Ancien conservatoire acheté par le groupe SMCI : une brasserie, un étage de bureaux et des logements

Publié le 12/01/2016 - 20:46
Mis à jour le 20/10/2025 - 17:03

Lors du prochain conseil municipal de Besançon, les adjoints au maire et conseillers municipaux seront soumis au vote concernant l’avenir de l’ancien conservatoire de la place de la Révolution. C’est le projet du groupe SMCI Editeur immobilier de Besançon qui a été retenu. Pourquoi ? Pour quand ? Et dans quel but ? Réponses… 

Jean-Louis Fousseret s'est entouré de Nicolas Bodin, adjoint chargé de l'urbanisme et aménagement urbain, et de Pascal Bonnet, conseiller municipal de l'opposition, pour "être complètement transparent" dans le choix du projet. À l'unanimité, celui du groupe SMCI a été choisi. Le conservatoire devrait donc être vendu à la société immobilière pour 1,8 million d'euros (le prix du domaine étant estimé à 1,650 million) si le conseil municipal est favorable. 

L'appel à projets : six groupes immobiliers proposent leur candidature

Six groupes immobiliers ont répondu à l'appel à projets lancé de décembre 2014 à juin 2015 par la Ville : Seger (Besançon), Crequy (Lyon), CMG (Jacou), SIB (Offemont), SMCI (Besançon) et Patrimofi (Paris). Le cahier des charges spécifiait que le projet de réhabilitation proposé par les candidats devait prévoir un restaurant et/ou brasserie en rez-de-chaussée. 

Quatre projets ont été retenus dans un premier temps. Il s'agissait des propositions de Seger, Crequy, SMCI et de Patrimofi.

Lors d'une seconde audition, Seger ne s'est pas présenté. Patrimofi souhaitait un bail emphytéotique. Pour le jury, il ne restait donc que deux offres "intéressantes". La société Crequy a souhaité une défiscalisation. Jean-Louis Fousseret explique : "Cette demande de dérogation doit être relayé à Bercy et est acceptable sous des conditions suspensives, en sachant que seulement deux demandes de ce type sont acceptées chaque année. Et s'il n'y a pas d'autorisation, il faudrait alors tout reprendre à zéro".

Après ces analyses, le jury a décidé de retenir comme futur acquéreur la société SMCI en raison de "la proposition financière faite (1,8 M€), du projet de reconversion présenté, des références et de la solidité financière de cette société" selon le rapport de Nicolas Bodin. Pour rappel, le groupe rénove à Besançon depuis plus 20 ans. 

Brasserie, bureaux, logements… 

Selon les premières informations, le conservatoire accueillerait une brasserie-restaurant au rez-de-chaussée. D'ailleurs, "Nous avons plusieurs contacts avec des professionnels bisontins" nous confie Fabrice Jeannot, président de SMCI Editeur immobilier. 

Le premier étage devrait être dédié à des bureaux. Les deuxième et troisième étages seraient réhabilités en une vingtaine de logements (du T2 au T6, jusqu'à 500m2 par niveau). "Si nous sommes dans une formule brasserie-bureaux-appartements, on comptera 20 appartements. S'il s'agit d'une formule brasserie-appartements, il y en aura 30" précise le président de SMCI. 

De plus, "les pièces du premier étage voûtées, les magnifiques volumes, les dalles et l'escalier en pierre seront conservés" assure-t-il. 

Un ascenseur est proposé dans le cadre du projet. Des places de stationnement seront dédiées au parking des Beaux-Arts. 

SMCI compte investir entre 2,5 et 3 millions d'euros pour la rénovation. Le prix moyen du mètre Carré est estimé à 3 200 euros.

Aucun logement social n'est prévu. "C'est quasi impossible de faire des logements sociaux dans ces locaux", précise Jean-Louis Fousseret. "Les logements sociaux représentent 27% de l'immobilier bisontin, c'est déjà beaucoup pour une ville de Besançon" se défend-il. 

L'ancien conservatoire s'appellera "Le Conservatoire", tout simplement !

Les habitudes des Bisontins ne changeront pas puisque l'immeuble s'appellera "Le conservatoire". Pour Fabrice Jeannot, "il est important de se rappeler qu'il s'agit d'un lieu de savoir, d'enseignement et de partage. Continuer cette culture et cette mixité nous semble une bonne chose."

L'acte de vente sera signé début 2017 si le conseil municipal vote pour ce projet. Un an d'instruction est nécessaire pour obtenir les autorisations administratives et 18 mois seront consacrés à la réhabilitation. Le conservatoire devrait être livré à l'été 2018.

Fabrice Jeannot et son équipe avouent être "fiers d'avoir été retenu pour la rénovation de cet immeuble emblématique." Au-delà des contraintes techniques, administratives et architecturales, il s'agirait de "donner une seconde vie pérenne à cet immeuble majestueux dans le respect des lieux et pouvoir y trouver les activités qui conviennent" explique le président du groupe. De plus, "nous aménagerons les appartements aux goûts des clients comme d'habitude et répondrons aux normes actuelles (isolation, thermique, phonique, etc.)" indique-t-il. 

