Emploi : face aux difficultés de recrutement, "des solutions existent" insiste le réseau pour l'emploi

Publié le 29/04/2025 - 18:00
Mis à jour le 29/04/2025 - 17:37

Ce mardi 29 avril 2025, plusieurs représentants issus du réseau pour l’emploi composé du Département du Doubs, de Grand Besançon Métropole, de France Travail, Cap Emploi et de la mission locale du bassin d’emploi de Besançon ont donné une conférence de presse commune afin de présenter les résultats de l’enquête "Besoins en main-d’oeuvre 2025" (BME 2025) réalisée par France Travail.

Étaient présents à cette réunion, Jean-François Locatelli, directeur territorial de France Travail pour le Doubs, Pascal Cuc, directrice générale adjointe des services du Département du Doubs, Laetitia André, directrice de Cap emploi Doubs - Territoire de Belfort, Catherine Guieu, DGA pôle développement à Grand Besançon Métropole, Frédérick Faure chargée de mission emploi et insertion à la direction de l’économie de Grand Besançon métropole et Anne Dupeyron, directrice adjointe de la mission locale du bassin d’emploi de Besançon. 

Tous les ans, France Travail adresse un questionnaire aux établissements afin de connaître leurs besoins en recrutement par secteur d’activité et par bassin d’emploi. Les résultats de cette enquête constituent un élément essentiel de connaissance du marché du travail qui permet, entre autres :

  • d’anticiper les difficultés de recrutement ;
  • d’améliorer l’orientation des demandeurs d’emploi vers des formations ou des métiers en adéquation avec les besoins du marché du travail ;
  • d’informer les demandeurs d’emploi sur l’évolution de leur marché du travail et les métiers porteurs.

Pour le directeur territorial de France Travail (Doubs) "dans 75 / 80% des cas, les projections faites par les entreprises dans le cadre de cette enquête sont réalistes". Elles donnent ainsi "une vision assez intéressante de ce que pourra être le marché du travail sur 2025", notamment dans le département du Doubs, précise Jean-François Locatelli.

Un contexte socio-économique incertain

Pour 2025, l’enquête donne à voir en premier lieu un ralentissement de la dynamique du marché de l’emploi, comme nous l’explique Jean-François Locatelli dans notre vidéo. Le contexte socio-économique incertain pour les entreprises incite à la prudence notamment en matière de recrutement, "on sent une forme d’incertitude" a résumé Jean-François Locatelli. Face à ce contexte, les entreprises préfèrent recruter moins ou alors davantage sous forme de contrats saisonniers. 

Un recrutement en baisse dans le Doubs

D’après le retour des entreprises, cette année en Bourgogne-Franche-Comté, 22,3% des établissements envisagent de recruter en 2025 (contre 26,6% en 2024). Cela représente 87.348 projets de recrutements, soit 12.100 de moins par rapport à l’année dernière. Il y a également des secteurs plus touchés que d’autres comme l’industrie qui représente 13% des projets de recrutement par secteur contre 14% en 2024.

À l’inverse dans le Doubs, les entreprises du secteur des services sont celles qui recrutent le plus avec 63% des embauches annoncées dans le département. Si en Bourgogne-Franche-Comté, du fait de la présence de la Côte d’Or, les métiers les plus recherchés sont essentiellement ceux de viticulteurs, arboriculteurs ou encore de cueilleurs, dans le Doubs, les aides à domicile et auxiliaires de vie sont les emplois les plus demandés par les entreprises (893 emplois). Les agents d’entretien de locaux sont également recherchés (818), tout comme les aides-soignants (648).  

