Armées : le Cirfa de Besançon rouvre son accueil et dresse un panorama du recrutement en Franche-Comté

Publié le 24/02/2025 - 18:00
Mis à jour le 25/02/2025 - 09:42

Depuis le début de l’année 2025, le centre d’information et de recrutement des forces armées (Cirfa) de Besançon a rouvert son accueil. Il est désormais possible de venir s’informer sur les opportunités de carrière au sein des armées du lundi au vendredi avec ou sans rendez-vous à l’accueil situé au 64 rue Bersot. L’occasion pour nous de rencontrer les différents chefs de Cirfa basés à Besançon et de faire avec eux un point recrutement. 

À Besançon, le Cirfa propose depuis 2009 des possibilités de recrutement interarmées. Il est donc capable d’informer, d’orienter et d’enregistrer des candidatures de recrutement aussi bien pour les métiers de l’armée de Terre, que de l’Air ou encore de la Marine nationale. L’entrée y est libre du lundi au vendredi, ce qui permet notamment au visiteur de venir spontanément rencontrer un conseiller et "d’avoir accès à l’information quand il le souhaite" et non plus uniquement sur rendez-vous, nous explique la capitaine Alice Chagneau. 

Ce lieu de contact direct permet d’orienter les visiteurs, de répondre à leurs questions et de les accompagner dans leurs démarches pour obtenir des informations personnalisées en vue d’un éventuel recrutement au sein des forces armées. Chaque arme gère ensuite son propre recrutement.

© Élodie R.

Autrefois conseillère communication du général de Première division, la capitaine Alice Chagneau est depuis le 17 juin dernier la nouvelle cheffe du Cirfa armée de Terre. Un léger changement de voie mais qui comporte des similitudes avec son précédent poste, l’objectif étant cette fois de mettre à profit ses connaissances en communication afin de poursuivre la dynamique du recrutement en Franche-Comté. En 2024-2025, le Cirfa de Besançon a atteint ses objectifs de recruter "environ 250 jeunes sur la Franche-Comté", un résultat "plutôt satisfaisant" pour la capitaine Chagneau. 

Chef du bureau Air du Cirfa, le major Sébastien Obser quant à lui peut se targuer d’appartenir à l’armée la plus féminine. Avec ses 25% d’effectif féminin, l’armée de l’air attire davantage les femmes qui sont présentes dans l’ensemble des spécialités. Sur les 4.000 postes à pourvoir nationalement le major a réalisé en 2024 54 signatures de contrat en Franche-Comté, ce qui est pour lui "très très bien". Son principal argument étant d’essayer de faire comprendre au jeune qu’il a en face de lui en entretien qu’il va peut-être "faire un métier ordinaire mais dans un cadre extraordinaire".

Le premier maître Joël Echenoz est quant à lui à la tête du bureau recrutement de la Marine au Cirfa de Besançon. La Marine non plus ne peine pas à recruter puisque l’objectif des 4.200 postes a également été atteint en 2024. 

S'adapter à la "génération zapping"

Autrefois avancé comme un argument, les contrats longs de l’armée peuvent aujourd’hui être un frein pour tenter d’attirer les jeunes plus adeptes des contrats sans engagement. Avec dans l’armée de Terre des contrats de 6,5 ans en moyenne, l’armée s’est "adaptée à cette génération « zapping »" et propose désormais des "contrats un peu plus courts" nous explique la capitaine Chagneau. De même que si le Cirfa de Besançon recrute dans toute la France, pour l’armée de Terre, "on essaye de privilégier des régiments assez proches du foyer familial notamment pour les plus jeunes". 

À noter également que l’armée recrute "et forme" insiste la capitaine. Avec 20% du temps de carrière consacré à de la formation, il est donc possible d’être formé et de changer de métier au sein même de l’armée. Ouvert y compris aux personnes sans diplôme, l’armée permet également d’évoluer grâce à l’escalier social : "on a des jeunes qui s’engagent sans diplôme et qui terminent officiers" nous confirme Alice Chagneau. 

Tous profils recherchés

Pour s’engager, il faut avoir entre 17 et 30 ans (32 pour l’armée de Terre, 27 ans maximum pour le recrutement des pilotes). L’âge maximum a été reculé afin notamment de "permettre aux gens de faire des études ou alors de se découvrir un peu plus tard et prendre un virage complet dans une carrière professionnelle" nous précise le major Obser. D’ailleurs, "l’image du cancre à qui on dit tu ne fais rien à l’école, tu seras militaire c’est terminé ça, on veut du diplôme maintenant", surtout dans les postes spécifiques ajoute encore le major. Les tests de sélection permettent, par ailleurs, de choisir les soldats qui ont le meilleur profil physique, psychologique et comportemental.

