Anésthésite poursuivi pour empoisonnements : décision le 11 octobre pour la demande de levée de mise en examen

Publié le 11/10/2017 - 07:31
Mis à jour le 23/05/2018 - 12:54

La chambre de l'instruction de Besançon se prononcera le mercredi 11 octobre 2017 sur la demande de levée de mise en examen d'un médecin anesthésiste soupçonné de sept empoisonnements, dont deux mortels, qu'il réfute catégoriquement, a-t-on appris auprès de ses avocats.

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 La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Besançon doit statuer sur la demande du Dr Frédéric Péchier, 45 ans, de lever sa mise en examen pour « empoisonnement avec préméditation » et d’être placé sous le statut de témoin assisté.

Décision repoussée 

Sa décision était attendue ce mercredi 27 septembre 2017 , mais elle a été prorogée au 11 octobre, selon les avocats du médecin. Les avocats du médecin, Me Randall Schwerdorffer et Me Ornella Spatafora, estiment qu’il n’y a « aucun indice grave et concordant qui permettent de mettre en examen » leur client. Ils avaient présenté à la chambre « des éléments en faveur du médecin, étayés par des professeurs de médecine qui ont fait des analyses sérieuses sur des paramètres objectifs du dossier », lors de l’audience à huis clos du 6 septembre dernier.

  • Le Dr Péchier, mis en examen le 6 mars 2017  et laissé libre sous contrôle judiciaire, est suspecté d’avoir empoisonné avec préméditation sept patients âgés de 37 à 53 ans, entre 2008 et 2017, dans deux cliniques privées de Besançon.  

D’après le parquet, des « doses létales de potassium et d’anesthésiques » ont été volontairement administrées à quatre patients de la clinique Saint-Vincent – dont deux sont morts – et à trois patients de la polyclinique de Franche-Comté lors d’opérations sans difficulté particulière. Ces sept personnes ont fait des arrêts cardiaques, deux sont morts et cinq ont pu être réanimés.

Frédéric Péchier n’était pas en charge de ces patients, mais il a été appelé pour ranimer certains d’entre eux. Depuis le début de l’affaire, ce praticien réputé du milieu médical bisontin clame son innocence.  Le fait que l’anesthésiste ait exercé dans les deux établissements et qu’il ait parfois posé le bon diagnostic pour réanimer ces patients en arrêt cardiaque le désigne comme principal suspect aux yeux des enquêteurs qui privilégient la thèse du « pompier pyromane« .

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