Grèves contre la réforme des retraites : à quoi s'attendre à partir du 19 janvier ?

Publié le 13/01/2023 - 10:52
Mis à jour le 13/01/2023 - 09:56

Raffineries, transports, fonction publique, éducation… Deux jours après les annonces de la Première ministre sur le projet de réforme des retraites, les huit syndicats principaux (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU) prévoient une mobilisation "puissante" le 19 janvier 2023. Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez envisage même de "faire mieux" qu’en 1995, dans un contexte où les ferments de la colère sont nombreux.

Élisabeth Borne a appelé jeudi les syndicats à "ne pas pénaliser les Français" dans leur mobilisation contre la réforme des retraites."Pour les syndicats, c’est un appel à la responsabilité", a dit la Première ministre en marge d’un déplacement à Disneyland Paris. "Il y a un droit de grève, il y a un droit à manifester", mais "c’est important aussi de ne pas pénaliser les Français", a-t-elle prévenu. Dans certains secteurs, la grève pourrait être reconduite le 26 janvier ainsi que le 6 février. À quoi faut-il s’attendre ?

Dans les raffineries

L’appel à la grève des syndicats CGT de la branche pétrole ravive le mauvais souvenir trop récent du blocage des dépôts de carburant à l’automne 2022. Ce jeudi 12 janvier, les représentants syndicaux du secteur ont invité les salariés à se mobiliser plusieurs jours : les 19 et 26 janvier, ainsi que le 6 février avec "si nécessaire, l’arrêt des installations de raffinage", selon un communiqué diffusé par Éric Sellini, coordinateur national du syndicat pour TotalEnergies. L’appel entraînera des "baisses de débit" et des arrêts dans l’expédition des carburants, a-t-il affirmé à l’AFP.

Mais si ces annonces font courir le risque d’une nouvelle paralysie des raffineries, le gouvernement refuse de s’inscrire dans une logique de "face à face" avec les organisations de salariés Le mouvement doit débuter par un premier arrêt du travail de 24h le 19 janvier, jour de la mobilisation nationale interprofessionnelle. Pour le 26 janvier, la CGT appelle à 48h de grève, puis à 72h le 6 février.

Dans les transports

Les syndicats des grandes entreprises de transport comme la SNCF ou la RATP ont annoncé, dès mercredi, leur détermination à s’opposer à la réforme des retraites À la SNCF, le message de l’intersyndicale composée de la CGT, l’Unsa, SUD et la CFDT est clair : "opposition totale au recul de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans accompagné d’une hausse de la durée de cotisation". En outre, les quatre organisations "sont prêtes à lancer la bataille nécessaire" et appellent dans un communiqué "à une grève puissante" dans le rail le 19 janvier. "La division et l’inaction n’ont pas leur place", ont insisté les quatre fédérations cheminotes qui appellent la direction de la SNCF à ne pas "être le relais de cette contre-réforme".

Si les salariés de la SNCF et de la RATP en poste avant la réforme conserveront leur régime de retraite en vertu de la clause du "grand-père", les nouveaux entrants seront, eux, affiliés au régime général. "Pour les nouveaux embauchés, c’est la non-prise en compte de la pénibilité propre à leur activité. C’est inacceptable !", s’indignent les syndicats.

Dans la fonction publique

L’intersyndicale de la fonction publique a, elle aussi, convié mercredi dernier tous les agents à se mobiliser contre une réforme des retraites jugée "injuste et inutile", notamment en participant "massivement" à la journée de grève prévue le 19 janvier. 

Dans un rare communiqué commun, les huit organisations syndicales représentatives de la fonction publique - dans l’ordre CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP - "exigent du gouvernement le retrait de son projet de reporter l’âge légal de départ à la retraite de 62 ans à 64 ans et d’augmenter la durée de cotisation".

"Les améliorations évoquées des droits des agents et agentes par la mise en place d’une retraite progressive dans certains cas, la conservation des droits liés au service actif et désormais leur portabilité, ne peuvent en aucun cas compenser le recul de l’âge d’ouverture des droits à la retraite ou l’allongement de la durée de cotisation", affirment-elles.

