Contrôle des chômeurs : c'est (officiellement) parti en Franche-Comté

Publié le 28/09/2015 - 10:30
Mis à jour le 28/09/2015 - 15:54

Avant de l’étendre à tout le territoire mi-novembre, Pôle Emploi lance officiellement ce lundi 28 septembre 2015 le renforcement du contrôle des chômeurs en Franche-Comté, Poitou-Charentes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. 200 agents de Pôle emploi seront exclusivement chargés de vérifier si les chômeurs sont bien en recherche active.

 © Damien Poirier
© Damien Poirier

Un contrôle en 3 étapes

Le renforcement du contrôle des chômeurs avait été annoncé début mai par François Rebsamen, alors ministre du travail pour "remobiliser" ceux qui ont du mal dans leur recherche d'emploi. La CGT estime qu'il s'agit d'un flicage. Ce dispositif dissocie le contrôle et l'accompagnement du chômeur, aujourd'hui confiés au même conseiller.

Ces contrôles existent déjà. Ils étaient et resteront également à la charge des conseillers de l'agence. Mais dans les faits, ils débouchent jusqu'à présent sur peu de sanctions : 13.409 personnes ont été radiées en 2013 pour "insuffisance de recherche d'emploi", soit 2,5% des radiations totales. Ces chiffres sont à mettre en perspective avec les quelques 5,7 millions de demandeurs (toutes catégories comprises) tenus de rechercher activement un emploi (+6,5% sur un an). 

  • Dans les trois régions où le dispositif a déjà été testé en mars 2013 : 93% des conseillers de Pôle emploi l'ont jugé "utile" pour l'agence publique et 79 % "pour le demandeur d'emploi". Le premier bilan de la généralisation est prévu pour le printemps 2016. 

180.000 chômeurs contraints de prouver qu'ils recherchent un emploi

Selon Pôle Emploi,  près de 180.000 chômeurs par an devraient ainsi être contraints de prouver qu'ils recherchent bien activement un emploi. "La grande majorité des demandeurs sont en recherche active d'emploi mais il y a parfois des personnes qui ont décroché", a expliqué la nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri, vendredi dernier sur "i-Télé, au lendemain de la publication des mauvais chiffres de Pôle emploi en août. "Si Pôle emploi a réorganisé ses services, c'est pour lutter contre ce décrochage", a-t-elle ajouté.

200 postes équivalent temps plein - exclusivement dédiés à la tâche et recrutés en interne sur la base du volontariat - seront mobilisés, sur un total de quelque 22.000 conseillers. "L'objectif n'est pas de reprocher au demandeur d'emploi de pas trouver du travail, mais de repérer des personnes qui soit ont baissé les bras, soit ne cherchent pas efficacement. La sanction n'est pas le but recherché, au contraire", souligne Pôle emploi.

 Comment ça marche ?

Trois étapes sont prévues : le contrôleur vérifie d'abord les démarches du demandeur d'emploi. S'il détecte un problème, il demande des pièces complémentaires au chômeur, l'interroge et l'oriente sur la pertinence de ses démarches. Et si, à ce stade, il n'y a toujours pas de réponse du demandeur d'emploi, c'est la sanction : 15 jours de radiation pour le premier manquement, et s'il se répète, jusqu'à six mois de radiation.

"C'est du flicage…"

 "C'est du flicage, une industrialisation numérique du contrôle de la radiation", a dénoncé Vladimir Bizet-Sefani, de la CGT-Chômeurs du Morbihan, qui prépare une "mobilisation régionale" en Bretagne le 1er octobre. "On demande au chômeur de rendre des comptes. Mais ce mois-ci, il y a eu 600 CDI signés pour 22.700 inscrits au chômage dans le Morbihan : avec des chiffres aussi misérables, comment peut-on demander de se justifier ?", s'insurge-t-il.

"Beaucoup de chômeurs perdent pied. Et tout ce qu'on leur propose, c'est de la précarité. C'est la philosophie selon laquelle un 'bon pauvre' doit travailler : nous, on demande de la qualité. Et d'avoir un vrai agent en face de soi, pas du tout numérique", a poursuivi le responsable syndical. Pour la CGT-Chômeurs, Pôle emploi "devrait plutôt contrôler la qualité des offres sur son site, où l'on trouve parfois quatre fois la même annonce". 

Avant son départ du gouvernement pour la mairie de Dijon, François Rebsamen était revenu sur la question dans une interview accordée en août à l'AFP. L'ex-ministre avait regretté que l'économie française soit trop souvent "figée dans des dogmes, qui sont des freins". Selon lui, cette généralisation n'est pas une mesure de "flicage". Cela a permis, dans les régions d'expérimentation de repérer des gens en total décrochage". Pour lui, "c'est une manière de responsabiliser les demandeurs d'emploi, qui ont des droits et des devoirs. Ce qui me choque, c'est que les devoirs passent toujours derrière les droits. Pour moi, ils sont sur un pied d'égalité", avait-il insisté. "Dans la loi, il est marqué que les demandeurs d'emploi doivent chercher un emploi, Pôle emploi doit contrôler", avait-il aussi rappelé en mai. "On ne peut pas laisser les personnes s'enkyster dans le chômage de longue durée. C'est vrai qu'il n'y a pas assez d'emplois disponibles mais on doit les accompagner pour qu'ils continuent".

