Coronavirus: après les airs, évacuation par le rail pour soulager les hôpitaux du Grand Est

Publié le 26/03/2020 - 15:30
Mis à jour le 26/03/2020 - 15:30

Des civières et du personnel médical protégé de pied en cap s’affairant dans une gare interdite d’accès : vingt malades du coronavirus en réanimation ont quitté ce jeudi 26 mars 2020 Strasbourg à bord d’un TGV médicalisé à destination des Pays-de-la-Loire, une opération sans précédent visant à soulager les hôpitaux alsaciens pris à la gorge par l’épidémie.

©MonsterKoi via Pixabay ©
©MonsterKoi via Pixabay ©

Le train est parti comme prévu vers 11H00, en direction de l'ouest, où les hôpitaux d'Angers, Le Mans, Nantes et la Roche-sur-Yon prendront en charge ces patients gravement atteints mais pour lesquels le transport par train ne représente pas un risque excessif, a expliqué l'Agence régionale de Santé (ARS) des Pays-de-la-Loire.

Les moments les plus critiques du trajet seront toutefois ceux pendant lesquels ils seront débarqués en gare d'Angers et de Nantes, selon l'ARS.

Dix patients seront débarqués dans la première gare et autant dans la seconde, le Samu assurant par la route le reste du trajet vers les hôpitaux, afin de ne pas ralentir le train par de multiples arrêts.

Avec 506 morts recensés mercredi dans les établissements sanitaires du Grand Est, sur les 1.331 décomptés dans les hôpitaux français, la région reste un des points noirs de l'épidémie en France.

Des civières portées à bout de bras

Jeudi matin, un long cortège d'ambulances s'est formé devant la verrière de la gare de Strasbourg tandis que le personnel médical, masqué et portant blouse blanche, surblouse bleue ou gilet jaune s'affairait sur le quai 1 où stationnait depuis mercredi soir le TGV Duplex médicalisé pour cette évacuation "inédite en Europe" selon le ministre de la Santé Olivier Véran.

Les premiers patients ont été hissés dès 08H30 à bord du TGV sur des civières portées à bout de bras.

Les civières ont ensuite été installées avec précaution au-dessus des dossiers des sièges, peut-on voir sur des images diffusées par la SNCF.

Les patients ont été répartis dans cinq voitures du TGV, à raison de quatre par salle basse, celles du haut étant dévolues à la circulation des matériels et des personnels soignants, selon des précisions communiquées par la Direction générale de la Santé (DGS).

Une équipe médicale constituée d'un médecin anesthésiste-réanimateur, d'un interne, d'un infirmier anesthésiste et de trois infirmiers est présente dans chaque voiture.

Ce personnel est issu des CHU de Nantes et d'Angers ainsi que de l'AP-HP Paris, tandis que le Samu de Paris coordonne la manoeuvre. Environ 50 soignants et logisticiens participent au voyage.

Précaution supplémentaire : une rame classique a été accolée à la rame médicalisée afin de faire face à de possibles aléas, comme une collision avec du gibier. En revanche, le train roule à la vitesse habituelle des TGV lorsqu'il se trouve sur la ligne à grande vitesse.

Rupture 

Selon la préfecture de région du Grand Est, sur les 20 malades évacués, 14 étaient soignés à Strasbourg, quatre à Colmar et deux à Mulhouse.

"On est au point de rupture en ce qui concerne les lits d'hospitalisation Covid en réanimation, on a beaucoup de mal à suivre, toutes les unités sont pleines, les transferts se font de plus en plus loin", a confié vendredi à l'AFP le chef du service des urgences de l'hôpital de Colmar, Yannick Gottwalles.

Pour son confrère le Dr Marc Noizet, de l'hôpital Emile-Muller de Mulhouse, en première ligne face à l'épidémie, "la situation est inédite, c'est du jamais vu, le système est submergé, c'est très inquiétant".

Afin de soulager les hôpitaux du Grand Est, plusieurs opérations d'évacuation de patients avaient déjà été conduites par un Airbus de l'Armée de l'air vers d'autres établissements de soins en France, ce qui constituait également une première.

Des évacuations ont aussi été organisées par hélicoptère vers des hôpitaux français moins sollicités. Et depuis le week-end dernier, les pays frontaliers sont eux aussi venus à la rescousse du Grand Est, accueillant plusieurs malades.

Une quarantaine de lits de réanimation ont ainsi été mis à disposition des patients alsaciens mais aussi lorrains par l'Allemagne, la Suisse et le Luxembourg.

Autre première, à Mulhouse : un hôpital militaire de campagne, visité mercredi par le président Emmanuel Macron, a été déployé cette semaine au pied de l'hôpital civil afin de prendre en charge une trentaine de ses patients.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Santé

Du changement à la direction de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté

Trois mois tout pile après la nomination de Lucie Ligier à la direction de la santé publique, du changement est déjà signalé dans l’équipe de direction de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté, a-t-on appris ce mercredi 21 janvier 2026 par voie de communiqué de presse. Depuis le 2 janvier 2026, madame Ligier a finalement été nommée directrice générale adjointe et c’est Eric Lalaurie, auparavant responsable du département prévention santé-environnement, qui lui succèdera à la tête de la direction de la santé publique dès le 1er février 2026. 