Dans l’éducation

Si la FSU, première fédération syndicale enseignante, a déjà lancé un appel à la mobilisation dans l’éducation le 17 janvier, sur les salaires, les conditions de travail et la voie professionnelle, l’organisation se joint aussi à la grève générale du 19 janvier. 

Elle dénonce "des mesures brutales et injustes" qu’il "nous faut combattre de toutes nos forces", dans un communiqué publié le 10 janvier. "Qualité du service public, salaires, retraites, il s’agit à chaque fois d’une question de répartition des richesses, le gouvernement ouvre plusieurs fronts, soyons présent-es sur tous ! ", conclut-elle. 

La mobilisation du 17 janvier aura lieu à la veille d’une reprise des concertations entre le ministère de l’Éducation et les syndicats sur la revalorisation des salaires enseignants, qui ont démarré en octobre.

(Avec AFP)

Social

À Pontarlier, les chevaux comtois ouvriront la Marche pour le Climat en tractant un épicéa scolyté

Le samedi 14 novembre 2026, une mobilisation citoyenne consacrée à la forêt et à l’eau traversera Pontarlier. À l’appel de plusieurs associations du Haut-Doubs, cette marche entend sensibiliser à l’urgence climatique et défendre la préservation du vivant. Le rendez-vous est donné à 11 heures, sur le parvis de la gare, avec une arrivée prévue devant la sous-préfecture.

À Besançon, 4 à 6 000 personnes dans les rues pour l’Acte IV contre la vie chère et pour le droit de manifester

DIAPORAMA ET VIDÉO • Une nouvelle mobilisation d’ampleur s’est déroulée ce samedi 7 novembre à Besançon. Pour cet Acte IV, les manifestantes et manifestants ont répondu à l’appel contre la vie chère, le fascisme, en soutien aux revendications lycéennes et pour défendre le droit de manifester dans la capitale comtoise. Selon la préfecture du Doubs, 4 000 personnes, selon des manifestants, 6 000 manifestants ont battu le pavé au cours de cette journée marquée par plusieurs épisodes de tensions avec les forces de l’ordre.

La Fondation Pluriel reprend cinq dispositifs des Invités au Festin dans le Doubs

À la suite de la liquidation judiciaire de l’association Les Invités au Festin, prononcée le 22 septembre 2026, la Fondation Pluriel a repris cinq de ses dispositifs médico-sociaux. Effective depuis le 10 août, cette opération concerne 133 personnes accompagnées et 33 salariés répartis sur quatre communes du Doubs. Objectif : maintenir les activités et les modalités d’accompagnement, tout en assurant leur pérennité.

Liberté de manifester : l’intersyndicale du Doubs dénonce les restrictions et appelle à de nouvelles mobilisations le 7 novembre

Après la manifestation du jeudi 5 novembre à Besançon, les syndicats FO, FSU et Solidaires reviennent sur leur recours contre deux arrêtés préfectoraux. S’ils saluent une première décision favorable du tribunal administratif concernant le port d’équipements de protection, ils dénoncent le maintien d’une interdiction partielle de manifester et appellent à participer aux actions prévues samedi 7 novembre dans le Doubs.

Mobilisation du 7 novembre : le préfet du Doubs interdit les rassemblements dans le centre-ville de Besançon

À la veille d’une nouvelle journée de mobilisation annoncée pour ce samedi 7 novembre 2026, la préfecture du Doubs renforce les mesures de sécurité à Besançon. En l’absence de déclaration de manifestation, le préfet Rémi Bastille a pris un arrêté interdisant tout rassemblement sur la voie publique dans le centre-ville bisontin, de 9 heures à 22 heures. Plusieurs autres restrictions s’appliqueront également dans l’ensemble du département.