(Avec AFP)

Economie

Besançon : le restaurant Le Calice Enchanté va fermer, sa gérante lance un appel pour trouver un repreneur

Ouvert rue Péclet à Besançon depuis 2020, le restaurant Le Calice Enchanté, spécialisé dans la cuisine médiévale historiquement documentée, va cesser son activité. Dans une vidéo publiée sur Instagram le 5 août, sa gérante, Eva Oberson, explique les raisons de cette décision et appelle à partager son annonce afin de trouver un repreneur pour le local. Elle souhaite désormais poursuivre son projet sous une forme itinérante.

Un tiers des véhicules neufs vendus en France sont électriques

Selon le dernier rapport de la Plateforme automobile (PFA) concernant les ventes de voitures neuves en juillet 2026, les véhicules électriques poursuivent leur belle progression en France. Ils ont représenté plus d'un tiers des immatriculations de juillet. Une dynamique dont profite notamment Renault, qui place quatre modèles dans le top 5 des ventes.

Au Clavelin, Jules Laude sert la Franche-Comté aux Parisiens…

Dans une rue calme du 9e arrondissement de Paris, à deux pas de la rue des Martyrs, le Clavelin ne ressemble pas à un bar à vin comme les autres. Derrière le comptoir, Jules Laude a choisi de faire de son établissement une véritable vitrine de la Franche-Comté. Vins du Jura, fromages régionaux, recettes familiales et rencontres avec des vignerons composent l'identité de ce lieu ouvert depuis août 2023, où le terroir franc-comtois s'exprime dans une ambiance décontractée.

Sécheresse dans le Doubs : préserver l’eau, un combat de long terme aux conséquences déjà très visibles

Le Doubs est en "crise sécheresse", niveau maximum, depuis le 17 juillet 2026. À cela s'ajoute la quatrième vague de chaleur qui frappe la région. L'écosystème du département est mis à rude épreuve. Quel est l’impact sur ce territoire où l’eau est une ressource devenue fragile ? Qu’en est-il de la production laitière, premier produit agricole de la région, qui est vulnérable vis à vis du manque de précipitations ? On en parle avec le directeur de l'EPAGE et un agriculteur.

Le groupe haute-saônois ABEO rachète 60 % de Hurricane Group, spécialiste des sports urbains

Le groupe ABEO poursuit son développement dans l'univers des sports urbains. L'entreprise a annoncé, ce mardi 4 août, l'acquisition de 60 % du capital de Hurricane Group, société montpelliéraine reconnue pour l'organisation du FISE et la conception d'infrastructures dédiées aux disciplines urbaines.

Où prendre un petit-déjeuner à Besançon ?

INFOS PRATIQUES • Le réveil a sonné un peu trop tard ? Ou une envie de troquer la routine matinale contre une pause gourmande ailleurs que chez soi ? À Besançon, de nombreux établissements ouvrent leurs portes dès tôt le matin pour accueillir les amateurs de petit-déjeuner. Du traditionnel café-croissant aux formules plus généreuses et élaborées, voici une sélection d'adresses pratiques où savourer un petit-déjeuner à Besançon.

Bourgogne-Franche-Comté : l’Anis de Flavigny incarne le savoir-faire confiseur régional

Alors que les vacances d’été se poursuivent, les Confiseurs de France valorisent les spécialités qui font la richesse du patrimoine gourmand français. En Bourgogne-Franche-Comté, l’Anis de Flavigny figure parmi les produits emblématiques de cette tradition confiseuse. Fabriquée selon un savoir-faire ancestral, cette spécialité témoigne de l’attachement de la région à un patrimoine culinaire reconnu.

Un DSI externalisé made in Besançon : ADTC veut rapprocher les PME de leur stratégie numérique

Depuis le 30 juin 2026, ADTC propose à Besançon et en Bourgogne-Franche-Comté de gérer les systèmes d'information dans les PME et collectivités ne pouvant se permettre d'employer une personne à plein temps à ce poste. Alexandre Duffait ingénieur bisontin de formation et diplômé en management des systèmes d'information nous explique.

Comment la municipalité de Besançon peut-elle envisager le commerce sous temps de canicule ?

Après trois vagues de chaleur en deux mois, une quatrième va frapper la Bourgogne-Franche-Comté cette semaine à partir du 28 juillet. Ces températures extrêmes estivales modifient les habitudes quotidiennes et la façon dont nous effectuons nos achats à Besançon et les commerçants le savent bien. Nous avons interrogé Serge Couësme, adjoint au commerce de la municipalité de Besançon.

Les Instants gourmands reviennent fin août à Besançon : 4 jours de saveurs et de musique à Granvelle

Du jeudi 27 au dimanche 30 août 2026, les Instants gourmands feront leur retour sur la promenade Granvelle à Besançon. Organisé par l’Office du commerce et de l’artisanat, l’événement proposera une nouvelle édition placée sous le signe de la gastronomie, des découvertes culinaires et des animations musicales.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.55
ciel dégagé
le 08/08 à 08h00
Vent
1.47 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
71 %

Sondage