Avec deux ans au compteur, Linky accélère mais peine encore à convaincre

Publié le 30/11/2017 - 14:54
Mis à jour le 30/11/2017 - 14:54

Deux ans après ses débuts, Linky accélère son déploiement en France : près de 30.000 compteurs électriques communicants sont installés chaque jour, malgré les critiques, voire l’hostilité de certains consommateurs.

 ©
©

Après des essais localisés, Enedis (ex-ERDF), filiale d'EDF, avait lancé le 1er décembre 2015 l'installation en masse de ces nouveaux appareils destinés à remplacer des compteurs électriques d'ancienne génération, pour certains âgés de plus de 40 ans.

"On a, à ce jour, installé 7,3 millions de compteurs dans 4.200 communes. Aujourd'hui, on pose 28.000 compteurs par jour et on a 3.000 installateurs sur le terrain", détaille pour l'AFP Bernard Lassus, directeur du programme Linky. "L'objectif de cette année, c'est de finir à 8,1 millions et pour fin 2018, c'est d'atteindre 16 millions de compteurs installés", ajoute-t-il. Enedis veut en avoir installé 34 millions à la fin de 2021.

Une consommation mesurée et automatiquement transmise

Pour les foyers dotés du compteur Linky, finis les passages du technicien chargé de relever les compteurs : la consommation est mesurée et automatiquement transmise au fournisseur d'électricité, permettant une facturation plus précise que celle fondée sur des estimations. Le compteur de nouvelle génération peut aussi recevoir des ordres à distance, par exemple pour une mise en service ou un changement de puissance, avec des économies au passage.

Linky fait débat...

Malgré tout, l'utilité de Linky fait encore débat. "Si les bénéfices pour les opérateurs sont évidents, ceux qui concernent les consommateurs tardent à se concrétiser", avait critiqué au printemps le médiateur de l'énergie, Jean Gaubert.

Les clients peuvent certes s'inscrire sur le site internet du gestionnaire de réseau pour y suivre leur consommation --une démarche qui peut notamment encourager les économies d'énergie. Mais seulement 200.000 comptes ont été ouverts à ce jour. "On a aussi dans l'idée d'ouvrir des applis mobiles qui devraient normalement susciter beaucoup plus d'envie", espère Bernard Lassus.

Le déploiement du Linky s'est également heurté à de fortes résistances, de particuliers et parfois de communes s'opposant à son installation. Une vingtaine de véhicules d'Enedis avaient même été endommagés dans un incendie fin octobre à Limoges, avec des inscriptions anti-Linky...

Certains opposants craignent l'exposition aux champs électromagnétiques, même si l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a jugé le risque très faible. D'autres s'inquiètent pour leur vie privée. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) veille toutefois à ce que les données de consommation détaillées ne soient pas collectées sans l'accord de l'usager.

Des problèmes concrets 

Mais les associations de consommateurs font surtout état de plaintes en raison de problèmes plus concrets : coffrage électrique qui ne ferme plus, compteur qui disjoncte plus souvent, appareils électroménagers qui ne fonctionnement plus correctement...

"On est inondés par des demandes et des inquiétudes", indique Nicolas Mouchnino, chargé de mission énergie à l'UFC-Que choisir. "Il y a beaucoup de consommateurs dont on ne traite pas les problèmes", regrette-t-il auprès de l'AFP. "On est bien conscients qu'il peut y avoir des difficultés au déploiement, mais il faut que derrière, ils assurent le service après-vente", souligne l'expert.

L'installation des Linky a été sous-traitée à des prestataires de services. Pour des installations un peu plus compliquées que la moyenne, les employés d'Enedis sont parfois obligés de repasser pour corriger le tir. "Les entreprises prestataires de pose ne sont pas forcément bien formées" et "les poseurs de compteurs font de l'abattage", regrette Bruno Bosquillon, délégué syndical central CGT chez Enedis.

Malgré tout, la pose se passe "plutôt bien" dans l'ensemble, selon le responsable syndical, même si la prochaine phase de déploiement dans les zones rurales pourrait s'avérer plus compliquée.

Pour sa part, la direction d'Enedis reconnaît volontiers des problèmes mais en minimise l'ampleur. "C'est normal qu'il y ait des défauts de jeunesse", juge Bernard Lassus: "Dès qu'on rencontre une difficulté, on essaie de la prendre en compte, de corriger le plus vite possible et de remédier à la situation."

(Source AFP)

Société

Jérôme Durain lance une mission de renforcement de la cybersécurité pour les opérateurs régionaux

Dans un contexte d’augmentation et de sophistication des cyberattaques visant aussi bien les institutions publiques que les entreprises, Jérôme Durain, président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, a annoncé le 20 février 2025 la saisine officielle de l’Agence Régionale du Numérique et de l’intelligence artificielle (ARNia).

Vaste opération policière pendant 3 jours à Besançon : 44 personnes interpellées

VIDÉO • Du 18 au 20 février 2026, les services de police et de la préfecture du Doubs ont été mobilisés dans le cadre d’une opération d’ampleur à Besançon, anciennement connue sous le nom de "Place nette", aujourd’hui rebaptisée Plan départemental de restauration de la sécurité du quotidien. Pendant trois jours, divers contrôles ont été effectués dans plusieurs secteurs de la ville, avec la participation de 180 policiers, dont 40 CRS.

Les chiens de Bourgogne-Franche-Comté à l’honneur au Concours général agricole à Paris

Du 21 février au 1er mars 2026, près de 1.040 des plus beaux chiens français, y compris de Bourgogne Franche-Comté, seront réunis pour le Concours général agricole canin. L'événement se tiendra au Salon de l'agriculture, dans le Hall 4 du parc des expositions de la Porte de Versailles.

Municipales dans le Doubs : 575 candidatures déposées, 800 attendues avant le 26 février en préfecture

À l’approche des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, la préfecture du Doubs a rappelé les modalités de dépôt des candidatures et les démarches de prise de rendez-vous. Ce jeudi 19 février, 575 rendez-vous ont été enregistrés, 800 ont attendus avant le 26 février.

Besançon : les syndicats montent au créneau contre la création d’open spaces à la City

Dans un communiqué de presse publié lundi 16 février, l'intersyndicale CFDT, CFTC , CGT, SUD, UNSA dénonce le projet prévoyant la création d'open spaces au sein des locaux de la City à Besançon. Les syndicats alertent sur les risques liés à la santé et aux conditions de travail des agents.

L’UTBM Innovation Crunch Time revient pour une 7ème édition

Pour la septième année, l’Université de Technologie de Belfort Montbéliard (UTBM) organise l'UTBM Innovation Crunch Time du 16 au 20 mars 2026 à l’Axone de Montbéliard. Pendant cinq jours, plus de 1 300 étudiants ingénieurs plancheront sur 130 projets concrets confiés par des acteurs industriels, publics et associatifs du territoire. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.78
couvert
le 22/02 à 09h00
Vent
3.42 m/s
Pression
1028 hPa
Humidité
90 %