Et l'hôtel de luxe de Lazard Group ?

Par délibération du 4 juillet 2013, le conseil municipal s'est prononcé en faveur de la cession de l'ancien conservatoire national de région au profit de la société Lazard Group. Cette société a finalement renoncé à l'acquisition avant la signature de la promesse de vente.

Lazard Group prévoyait de créer un hôtel de luxe d'une quarantaine de chambres ainsi qu'un restaurant gastronomique au rez-de-chaussée, conformément aux demandes de la ville de Besançon. Ce groupe devait acheter l'ensemble immobilier pour 2,3 millions d'euros et comptait y investir 8 millions d'euros. "Il s'agissait plutôt d'une opération patrimoniale qu'autre chose" indique le maire.

Finalement, ce projet n'a pas abouti. Lazard Group n'a pas trouvé de gestionnaire pour ouvrir un hôtel d'une quarantaine de chambres avant de signer l'acte de vente. "On a eu Lazard un peu en travers de la gorge, mais on l'a compris" précise Jean-Louis Fousseret.

La mairie a alors lancé un nouvel appel à projets sans imposer d'hôtel dans le cahier des charges pour lequel Lazard Group n'a pas déposé sa candidature.

  • Le prochain conseil municipal se déroulera le 13 janvier 2016.

Economie

Carrefour des collectivités à Besançon : derrière les sourires, l’inquiétude des travaux publics…

Le 14e Carrefour des collectivités locales a été inauguré ce jeudi 8 octobre 2026 au parc des expositions Micropolis, à Besançon. Dans les allées du salon, l’ambiance était chaleureuse et les échanges nombreux entre élus, entreprises et partenaires, mais derrière cette convivialité, les mots prononcés lors de l’inauguration ont parfois été forts. Le monde des travaux publics a notamment fait entendre son inquiétude face au recul de la commande publique, au ralentissement des projets et aux incertitudes budgétaires.

Sécheresse dans le Doubs : un dégrèvement de taxe foncière pour les propriétaires de parcelles agricoles

Face aux conséquences de la sécheresse qui touche le territoire métropolitain depuis cet été, l’État met en place un dispositif de dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés non bâties dans l’ensemble du département du Doubs, a-t-on appris de la préfecture du Doubs, jeudi 8 octobre 2026. Cette mesure vise à tenir compte des pertes de rendement enregistrées dans les exploitations agricoles.

Travaux publics : la FRTP de Bourgogne-Franche-Comté alerte sur une activité en chute libre

Dans un communiqué du mercredi 7 octobre 2026, la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) de Bourgogne-Franche-Comté s’inquiète de la baisse des appels d’offres et des commandes. Elle appelle les élus locaux à maintenir leurs investissements dans les infrastructures et attend des mesures dans le projet de loi de finances 2027.

Les vitrines de Noël des commerçants bisontins bientôt en compétition

À l’approche des fêtes de fin d’année, l’Union des commerçants de Besançon lance la première édition du Concours des vitrines de Noël du centre-ville, -a-ton appris le 5 octobre 2026. L’initiative vise à mettre en avant les commerces et leurs décorations tout en encourageant les habitants et les visiteurs à parcourir les rues du centre-ville pendant la période des fêtes.

La Communauté Urbaine Grand Besançon Métropole recrute un Chef d’équipe des parcs matériel et mobilier (H/F)

Offre d'emploi • La Communauté Urbaine Grand Besançon Métropole recrute un chef d’équipe des parcs matériel et mobilier pour rejoindre sa Direction Parc Automobile et Logistique. Basé au Centre Technique Métropolitain à Besançon, le futur agent encadrera une équipe et organisera la gestion, le stockage, la maintenance et la mise à disposition des équipements, tout en coordonnant les prestations logistiques auprès des communes.

Tout ce que vous devez savoir sur la prochaine Grande Braderie d’automne à Besançon

La Grande Braderie d’Automne, organisée par l’Union des Commerçants de Besançon, accueillera plus de 200 exposants les 9 et 10 octobre 2026. Un rendez-vous incontournable mêlant commerce, patrimoine et convivialité au cœur de la cité bisontine.

À La Rodia, le ”4 x 8” change de main : Chérine Couësmes et Pierre Roca imaginent une street food au fil des concerts… et au-delà

EXCLUSIVITÉ • Le point de restauration installé sur la terrasse de La Rodia à Besançon, depuis 2022 change d'équipe de restauration. Pierre Roca et Chérine Couësmes ont remporté l’appel d’offres lancé par la salle des musiques actuelles cet été. Première soirée le 6 octobre 2026, avec une carte courte, locale et pensée pour les différents publics...

Carburant, protection hygiènique, santé mentale… Ce qui change au 1er octobre 2026

Protection menstruelle, prévention, santé mentale, franchises médicales ou encore aides au carburant : plusieurs dispositifs évoluent à compter du 1er octobre 2026. De nouvelles prises en charge entrent en vigueur, tandis que certaines règles de remboursement et dispositifs de soutien sont modifiés. Voici les principaux changements à connaître.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.8C°
couvert
le 08/10 à 20h00
Vent
3.48 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
89 %

Sondage