Annie Genevard sur l’incident du voile : « la méthode était détestable, mais sur le fond… »

Publié le 16/10/2019 - 13:30
Mis à jour le 16/10/2019 - 22:55

La députée du Doubs Annie Genevard (LR), invitée du « petit déjeuner politique » de Sud Radio ce lundi 15 octobre 2019, a réagi à « l’incident du voile » du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté. Et a globalement suivi la ligne directrice des Républicains, avec son président Christian Jacob demandant l’interdiction du voile durant les sorties scolaires…

Annie Genevard Sud Radio
Annie Genevard : "notre ADN, c'est la laïcité" ©Capture Sud Radio du 15 octobre 2019
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La position des Républicains sur le sujet est claire : Christian Jacob, président fraîchement élu, souhaite l’interdiction du port du voile durant les sorties scolaires.

Et Annie Genevard, soutien de Christian Jacob, députée et secrétaire générale des Républicains et vice-président de l’Assemblée Nationale, est bien évidemment allée dans son sens, ce lundi sur la radio parisienne de Sud. Même si elle a été un tout petit peu moins explicite.

Une « ambiguïté payée aujourd’hui »

Elle a d’abord rappelé qu’ « avant François Hollande, la circulaire Chatel » rendait les choses « claires : une mère accompagnatrice ne portait pas de signe distinctif » religieux.

Mais que depuis, «Najat Vallaud-Belkacem a autorisé le port du voile pour les mères accompagnatrices, laissant aux chefs d'établissements le soin d'apprécier la situation », ce qui a mené «à ce psychodrame du conseil régional ».

"Méthode détestable mais..." Annie Genevard

« La méthode était détestable de la part du Rassemblement national, ils ont voulu faire une provocation comme ils en ont l'habitude, mais sur le fond, on voit bien que la restauration de cette ambiguïté (...) on la paye aujourd'hui » a ajouté la députée.

« Cet islam qui considère que les lois sont moins importantes que la religion »

Annie Genevard s’est ensuite interrogée : « faut-il plier à un islam qui cherche de plus à se montrer visible et conquérant ? Notre ADN, c’est la laïcité. »

Et d’ajouter : « même si (l’acte) n’est pas grave en soi, c’est ce que ça signifie. (...) C'est là qu'est le problème ! Cet islam qui considère que les lois de la République sont moins importantes que celles de la religion ».

Retrouvez son passage complet sur Sud Radio