Clinique Saint-Vincent : le traitement du cancer de la prostate « 3.0 »

Publié le 18/10/2019 - 13:30
Mis à jour le 27/10/2019 - 17:25

La clinique Saint-Vincent a développé depuis 2015 un traitement du cancer de la prostate par ultrasons qui cible les zones lésées. Et depuis septembre 2019, dans le cadre d’une étude, celui-ci peut être pris en charge par l’assurance maladie…

Le cancer de la prostate est le cancer le plus répandu chez l’homme. En France, il touche environ 70 000 personnes par an, essentiellement les hommes de plus de 55 ans. Arrivé à cet âge, il est conseillé d’effectuer régulièrement des dépistages.

« Sur le cancer de la prostate, on est passé en quelques années de l’âge de pierre à l’âge de bronze » présente le chirurgien urologue Pierre-Charles Henry.

Le dépistage aidé par l’IRM

Déjà dans son dépistage. Dans les esprits, le patient passe par le toucher rectal, une biopsie douloureuse, ou un test PSADes méthodes « imparfaites, souvent plus douloureuses et plutôt approximatives ».

Mais depuis deux ans, la clinique Saint-Vincent s’est dotée de « l’Uronav ». Cette machine, « unique en France », permet une biopsie « bien plus précise ».

Sa technologie permet de coupler une IRM, réalisée en amont, avec une échographie en temps réel. Le médecin, guidé par ce système, peut donc aller plus rapidement et directement sur la lésion suspecte, détectée par l’IRM.

Et ponctionner cet endroit exact afin de donner un diagnostic précis et moins douloureux – puisqu’avec moins de « tâtonnements ». Cette machine aura permis de réaliser 1000 biopsies, d'environ 15 minutes chacune, en deux ans de présence à la clinique Saint-Vincent.

Le traitement par ultrasons : pour moins d'incontinence et de perte érectile

Mais en plus du dépistage, le traitement du cancer de la prostate a lui aussi évolué. Jusque-là, la clinique mettait à disposition plusieurs techniques de traitement, en fonction de la gravité du cancer :

  • La surveillance active, si le cancer est peu agressif
  • La chirurgie (l’ablation de toute la glande) grâce au robot Da Vinci
  • La radiothérapie (chauffer la prostate aux rayons)
  • La radioactivité (injecter des pierres d’iodes)

C’est alors qu’en 2015, est arrivé « l’HIFU ». Une machine qui envoie des ultrasons pour chauffer à 100°C l’endroit précis atteint par les lésions, "plutôt que de traiter l'ensemble de la glande - voire de tout enlever.."

« Ce traitement, qui dure environ une heure, se fait pour 99% des cas en ambulatoire" et surtout, « il permet de minorer de façon très importantes les effets secondaires, tant sur la qualité érectile que la qualité urinaire" assure le Docteur Henry.

Petite anecdote, "un patient l'ayant reçu est même revenu en prétendant que c'était de l'arnaque, tant rien n'avait changé pour lui - aucun effet secondaire. Mais les tests l'ont assuré : son cancer avait bien reculé !"s'amuse le chirurgien.

Un traitement "à la carte"

« C’est une vraie révolution » sourit ce dernier. "Et depuis septembre 2019, dans le cadre du protocole national PERFUSE, ce traitement est pris en charge (par l'assurance maladie) dans notre centre. Et permet aux patients d'accéder à cette technologie" se réjouit-il.

De quoi assurer "un traitement à la carte selon les envies du patient'"entre les différentes techniques proposées à la clinique Saint-Vincent. Attention toutefois : "parfois, selon la gravité ou l'agressivité du cancer, il n'est pas possible de traiter localement avec l'HIFU. On espère atteindre 20% des traitements via cette technique d'ici quelques années" conclut le docteur Henry.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Santé

Opération “portes closes” : de nombreuses pharmacies fermées et une manifestation le 30 mai à Besançon

Un préavis de grève a été déposé par la Fédération syndicale des pharmacies de France (FSPF) et l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) jeudi 30 mai 2024, invitant les officines à participer une opération "portes closes". À Besançon, une manifestation est prévue place de la Révolution.

