La Transjurassienne, un défi pour 2.421 skieurs

Publié le 10/02/2014 - 07:44
Mis à jour le 10/02/2014 - 07:44

Skis aux pieds et bonnets vissés sur la tête, 2.421 fondeurs se sont lancés à l’assaut du massif du Jura dimanche pour faire de Lamoura à Mouthe le parcours mythique de la Transjurassienne, deuxième plus grande course de ski de fond au monde.

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UNE COURSE MYTHIQUE

Des denses forêts de sapins enneigées aux petits villages de montagne, la Transjurassienne serpente sur 76 kilomètres depuis 35 ans. Pour l'édition 2014, les organisateurs ont cependant dû réduire le parcours à 70 km, faute d'enneigement suffisant.

Il passe notamment par Bois d'Amont, village du champion olympique de combiné nordique Jason Lamy-Chappuis et de son coéquipier Sébastien Lacroix, actuellement aux JO d'hiver de Sotchi.

"La Transjurassienne est une des courses de ski de fond les plus dures au monde car c'est un terrain qui monte et qui descend en fonction du relief, contrairement à la Marcialonga (Italie) ou la Vasaloppet (Suède), qui sont très plates", estime Antti Toivola, un Finlandais de 53 ans au départ de l'épreuve dimanche.

Seule course française inscrite sur le circuit Worldloppet, qui réunit les plus grandes courses longue distance de ski de fond, elle se place directement derrière la Vasaloppet suédoise (90 km environ).

Marine Hazard, jeune Parisienne de 22 ans, n'a pas manqué un rendez-vous depuis quatre ans. "La +Transju+, c'est une course mythique et c'est un défi physique et mental: au bout de 60 km, il n'y a plus beaucoup de parties de votre cerveau qui ont envie de continuer, mais vos jambes doivent avancer", raconte la jeune femme. Elle se rappelle les -22 degrés relevés au départ en 2013.

L'édition 2014 de la Transjurassienne, course d'élite et populaire à la fois, a accueilli 2.421 participants, âgés de 7 à 97 ans et venus de 28 pays différents. L'événement tient grâce à la participation de près de 1.000 bénévoles.

Le rendez-vous a aussi acquis ses lettres de noblesse grâce à son ambiance exceptionnelle. "Tout le long du parcours, dans les villages, les gens encouragent tous les participants en secouant des cloches de vache", raconte Marine Hazard, le regard brillant.

Une course mythique

"La Transjurassienne est une course mythique par son ambiance: 76 km qui traversent les petits villages enneigés du Doubs et du Jura, habités par l'esprit du nordique", renchérit le président de l'événement, Hervé Balland.

"Dans le massif du Jura, dès que la neige tombe, enfants comme seniors chaussent les skis, ça fait partie de la vie des gens", ajoute M. Balland, premier Français à avoir gagné la Transjurassienne, en 1991.

La tenue de la course, dont le budget global est de 650.000 euros, notamment financés par la Région Franche-Comté et les départements du Doubs et du Jura, a des retombées économiques importantes sur l'ensemble du secteur.

D'après une étude du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports sur l'édition 2009 de La Transjurassienne, son impact en terme de dépenses sur le secteur atteint 650.000 euros également, sans compter les effets indirects.

Au delà de ses retombées économiques directes, la Transjurassienne "attire 4.800 participants sur les différentes courses du week-end, dont 25% d'étrangers, qui découvrent le secteur et reviendront skier dans la région", souligne William Traschel, membre de l'organisation.

"Les gens viennent de loin et restent toute la semaine. C'est à nous de nous décarcasser pour qu'ils viennent et reviennent", confirme Jean-Paul Hannon, propriétaire de l'Hôtel club du Risoux à Bois d'Amont.

Il se réjouit d'héberger "un groupe de 35 Américains qui a besoin des 80 m2 d'une salle de fartage", et "six Espagnoles qui viennent tous les ans participer à la Transjurassienne, comme en pèlerinage".

Le Français Mathias Wibault a remporté dimanche cette 36e édition de la Transjurassienne. Chez les femmes, la Française Aurélie Dabudyk a remporté l'épreuve de 57 km.

(Source AFP)

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