Automobile : la crise des semi-conducteurs pèse sur les salariés

Publié le 05/10/2021 - 15:30
Mis à jour le 05/10/2021 - 10:13

Chômage partiel, plannings imprévisibles, voire fermeture d’usine en Allemagne : la crise des semi-conducteurs commence à peser lourd pour les salariés de l’automobile qui subissent de plein fouet cette pénurie de composants dans leur travail au quotidien.

 © Thibaut CHEVALIER  COMMUNICATION SITE DE SOCHAUX
© Thibaut CHEVALIER COMMUNICATION SITE DE SOCHAUX

La pénurie de composants électroniques est liée à une demande très forte pour des automobiles de plus en plus chargées en systèmes électroniques. Or, dans un contexte de reprise de l’activité, les constructeurs se trouvent en concurrence avec d’autres industries gourmandes – ordinateurs, smartphones – qui captent ces pièces fabriquées pour la plupart en Asie.

Chez Stellantis (PSA), la lassitude commence à monter, comme à l’usine de Rennes-La Janais qui a débrayé pendant une heure vendredi. Ce site, où près de 2 000 personnes fabriquent les SUV Peugeot 5008 et Citroën C5 Aircross, a été à l’arrêt 56 jours au total depuis le début de l’année, d’après la CFDT. Sur leurs dernières fiches de paie, les salariés ont constaté une baisse de salaire allant"de 100 à 500 euros" en raison des nombreux jours chômés indemnisés à 84 %, raconte Fabrice Lucas, délégué du personnel CGT."Des CDD en contrat pro se sont retrouvés avec un salaire d’à peine 1 000 euros", s’indigne-t-il.

D’autant que dans le même temps, la direction a annoncé un plan de travail prévoyant de travailler tous les samedis jusqu’à Noël, ainsi que les jours fériés. Une annonce vécue comme"une provocation" par les salariés après le passage à une seule équipe et l’arrêt de tous les contrats intérimaires décidés début septembre."Non seulement il n’y a qu’une seule équipe (donc tous les salariés sont concernés par le travail le samedi), mais en plus on doit rester au pied de notre téléphone pour savoir si on va bosser", s’emporte Nadine Cormier, déléguée syndicale FO.

Les salariés de Stellantis sont en effet invités à appeler un numéro vert le soir pour savoir s’ils travaillent ou non les jours suivants. Le groupe n’a pas souhaité commenter ces informations.

"En Espagne, de septembre jusqu’à la fin de l’année, entre 45 et 60 jours de chômage sont programmés", s’inquiète Jean-François Pibouleau, délégué syndical central (DSC) CGT chez Renault."En Turquie, on a des jours de chômage sur la Clio. C’est une catastrophe."

En France, les salariés de Renault restent rémunérés à 100 % en chômage partiel grâce à un accord conclu entre syndicats et direction, basé sur le don par le salarié d’un jour de repos pour cinq jours chômés. Problème : certains salariés"n’ont plus de congés", signale Jean-François Pibouleau, qui a alerté la direction sur le cas de travailleurs de Douai (Nord) et Flins (Yvelines) ayant subi"six jours de retenues sur leur salaire" faute d’un stock de repos suffisant. Selon Mariette Rih, DSC FO,"la direction s’est engagée à neutraliser sur le mois de septembre la perte de salaire due à ce problème". La direction de Renault a indiqué lundi qu’elle faisait en sorte de compenser les pertes de salaires des ouvriers comme des cadres et que de nouvelles négociations étaient bien en cours.

Les salariés"anxieux"

Cette incertitude permanente pèse sur les salariés qui se disent"anxieux", rapporte Salah Keltoumi, délégué syndical CGT à l’usine Stellantis de Mulhouse, où sont assemblées les Peugeot 308 ou 508.

Là aussi, plusieurs samedis de travail prévus pour les mois prochains passent mal."Ils nous disent qu’ils ne sont pas capables de prévoir, que c’est au jour le jour, et maintenant, ils savent lire dans le marc de café ?" ricane Salah Keltoumi. Avec la CGT, il demande un lissage de la production et un ralentissement des cadences pour que tout le monde travaille du lundi au vendredi.

(AFP)

Economie

Bicy transmet son magasin de Besançon à son responsable et amorce une nouvelle phase de développement…

Après un peu plus d’un an d’activité, le magasin Bicy de Besançon change de mains. L’enseigne a annoncé le 6 mai 2026 la transmission de ce point de vente à son responsable, Xavier, qui en assurait jusqu’ici la gestion opérationnelle. Une évolution présentée comme une étape structurante dans le développement du réseau.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Eliad recrute des aides à domicile (H/F) pour cet été

Offre d'emploi • Envie de vous engager dans un métier utile et humain cet été ? L’association Eliad recrute des aides à domicile pour renforcer ses équipes entre juillet et septembre 2026. Au cœur du quotidien des personnes fragilisées, vous contribuez à leur bien-être et au maintien à domicile, tout en évoluant dans un environnement bienveillant, encadré et riche en relations humaines.

Bourgogne Franche-Comté : 42,6 M€ de financements votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Dijon, jeudi 30 avril 2026, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté un ensemble de financements représentant un montant global de 42,6 millions d’euros. Ces décisions couvrent un large éventail de politiques publiques, allant du développement économique à la culture, en passant par l’agriculture, les mobilités, la transition énergétique ou encore le sport.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Métallurgie : l’alerte rouge chez R. Bourgeois à Besançon

Spécialisée dans les moteurs et pièces métalliques, l'entreprise R. Bourgeois à Besançon subit de plein fouet la concurrence asiatique et la chute des prix dans la métallurgie. Malgré des années d’efforts pour rester compétitive, la direction estime avoir atteint ses limites : l’écart avec certains producteurs étrangers est devenu insurmontable. Les salariés ont tiré la sonnette d’alarme mardi 28 avril 2026 avec un arrêt de travail symbolique. Ils redoutent une baisse d’activité, voire des délocalisations si rien n’est fait rapidement.

Dispositif Jeanbrun : comment bien investir dans l’immobilier, percevoir des loyers sans impôt… tout en réduisant son impôt sur le revenu ?

Dans un contexte de pression fiscale croissante sur les revenus locatifs, de nouveaux leviers d’investissement émergent. À Besançon, Patrick-Olivier Equoy, directeur général du groupe SMCI, présente le dispositif Jeanbrun, issu de la loi de finances 2026. Fondé sur l’amortissement plutôt que sur une simple réduction d’impôt comme le dispositif Pinel, ce mécanisme entend simplifier l’investissement locatif tout en améliorant sa rentabilité et sa lisibilité fiscale.

Repas à 1€ pour tous les étudiants : à Besançon, le CROUS s’attend à une augmentation de la fréquentation

Comme partout en France, le repas à 1€ est devenu ce lundi 4 mai 2026 accessible à l’ensemble des étudiants bisontins. Les restaurants universitaires bénéficieront de cette fin d’année scolaire pour aborder d’un point de vue économique et logistique les conséquences de cette loi.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 15.06
nuageux
le 09/05 à 09h00
Vent
0.85 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
76 %

Sondage