Parmi les autres conditions pour intégrer l’armée, il faut également être de nationalité française, avec ou sans diplôme, avoir effectué sa journée défense et citoyenneté (ex JAPD), avoir un casier judiciaire vierge et voir été reconnu médicalement apte lors des évaluations. 

© Élodie R.

Le recrutement en chiffres 

Armée de terre

  • 130.000 hommes et femmes
  • 16.000 postes à pourvoir dans 16 grands domaines d’activités et 5.000 réservistes.
  • 117 spécialités.
  • de 500 métiers.

Armée de l’Air

  • 51.000 hommes et femmes
  • 4.000 postes à pourvoir dans 13 domaines différents
  • de 50 métiers 

Marine nationale

  • 39.000 marins hommes et femmes
  • 4.000 postes à pourvoir dans 4 environnements d’emploi
  • 80 métiers

© Élodie R.

CIRFA de Besançon 

  • Du lundi au vendredi (avec ou sans rendez-vous) : de 8h30 à 12h et de 13h à 17h30.
  • 64 rue Bersot - 25000 Besançon
  • sengager.fr

Economie

Matthias Marc distingué par les Talents Servair pour son nouveau restaurant Maison des Cimes à Malbuisson

Le chef franc-comtois Matthias Marc figure parmi les quatre lauréats de la première édition des Talents Servair, un concours destiné à soutenir les projets d’ouverture et de montée en gamme de restaurants, a-ton appris le 12 octobre 2026. Son établissement, la Maison des Cimes, récemment ouvert à Malbuisson, dans le Haut-Doubs, bénéficie ainsi d’un dispositif d’accompagnement financier et professionnel.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le ski à l’honneur chez Decathlon Besançon en octobre et novembre : bourse, rachat et location

Publi-info • Des skis, déjà ? Hé oui, l’hiver se profile et ce n’est pas quand la neige se met à tomber qu’il faut penser à s’équiper. Fort de cette idée de vous aider à préparer les premières neiges, Decathlon vous propose trois événements : une bourse aux skis, puis une opération reprise de skis et, enfin, de la location.

Une nouvelle brasserie artisanale voit le jour dans la vallée de la Loue

La Brasserie Barlou vient d’être inaugurée le 9 octobre 2026 à Quingey. Pour les gérants Florent Brischoux et Alix Pouillard, cette brasserie artisanale est l'aboutissement naturel d'une aventure déjà bien implantée sur les bords de la Loue, entre loisirs de pleine nature, restauration, musique et convivialité.

À Dannemarie-sur-Crète, Stéphanie Villard place la santé des femmes au cœur de son approche nutritionnelle

Stéphanie Villard a récemment installé son cabinet de diététicienne nutritionniste au Pôle santé de Dannemarie-sur-Crète. Spécialisée notamment dans les enjeux liés à la santé féminine, elle privilégie un accompagnement sans régime restrictif, ni objectif de poids imposé.

Ludovic Fagaut : " Le marché de Noël de 2026 n’aura rien à voir avec les marchés de Noël d’avant ", mais…

À l’occasion d’une conférence de presse consacrée au bilan de la saison touristique estivale 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a rappelé que les fêtes de fin d’année constituent elles aussi un rendez-vous majeur pour l’attractivité touristique de la ville. Alors que le nouvel édile est particulièrement au tournant des festivités de Noël, il annonce, à sept semaines de leur lancement : "Le marché de Noël 2026 n'aura rien à voir avec les marchés de Noël d’avant".

Tourisme à Besançon : entre canicules, hausse des nuitées en camping et record de clientèle étrangère

VIDÉO • Avec ses cinq épisodes caniculaires, la saison touristique 2026 affiche des résultats contrastés dans le Grand Besançon. Si plusieurs sites enregistrent une baisse de fréquentation, les campings progressent fortement, les piscines municipales battent des records et la clientèle étrangère atteint un niveau inédit. Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, entouré de Christine Werthe, adjointe en charge de la Citadelle et du patrimoine Unesco, de Patrick Ayache, vice-président de GBM en charge du tourisme et de Patrice Hennequin, président de l'Office de tourisme et des congrès de GBM, a présenté les chiffres et les enjeux vendredi 9 octobre 2026.

En images – La grande braderie d’automne à Besançon… c’est parti !

DIAPORAMA • La Grande Braderie d’Automne a démarré ce vendredi 9 octobre 2026 dans le centre-ville de Besançon. Organisé par l’Union des Commerçants de Besançon, l’événement réunit plus de 200 exposants et se poursuit ce samedi 10 octobre dans les principales rues et places du centre historique.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.2C°
peu nuageux
le 16/10 à 08h00
Vent
1.86 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
91 %

Sondage