Une nouvelle communauté professionnelle territoriale de santé pour le Nord-Franche-Comté

Les professionnels du territoire, la direction territoriale de l’agence régionale de santé (ARS), la caisse primaire d’Assurance maladie du Doubs et la Mutualité sociale agricole de Franche-Comté ont signé officiellement ce mardi 28 mai 2024 le projet de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) Avenir Santé. Le Nord-Franche-Comté est "désormais intégralement couvert par ces nouveaux modèles d’organisation des soins" précise l’ARS dans son communiqué.

“Le Tube à Essais” : qu’y a-t-il derrière ce nouveau projet du Hacking Health Besançon ?

En septembre 2024, Hacking Health Besançon lancera sa société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), baptisée "Le Tube à Essais". C’est dans le bâtiment Bioinnovation de Temis Santé que ce projet prendra vie, déjà soutenu par de nombreux partenaires, du domaine public comme la Région Bourgogne – Franche-Comté ou du privé.

Journée internationale d’action pour la santé des femmes : quels services existent-ils au CHU de Besançon ?

Cinq mois avant l’ouverture de son hôpital de jour santé de la femme, le CHU de Besançon veut démontrer à nouveau son engagement en la matière. Célébrée depuis 1987, la journée internationale d'action pour la santé des femmes le 28 mai 2024 donne l’occasion d’un tour d’horizon des outils et dispositifs qui existent pour les accompagner, quel que soit leur parcours de vie, à Besançon.

Les laits végétaux passés au crible par Valentine Caput, diététicienne bisontine

L'OEIL DE LA DIÈT' • Ils ont le vent en poupe depuis quelque temps, d'abord cantonnés dans les rayons des magasins bios, les voilà qui inondent ceux de nos supermarchés ! Jus d'amandes, de châtaignes, de riz, d'avoine, de coco, seul le lait de soja a eu le droit de maintenir son appellation "lait", quant aux autres ils ont été relégués à leur juste place : des jus. Notre diététicienne bisontine, Valentine Caput, nous aide à les décrypter.

Le CHU de Besançon inaugure un nouveau dispositif aux urgences pédiatriques

Le mardi 14 mai 2024, le CHU de Besançon a inauguré un nouveau dispositif permettant d’animer sa salle d’attente des urgences pédiatriques. Fruit de sa collaboration avec le festival D’autres Formes, le CHU a dévoilé l’oeuvre baptisée Asclépios qui dénote quelque peu avec les traditionnels murs blancs de l’hôpital mais surtout qui s’anime sous les yeux des petits patients dès qu’on la survole avec un téléphone portable. 

Déserts médicaux : des mesures “fragmentaires” et pas assez ciblées, selon la Cour des comptes

Les politiques menées pour réduire les inégalités d'accès aux soins en France sont trop "fragmentaires", "insuffisamment ciblées" et pas "évaluables", déplore ce mois de mai 2024 la Cour des  comptes dans un rapport, proposant plusieurs mesures dont une régulation plus stricte de l'installation des médecins.

Semaine du bien-être : zoom sur une masseuse bisontine…

Le bien-être au travail prend une part de plus en plus importante au sein des entreprises. Celles-ci cherchent à réduire les risques psychosociaux mais aussi à agir sur la motivation de leurs équipes. Pour y parvenir, les entreprises peuvent faire appel à des professionnels. En vue de la semaine du bien-être en entreprise du 17 au 21 juin 2024, zoom sur une bisontine actrice de cette nouvelle politique d’entreprise avec ses massages assis.

La Convergence des services publics lance une pétition contre les inégalités de santé

La Convergence nationale des services publics lance la pétition ''En finir avec tous les restes à charge'' face aux récentes réformes de la sécurité sociale. Une proposition soutenue et relayée par la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité et le Comité de vigilance 70.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 13.22
légère pluie
le 30/05 à 6h00
Vent
4.05 m/s
Pression
1010 hPa
Humidité
99 %