5 novembre à Besançon : la CFDT et l’UNSA quittent la manifestation à 600 mètres du départ " pour des raisons de sécurité "

À l’occasion de la manifestation intersyndicale organisée jeudi 5 novembre à Besançon, la CFDT et l’UNSA ont décidé de quitter le cortège quelques centaines de mètres après son départ. Dans un communiqué publié vendredi 6 novembre, les deux organisations expliquent avoir pris cette décision après qu’une partie des manifestants a emprunté un itinéraire interdit par arrêté préfectoral.

Manifestation du 5 novembre dans le Doubs : un cortège dispersé à Besançon, sept interpellations

La journée de mobilisation intersyndicale organisée ce jeudi 5 novembre 2026 dans le Doubs a rassemblé 9 000 personnes à Besançon et 800 à Montbéliard, selon le bilan communiqué par la préfecture. À Besançon, le cortège s’est scindé en plusieurs groupes, entraînant des tensions dans le secteur de Battant. Sept personnes ont été interpellées et deux policiers blessés.

9.000 personnes se sont mobilisées ce jeudi 5 novembre à Besançon (chiffre préfecture)

Mise à jour régulière • L’appel à la mobilisation est général et de nombreux secteurs sont en grève ce 5 novembre 2026. À Besançon, le rendez-vous était donné à 14h00 à Battant. Si le cortège s'est d'abord dirigé vers la gare suite à l’appel de la CGT et de la CFDT, il s’est réorienté en direction du centre-ville après avoir appris que de jeunes étaient bloqués au niveau du pont Battant. Par ailleurs, le pont Robert Schwint a été bloqué par sept camions de CRS.

Mobilisation du 5 novembre à Besançon : le tribunal administratif rejette le recours de l’intersyndicale

Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de l’intersyndicale FO-FSU-Solidaires avec le soutien de la Ligue des Droits de l'Homme et de l’Union Syndicale Lycéenne tendant à obtenir la suspension de l’arrêté préfectoral du 4 novembre portant sur l’interdiction partielle de l’itinéraire de la manifestation prévue le 05 novembre 2026 à Besançon.

Recours déposé contre le préfet : les manifestants pourront-ils défiler au centre-ville de Besançon ce jeudi ?

À la suite de la "décision très tardive de la préfecture du Doubs" d’interdire une nouvelle fois à l’intersyndicale de manifester dans le centre ville de Besançon, cette dernière, avec le soutien de la Ligue des Droits de l'Homme et de l’Union Syndicale Lycéenne, a déposé un recours au tribunal administratif contre deux arrêtés préfectoraux du Doubs interdisant une manifestation prévue le jeudi 5 novembre 2026 en centre-ville de Besançon.

Perte d’autonomie : 20 % de seniors dépendants en plus en Bourgogne-Franche-Comté d’ici 2055 selon l’Insee

En Bourgogne-Franche-Comté un habitant sur trois a plus de 60 ans. 97 600 de ces seniors subissent aujourd'hui une perte d’autonomie. Si les tendances démographiques actuelles se poursuivent, leur nombre augmenterait de 20 % d'ici 2055 dans la région, soit 120.000, selon la dernière étude de l’Insee parue le 3 novembre 2026.

Cinq projets " à fort impact social et écologique " récompensés par la Région Bourgogne-Franche-Comté

Le lundi 2 novembre, à l’occasion de la Conférence régionale de l’Économie sociale et solidaire, Jérôme Durain, président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, a remis les prix aux lauréats de l’éditions 2026 de l’appel à projets de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS).

Grève du 5 novembre : où se dérouleront les manifestations en Bourgogne Franche-Comté ?

Après plusieurs semaines de mobilisation de la jeunesse, contre la vie chère et pour défendre de nombreuses revendications sociales et humanistes, l’intersyndicale appelle à une journée de grève et de mobilisation jeudi 5 novembre 2026. Des manifestations sont prévues dans plusieurs villes de France, notamment en Bourgogne-Franche-Comté. Voici les différents rendez-vous organisés dans la région.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 4.88C°
peu nuageux
le 08/11 à 19h00
Vent
1.61 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
92 %

Sondage