Le collectif SolMiRé monte au créneau pour aider "les mineurs isolés" à Besançon

Publié le 10/10/2018 - 19:59
Mis à jour le 16/04/2019 - 09:47

Ce mercredi 10 octobre 2018 sur le site dit du « campement d’Arènes » à Besançon, le collectif SolMiRé a souhaité aborder le cas des mineurs isolés qu’ils jugent « rejetés par l’aide sociale à l’enfance »(ASE).
 

Pour le collectif, deux cas de figure se dessinent au campement d'Arènes à Besançon :

  • Le premier cas concerne quatre mineurs arrivés il y a une semaine (pour le premier arrivé) n'ayant pas été "pris en charge par le département".
  • Le deuxième cas concerne trois autres jeunes hommes "évalués comme étant majeurs par l'ASE" mais qui seraient toutefois "encore mineurs", selon des papiers retrouvés sur eux, explique le collectif qui précise que "l'ASE conteste ces papiers qu'elle considère comme étant des faux". Ces jeunes ont été expulsés du foyer de la Cassotte (FJT).

"Ils ont entrepris des démarches pour faire reconnaître leur minorité", explique Amélie, membre du collectif. "Quand la date anniversaire des 18 ans a été dépassée pour eux (Ndlr : l'ASE) ils sont mis à la porte. Ils ne sont plus pris en charge. Avant, il existait des dispositifs jusqu'à 21 ans, des contrats jeunes majeurs".

Ce que le collectif demande :

  • "Une évaluation immédiate des quatre mineurs avec le respect des cinq jours de prise en charge minimum afin de passer l'évaluation "
  • Que le département prenne en charge les jeunes mineurs qui arrivent tous les jours sur le site du campement d'Arènes.
  • Une attestation donnée par l'ASE stipulant que les jeunes "jugés majeurs" ne sont pas pris en charge afin de leur permettre d'aller à l'accueil de jour à Champrond pour manger le midi. "C'est une obligation de donner cette attestation", souligne Amélie.

"Je ne laisserai pas s'installer de campements illicites dans le Doubs"

Joël Mathurin, le préfet du Doubs, avait abordé en conférence de presse ce mardi 9 octobre 2018 le sujet des migrants dans le Doubs : "Je serai extrêmement vigilant à ce sujet cet hiver. Je ne laisserai pas s'installer de campements illicites dans le Doubs. Le département du Doubs doit continuer de prendre part dans la capacité d'accueil", avait -il expliqué.

Ce à quoi le collectif répond ce jeudi : "Nous souhaitons vivement que le préfet respecte cela. Nous ne souhaite pas que le campement existe. Nous venons juste pallier le fait que l'État n'intervienne pas par manque d'anticipation ou de budget soit disant. La ville dit que les capacités d'accueil sont suffisantes et , nous, on se pose la question de savoir pourquoi il y a tous ces gens à la rue... Nous souhaiterions rencontrer le préfet comme nous l'avions fait avec son prédécesseur pour faire remonter les problèmes".

Des rencontres sont prévues entre le collectif et l'ASE. "Il y aurait éventuellement ensuite un recours juridique appelé référé liberté par rapport à cette situation-là", explique Nadine, membre du collectif.

Info +

En parallèle, le collectif "veille informations jeunes isolés" a été créé en avril 2018 . "Ils nous ont alertés sur de nombreuses situations", précise le collectif. Ils ont une permanence tous les mercredi impairs à 17h dans la salle de réunion de la brasserie Granvelle à Besançon.

Société

Retraites, chômage, santé, énergie, école, auto… Ce qui change au 1er septembre 2026

Retraites, chômage, santé, énergie, école, rénovation énergétique, automobile et entreprises : le 1er septembre 2026 marque l'entrée en vigueur de plusieurs nouvelles règles en France. Certaines auront un impact direct sur les particuliers, tandis que d'autres concernent principalement les employeurs et les entreprises. Tour d'horizon des principaux changements.

Inondations au Népal : le Secours populaire lance un appel à la solidarité

Des inondations dévastatrices ont ravagé le Népal le 26 août dernier, laissant derrière elles des centaines de victimes, de blessés et de personnes disparues. Des milliers de familles, mais aussi des touristes se retrouvent aujourd’hui sans ressources, privés de logement et confrontés à une situation d’urgence. Pour venir en aide à la région et aux personnes sinistrées, le Secours populaire français lance un appel à la solidarité.

Errevet : un spectacle de vaches landaises sous la surveillance de Défense animale Belfort

Pour la deuxième année consécutive, la ville d’Errevet en Haute-Saône s’apprête à accueillir les 29 et 30 août 2026 un spectacle de vaches landaises. Un événement auquel s’oppose l’association Défense animale Belfort (DAB) qui, à défaut de n’avoir pu obtenir son annulation, malgré une pétition en ligne qui a recueilli plus de 26.000 signatures, dénonce sa tenue.

La Maison des Cimes de Matthias Marc et son épouse ouvre ce samedi à Malbuisson

Matthias et Hanna Marc ont choisi Malbuisson et les rives du lac Saint-Point pour ouvrir leur premier restaurant en Franche-Comté. La Maison des Cimes, un établissement qui réunit un hôtel de neuf chambres, un bistrot au feu de bois et un restaurant gastronomique. Ce dernier ouvrira ses portes le samedi 29 août 2026.

Belfort : cinq jours d’immersion militaire pour les nouveaux élèves de l’ESTA et des Huisselets

Du 24 août au 28 août 2026, les élèves de première année de l’École supérieure des technologies et des affaires (ESTA) et le lycée "Les Huisselets" réalisent une semaine d’immersion au sein du 1er régiment d’artillerie (RA) de Bourogne. Celle-ci marque le début de leur parcours scolaire sous le signe de l’engagement, de la cohésion et du dépassement de soi.

Haute-Saône : le préfet suspend l’expulsion de la mère de famille marocaine

Dans un communiqué du 19 août 2026, la préfecture de Haute-Saône explique suspendre provisoirement l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) visant une ressortissante marocaine domiciliée en Haute-Saône. Cette décision intervient alors que la procédure engagée par l’intéressée devant la justice administrative est toujours en cours.

Haute-Saône : une mère de six enfants placée en rétention avant son expulsion vers le Maroc

Arrivée en France en 2021, cette Marocaine de 40 ans, mère de six enfants âgés de 21 mois à 17 ans, a été placée en centre de rétention administrative alors qu’elle devait simplement se présenter au commissariat. Son avocat dénonce une expulsion précipitée, qui l’a empêchée de dire au revoir à ses enfants, restés en Haute-Saône avec leur père.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 21.94
couvert
le 02/09 à 11h00
Vent
0.65 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
65 %

Sondage