©

Mais les métiers qui sont le plus en recherche de main-d’oeuvre sont également ceux qui ont le plus de difficultés à recruter, et cela pour de multiples raisons comme nous l’explique Jean-François Locatelli dans notre vidéo. En Bourgogne-Franche-Comté, il s’agit des métiers recherchant notamment des techniciens, des agents de maîtrise, des employés administratifs ou encore des charpentiers. Ces difficultés de recrutement sont plus marquées dans les bassins de Pontarlier, Morteau, Montbard, Belfort, Auxerre et Louhans. Dans le Doubs, c'est l’ensemble des projets de recrutement pour le métier de coiffeur et esthéticien qui sont jugés difficiles. 

©

Afin de répondre au mieux aux besoins des secteurs en tension, le réseau emploi offre un accompagnement proactif aux entreprises. Né de la réforme plein emploi, le réseau pour l’emploi vise à renforcer la coopération et la coordination entre les acteurs du champ de l’emploi et de l’insertion, autour d’une logique commune. Cela dans le but "de répondre aux besoins des demandeurs d’emploi, en particulier des plus éloignés de l’emploi, de prévenir les ruptures de parcours et de favoriser les recrutements grâce à l’offre de services auprès des employeurs", rappelle le site internet travail-emploi.gouv.fr.

Les entreprises sont ainsi invitées à communiquer davantage leurs besoins et de "faire appel au réseau pour l’emploi pour apporter de la visibilité à leurs offres" insiste Jean-François Locatelli. Plusieurs solutions existent, encore faut-il les connaître. C’est l’une des missions du réseau pour l’emploi de donner de la visibilité à ces solutions en construisant "des logiques d’action et de communication pour faire connaître l’offre de service des uns et des autres" conclut le directeur territorial de France Travail pour le Doubs.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Il n’y aura pas de vaches montbéliardes au Salon de l’agriculture 2026 à Paris

Le président de Montbéliarde Association, Samuel Carrey a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 sur Ici Besançon que les vaches montbéliardes ne participeront pas au prochain Salon international de l’agriculture, prévu à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Comme pour plusieurs autres races bovines, notamment les limousines, landaises, parthenaises et charolaises, cette absence est liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Psychopraticienne à Mamirolle, Laura Vieille a transformé une épreuve de vie en vocation

Victime d’un AVC à 13 ans, Laura Vieille est aujourd’hui psychopraticienne et a ouvert son cabinet à Mamirolle le 1er septembre dernier, liant ainsi son vécu personnel à une pratique professionnelle. La jeune femme s’est spécialisée autour du trauma et des étapes de vie difficiles. 

ESTM Pigier à Besançon : formations, portes ouvertes et job dating au programme !

PUBLI-INFO • Spécialiste des formations en alternance, l’ESTM Pigier de Besançon multiplie les initiatives à destination des futurs étudiants, du post-bac au Bac+5. Nouvelle formation diplômante, journée portes ouvertes et plusieurs job dating rythmeront notamment l’année 2026, qui s’annonce particulièrement dynamique pour l’établissement.

La station de Métabief veut créer des “passerelles” entre le Haut-Doubs et la Suisse…

Dans la continuité de son master plan signé le 14 octobre dernier, une autre démarche a été entreprise avec la Suisse : celle de renforcer les liens pour mieux travailler ensemble. Pour ce faire, le syndicat mixité du Mont d’Or (SMMO) a déposé un projet baptisé "Passerelle" dans le cadre du programme Interreg France-Suisse. Une réponse sera donnée au mois de mai 2026. L’occasion d’en savoir un peu plus avec le directeur du SMMO, Guillaume Thiériot.

Mercosur : face au risque politique, Emmanuel Macron choisit de dire non malgré des concessions “incontestables”

Dans un communiqué diffusé dans la soirée du jeudi 8 janvier 2026, Emmanuel Macron a tranché. Malgré les concessions "incontestables" de Bruxelles, la France votera "contre" l'accord commercial avec le Mercosur, un choix qui ne bloquera pas le traité et qui l'expose à un procès en perte d'influence, mais qui devrait permettre de sauver le gouvernement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.55
légère pluie
le 15/01 à 09h00
Vent
1.53 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
92 %