CHU : des espaces d’accueil “plus humain” inaugurés en néonatalogie et réanimation infantile

Nés d’un constat fait durant la période Covid, deux espaces d’accueil ont été pensés par les équipes du CHU de Besançon pour améliorer le confort des familles d’enfants hospitalisés en réanimation infantile et en néonatalogie. Ils ont été inaugurés ce mardi 20 janvier 2026. 

Une “tournée des métiers du soin” pour sensibiliser au métier d’aide soignant en Bourgogne-Franche-Comté

La Région Bourgogne-Franche-Comté organise, pour la 3e année consécutive, la "tournée des métiers du soin", ciblant prioritairement les lycéens, pour leur faire découvrir l’intérêt et les besoins croissants du secteur de la santé. Les journées de sensibilisation se dérouleront du 19 janvier au 30 mars 2026 dans différentes villes de la région.

La vaccination contre les papillomavirus humains et méningites en collège : une plateforme dématérialisée jusqu’au 25 janvier

Les parents de collégiens de Bourgogne-Franche-Comté bénéficiaires de la campagne de vaccination contre les papillomavirus humains et les méningites peuvent déposer leurs autorisations sur une plateforme dématérialisée jusqu’au 25 janvier 2026.

L’anti-stress avec Anne Sallé : Quand on ne sait plus ce qu’on ressent…

"Ça va." On le dit souvent sans y penser, comme on répondrait à une formalité. Pourtant, derrière ce “ça va”, beaucoup d’entre nous composent avec une fatigue persistante, une agitation intérieure ou une impression de fonctionner en pilote automatique. La nouvelle année n’y change rien, ni nos bonnes résolutions. Les journées s’enchaînent, bien remplies. On gère le travail, la famille, les obligations. Mais quand il s’agit de dire ce que l’on ressent vraiment, les mots manquent. Comme si le lien avec soi s’était peu à peu distendu.

Biothérapies : la Bourgogne-Franche-Comté et le Québec unissent leurs forces pour accélérer l’innovation

Depuis plusieurs mois, une initiative vise à structurer des liens durables entre les acteurs des biothérapies de Bourgogne-Franche-Comté et leurs homologues québécois, a-t-on appris ce mercredi 14 janvier. Deux écosystèmes aux spécificités distinctes mais complémentaires, unis par des enjeux et une ambition partagés : accélérer l’émergence, le développement et la production de médicaments innovants.

Épidémies et grève des médecins : le système de santé régional sous tension en Bourgogne Franche-Comté

La région Bourgogne Franche-Comté traverse depuis plusieurs semaines une période de forte pression sanitaire, liée à la circulation de plusieurs virus hivernaux et à un mouvement de grève des médecins libéraux. L’Agence régionale de santé (ARS) affirme toutefois rester en capacité d’assurer la continuité des soins dans un communiqué du 9 janvier 2026.

Stimuler le cerveau sans chirurgie : un chercheur bisontin au cœur d’un ouvrage international

Un nouvel ouvrage collectif, Le Manuel de la stimulation cérébrale transcrânienne non invasive dans le domaine cognitif : méthodes, psychophysiologie, neuroamélioration et applications thérapeutiques, est paru le 8 décembre 2025 et dresse un état des lieux approfondi des connaissances et des perspectives dans le champ de la neuromodulation cérébrale. L’ouvrage est co-édité notamment par le professeur Vincent Van Waes, directeur du Laboratoire de Recherches intégratives en neurosciences et psychologie cognitive (UMR INSERM 1322) à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon.

Jobs d’été 2026 : le CHU de Besançon ouvre ses recrutements aux étudiants

Le CHU de Besançon lance sa campagne de recrutement pour les jobs d’été 2026. Comme chaque année, l’établissement hospitalier propose environ une centaine de remplacements destinés aux étudiants pendant la période estivale, qui s’étend du 15 juin au 30 septembre. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et jusqu’au 27 février 2026.

Épiphanie : la Brioche des rois d’Anne Sallé pour lâcher-prise…

L'anti-stress avec Anne Sallé • L’Épiphanie pointe le bout de son nez avec son parfum d’amandes ou de fleurs d'oranger, de beurre chaud et de convivialité. On tire les rois, on cherche la fève… c'est jouissif, mais il ne faudrait pas oublier l’essentiel : le plaisir simple d’être ensemble. Et si, dans notre quotidien souvent pressé, la galette devenait bien plus qu’une tradition gourmande : un véritable moment de bien-être comme Anne Sallé, notre coach anti-stress, vous y invite tant.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
Infos pratiques

Sondage

 3.77
légère pluie
le 26/01 à 03h00
Vent
3.15 m/s
Pression
1000 hPa
Humidité
93 %