion d'aromatique afin de créer le sirop parfait pour chaque recette. Les jus sont extraits le jour même afin d'en préserver la qualité.

Pour les sodas (ginger-beer, cola, tonic...) je travaille avec du matériel de brasserie, mélange jus et sirop(s) dans un fût avant de le réfrigérer et de le mettre en pression pour le rendre gazeux. Il s'agit d'un système qui me permet un maximum de fraicheur et d'efficacité au moment du service puisque, comme de la bière, le verre est rempli directement au bec en quelques secondes."

mCi : Et les alcools, quels sont-ils ? (Des produits particuliers? D'origine particulière ?)

Hugues C. : "Les grands classiques exigent, nécessairement, si ce n'est une qualité, au moins une origine spécifique. Pour les puristes, un mojito par exemple se doit d'être fait avec du rhum cubain. On ne met pas de saucisse de Toulouse dans la choucroute... Je suis la même logique pour tous les alcools que j'utilise : vodka, gin, bourbon, cachaça...

Encore une fois, je privilégie le local quand c'est possible. Il y a toujours eu et il y a de plus en plus de très bons alcools faits en France et plus particulièrement dans notre région. En plus des anisés et de l'absinthe, je pense au Gin Ursa Minor distillé à Abbans-Dessous et au Gin Gold 999,9 fait à Fougerolles."

mCi : Selon vous, un bon cocktail, c'est quoi ?

Hugues C. : "Un subtil mélange entre force, acidité et douceur associé à l'effet « Wahou » d'une présentation sobre et efficace. Il est certain que la gestuelle et le relationnel du barman sont un atout supplémentaire à la dégustation."

mCi : Quel est votre cocktail préféré que vous fabriquez et proposez à vos clients ?

Hugues C. : "Le Kabobeth : Rhum ambré (idéalement Plantation Original Dark), sirop d'ananas caramélisé au beurre salé, citron vert, gingembre frais, eau gazeuse, ancho bitter."

mCi : Lorsqu'on vous voit dans des soirées, on dirait que vous sortez d'un film comme Gatsby le magnifique... C'est volontaire ce côté vintage?

Hugues C. : (Rires) "Merci, je prends ça comme un compliment!!! D'après moi, il existe des codes à respecter dans le métier. La chemise blanche en fait partie et je joue de l'image qu'on peut avoir du barman des speakeasys : ces bars clandestins pendant la prohibition. Période au cours de laquelle les cocktails se sont beaucoup développés. En plus du fait que j'aime porter des chapeaux, je suis fasciné par les photos des années 20-30 où tous les hommes portaient un couvre-chef." 

Comment vous suivre ?

La consommation d'alcool est dangereuse pour la santé, à consommer avec modération.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Société

Début de l’enquête de recensement de la population en Bourgogne-Franche-Comté

Le recensement de la population commence, aujourd’hui jeudi, 15 janvier 2026 en France métropolitaine. En Bourgogne-Franche-Comté, près de 1 500 agents recenseurs sont mobilisés pour enquêter 284.000 logements dans 756 communes. Cela devrait conduire les équipes communales à collecter les réponses de plus de 470.000 habitants dans la région.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

“Icar” : un bus numérique pour amener de la technologie et de la culture dans les communes du Doubs

VIDEO • Appelé "Icar", le bus numérique a été officiellement inauguré ce 14 janvier 2026 au collège Claude Girard à Châtillon-le-Duc en présence du Département du Doubs, instigateur de cette nouveauté. Ses missions ? Proposer des ateliers numériques autour de l’intelligence artificielle, des ressources numériques du département ou encore la création de revues artisanales dans les collèges et médiathèques…

Solidarité internationale et éducation : la Ville de Besançon ouvre son appel à projets

La Ville de Besançon ouvre son appel à projets destiné aux associations menant des actions de solidarité internationale ou d’éducation à la citoyenneté mondiale. Une enveloppe globale de 15.000 euros de dotations est prévue et sera répartie entre les projets retenus. Les candidatures sont possibles jusqu’au 1er avril 2026.

DNC, Mercosur… Force ouvrière Franche-Comté dénonce une répression des manifestations d’agriculteurs

Le syndicat Force Ouvrière Conseil régional Franche-Comté Bourgogne a publié, ce mois de janvier 2026, un communiqué dans lequel il fait part de sa position concernant les manifestations d’agriculteurs. Le texte indique que le syndicat "dénonce la répression que subissent les agriculteurs qui manifestent pour revendiquer leurs droits de s’opposer à l’abattage systématique de leurs troupeaux et à la signature du traité du Mercosur".

Il n’y aura pas de vaches montbéliardes au Salon de l’agriculture 2026 à Paris

Le président de Montbéliarde Association, Samuel Carrey a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 sur Ici Besançon que les vaches montbéliardes ne participeront pas au prochain Salon international de l’agriculture, prévu à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Comme pour plusieurs autres races bovines, notamment les limousines, landaises, parthenaises et charolaises, cette absence est liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Festival des solutions écologiques : dépôt des dossiers de candidatures jusqu’au 27 février 2026

La Région Bourgogne-Franche-Comté invite les personnes et associations agissant en faveur de l’alimentation locale et durable à présenter leurs initiatives avant le 27 février 2026 en déposant leur candidature en ligne. 

Jours fériés 2026 : le calendrier complet et les ponts possibles…

Comme chaque année, et malgré les velléités de réforme (François Bayrou n’y sera donc pas parvenu), l’année 2026 compte 11 jours fériés en France. Mais puisque le 1er janvier est déjà derrière nous, il n’en reste plus que 10 à venir. Tour d’horizon des dates à retenir et des opportunités pour profiter de longs week-ends.

Ovinpiades des Jeunes Bergers : la relève ovine en compétition le 15 janvier en Franche-Comté

La finale régionale Franche-Comté des Ovinpiades des Jeunes Bergers se tiendra le mercredi 15 janvier 2026 au lycée agricole de Vesoul AgroCampus, à Port-sur-Saône. L’événement s’inscrit dans un contexte stratégique pour la filière ovine française, confrontée à des enjeux de renouvellement des générations et de souveraineté alimentaire.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.44
couvert
le 18/01 à 00h00
Vent
2.47 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
82 %