Insee : en Bourgogne-Franche-Comté 171.300 habitants échappent à la pauvreté grâce aux aides

Publié le 05/09/2024 - 16:23
Mis à jour le 05/09/2024 - 16:23

Dans une étude publiée le 5 septembre 2024, l’INSEE dévoile que 171.300 habitants de Bourgogne-Franche-Comté échappent à la pauvreté grâce au système de redistribution socio-fiscal, impôts et prestations sociales. 

 © Agathe Favreau
© Agathe Favreau

En 2021, 13 % des Bourguignons-Francs-Comtois vivent sous le seuil de pauvreté monétaire. Sans le système redistributif socio-fiscal, impôts et prestations sociales, ils seraient presque 20 % dans ce cas. La plupart de ceux qui échappent ainsi à la pauvreté perçoivent alors un revenu légèrement supérieur au seuil de pauvreté précise l’étude.

Avec des prestations ciblées, comme les allocations familiales, et un barème de l'impôt sur le revenu tenant compte de la composition des ménages, ce système soutient davantage les familles avec enfants.

Le taux de pauvreté monétaire régional est de 13,4 %

En 2021, 13,4 % des Bourguignons-Francs-Comtois, soit 357.200 personnes, vivent sous le seuil de pauvreté. Ce seuil est fixé à 60 % du niveau de vie médian national, soit 1.160 € par mois. Leur niveau de vie moyen est de 870 € par mois. Comparativement au niveau national, le taux de pauvreté atteint 14,9 %.

Par ailleurs, dans la grande région, 207.000 personnes ont un niveau de vie juste supérieur au seuil de pauvreté, compris entre 60 % et 70 % du niveau de vie médian. Ce niveau indique qu’ils ne sont pas considérés comme pauvres, "ils constituent ce qu’on appelle le halo de la pauvreté" précise l’Insee. Ils représentent 7,8 % de la population régionale, légèrement plus qu’au niveau national (7,5 %). Leur niveau de vie moyen est de 1.250 € par mois. Particulièrement exposées à la pauvreté, les familles monoparentales et les familles nombreuses sont très présentes dans ce halo.

Sans le système redistributif, près d’une personne sur cinq serait en situation de pauvreté explique encore l’étude. 

Le taux de pauvreté plus important dans l’urbain

À savoir que le niveau de vie des ménages "ne dépend pas que de leurs revenus d’activité ou de leurs revenus financiers" précise l’Insee. Il tient également compte "des allocations chômage, des pensions de retraite, et du système redistributif socio-fiscal (impôts et prestations sociales)". Sans ces effets redistributifs, selon elle, 521.600 personnes résidant dans la région vivraient sous le seuil de pauvreté et 174 900 dans le halo.

Après redistribution, le taux de pauvreté reste plus important dans l’urbain que dans le rural. Il dépasse par exemple les 20 % dans les grands centres urbains de Dijon, Besançon, Montbéliard et Belfort, et dans les centres urbains intermédiaires (villes denses de 5.000 à 50.000 habitants). 

Près d’un tiers des personnes échappe à la pauvreté

En Bourgogne-Franche-Comté, la redistribution permet à 171.300 personnes de ne plus être en situation de pauvreté. Près de deux tiers d’entre elles restent toutefois dans le halo, malgré une augmentation moyenne de leur niveau de vie de 350 € par mois. 

Pour le dernier tiers, l'Insee indique que l’effet des prestations sociales est plus important, leur niveau de vie augmente de 500 € par mois pour atteindre 1.470 € mensuels après redistribution. Les prestations sociales et le barème des impôts sur le revenu "jouent un rôle essentiel pour diminuer les inégalités de revenus entre les personnes" précise l'étude . Après redistribution, les 10 % de personnes les plus aisées ont un niveau de vie trois fois supérieur aux 10 % les plus pauvres, contre presque cinq fois avant.

© Insee

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