Des parquets de handball à l'hypnothérapie, une méthode "qui peut vite soulager la vie des gens"

Publié le 18/07/2023 - 08:01
Mis à jour le 27/07/2023 - 09:25

Ancienne joueuse de handball internationale russe, Marina Khatkova a aujourd’hui développé une nouvelle compétence. En plus de son travail de coach au pôle Espoir de l’ESBF, elle est aujourd’hui hypnothérapeute et propose des séances à Houtaud et Levier ainsi que des ateliers de neurographie à Besançon. Rencontre. 

Si elle en est venue à s’intéresser à l’hypnothérapie, c’est avant tout parce que Marina attache une grande importance "aux mots". Échangeant beaucoup avec des sportifs dans le cadre de son travail d’entraîneure, elle voulait trouver la meilleure manière possible de s’adresser à eux. Elle s’est donc orientée vers des formations de coaching mental telle que la PNL (programmation neuro-linguistique). Passionnée par "le pouvoir des mots, de notre cerveau et des places des personnes dans le destin des gens", Marina continue alors de se former auprès d'Olivier Lockert à Paris et devient alors hypnothérapeute en 2019. 

L’hypnothérapie, c'est quoi ?

L'hypnothérapie est une méthode très ancienne "qui parfois fait peur aux gens" nous précise Marina, car ils y voient souvent des techniques de manipulations mentales "à la Messmer" alors qu’en fait "ça n’a rien à voir", nous explique-t-elle. Marina pratique l’hypnose Eriksonienne et humaniste. Des approches réputées "respectueuses de la personne" puisque lors des séances, elle l’accompagne dans le processus de changement et de l’apprentissage souhaité. 

"Je prends la main d’une personne, mais je ne la dirige pas", résume Marina qui se contente donc de "guider la personne qui travaille sur elle-même". Après un état des lieux, "on trouve ensemble ce qu'elle veut travailler, ce qu’elle veut changer dans sa vie et on définit ce point « B » (cet objectif) vers lequel il faut aller". 

Il s’agit la plupart du temps de chercher à "déprogrammer" des automatismes ou des idées reçues qui enferment la personne dans une certaine façon de voir ou d’envisager les choses. Marina cherche alors à "magnifier ces automatismes" comme avec un ordinateur pour que "le programme par défaut ne soit plus le même". La personne ne réagira alors plus pareil dans les mêmes situations, elle verra "plus de possibilités et osera plus de choses". L’état de transe n’est ainsi utilisé que pour permettre d’"être complètement axé sur la partie inconsciente d’une personne, celle qui gère à 90% sa vie".

"Testée et approuvée"

L’hypnothérapie devrait ainsi permettre d’améliorer la vie en offrant des solutions à des personnes qui souhaitent atteindre des objectifs fixés, mais qui restent "bloqués". "Je suis là pour leur rappeler qu’ils sont totalement auteur du destin de leur vie", insiste la praticienne qui est convaincue qu’une "personne a accès à tout, qu'elle peut tout faire". 

Marina est devenue hypnothérapeute parce qu’elle est persuadée de l’efficacité de cette pratique "qui peut vite soulager la vie des gens". Elle a d'ailleurs elle-même testée et approuvée la méthode alors qu’elle était en plein burn out : "l’hypnothérapie, c’est quelque chose qui m’a beaucoup aidé, ça m’a soulagé rapidement et mon état s’est amélioré très vite au fur et à mesure des séances". Un sentiment que semblent partager plusieurs de ses habitués selon elle : "les personnes reviennent me voir parce qu’elles ont compris que ça marche et maintenant elles ont envie de plus et osent davantage". 

D’après elle, il est même arrivé "qu’une personne alcoolique depuis plusieurs années finisse par tout arrêter après une seule séance". Mais la praticienne met toutefois en garde : "ce n’est pas pour autant une solution miraculeuse où tout se règle en une séance". Parfois, il faut plus de temps même si l’hypnothérapie "reste une thérapie brève" qui "agit beaucoup plus vite dans le changement positif de la vie des personnes". 

La neurographie, une méthode très peu connue en France

En complément de l’hypnothérapie, Marina a également recours à une technique "innovante venue de Russie" et "scientifiquement prouvée" élaborée par le docteur en psychologie Pavel Piskarev, la neurographie. 

Cette méthode réunit dessin abstrait, neurosciences et travail sur le subconscient. Elle permet de "dessiner sa réalité via des dessins neurographiques et le sens qu’on leur donne. On peut ainsi programmer ce que l’on a envie de vivre", résume Marina.

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Dans les dessins, chaque figure correspond à un sens donné. Les ronds représentent une forme d’harmonie et donc un objectif et les lignes neurographiques sont des lignes de force qui rendent possible d’autres connexions. Enfin, les couleurs permettent d’assembler les éléments pour qu’ils fassent partie d’un tout.

Une sorte de nettoyage du subconscient

Une nouvelle fois, Marina a testée et a souvent recourt à la neurographie pour coucher sur papier ses propres objectifs de vie et les moyens nécessaires pour y parvenir. Une technique apparemment redoutable d’efficacité pour celle qui dit s’être "construite avec ces dessins". En reproduisant ces dessins, "on commande notre vie", cela "fait naitre des opportunités, ou des flashs" qui permettent alors de débloquer des situations et de modifier nos comportements inconscients en transformant doutes et craintes en forces. 

La technique permet ainsi un travail sur soi. Une sorte de "séance de psychothérapie avec soi-même" nous la praticienne mais "qui s’apprend". Elle nous a d’ailleurs confié que ses premiers dessins "n’ont rien à voir avec ceux d’aujourd’hui mais ils marchaient".

"On n'est pas obligé d'y croire pour obtenir des résultats"

D’ailleurs, selon elle, ce qui est bien avec la neurographie "c’est que l’on n'est pas obligé d'y croire pour obtenir des résultats". Si en temps normal, "notre cerveau logique nous bloque", l’état de transe lorsque l’on dessine permet lui, "l’accès à l’inconscient".

Marina reconnait toutefois que tout le monde ne peut pas avoir recourt à cette pratique. Il faut pour cela être ouvert d’esprit et être prêt à reconnaître que "c’est nous la cause de notre vie". Mais bonne nouvelle, d’après elle il n'est jamais trop tard pour "agir consciemment sur notre vie".

Convaincue de l’efficacité de cette méthode Marina assure qu'elle a "gagné en liberté et en confiance en soi" grâce à celle-ci. Elle ose à présent faire plus de choses et cela lui a permis "d’enlever mes peurs". C’est pourquoi elle tient aujourd’hui à la partager et faire savoir aux autres qu’ils ont "le pouvoir de tout changer dans leur vie". Ils ont simplement "parfois besoin d’accompagnement pour cela". 

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