Le cycle menstruel rallongé de moins d'un jour après un vaccin contre la Covid-19

Publié le 08/01/2022 - 09:33
Mis à jour le 08/01/2022 - 09:33

Juste après avoir reçu un vaccin contre le Covid-19, le cycle menstruel des femmes, soit la période séparant le premier jour de deux règles, est rallongé de moins d’une journée en moyenne, un effet non grave et qui apparaît comme temporaire, selon une nouvelle étude parue jeudi 6 janvier 2022.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Juste après avoir reçu un vaccin contre le Covid-19, le cycle menstruel des femmes, soit la période séparant le premier jour de deux règles, est rallongé de moins d'une journée en moyenne, un effet non grave et qui apparaît comme temporaire, selon une nouvelle étude parue jeudi.La durée des règles elles-mêmes n'est pas affectée par la vaccination, selon ces travaux menés aux Etats-Unis sur près de 4.000 femmes.

Cette étude doit notamment permettre de rassurer celles ayant constaté des changements dans leur cycle après une injection de vaccin. Elle permettra aussi de pouvoir opposer des données claires et solides -- les premières sur la question -- aux peurs et fausses affirmations ayant circulé sur les réseaux sociaux.

  • Les résultats "sont très rassurants", a déclaré à l'AFP Alison Edelman, auteure principale de l'étude et professeure d'obstétrique et de gynécologie à l'Oregon Health & Science University.

"Nous ne trouvons pas de changement cliniquement significatif dans la durée du cycle menstruel associé à la vaccination contre le Covid-19", pose également l'étude, financée par les Instituts nationaux de santé (NIH) et publiée dans la revue Obstetrics & Gynecology.

  • Tout changement de durée inférieur à huit jours est classé comme normal par la Fédération internationale de gynécologie et d'obstétrique, rappelle-t-elle. Si un cycle s'étend généralement sur environ 28 jours, cette durée varie en effet d'une femme à l'autre, mais aussi chez une femme au cours de sa vie. La durée peut par exemple changer lors de périodes de stress.

Pour leurs travaux, les scientifiques ont analysé les données remplies par des femmes de 18 à 45 ans, et n'utilisant pas de contraception, sur une application servant à surveiller ses cycles (par exemple pour connaître ses périodes de fécondité), validée par l'Agence américaine des médicaments.

Ils ont étudié la durée des cycles de quelque 2.400 personnes vaccinées -- en majorité avec Pfizer (55%), mais aussi avec Moderna (35%) et Johnson & Johnson (7%). 1.500 personnes non vaccinées ont également été incluses dans l'étude comme point de comparaison.

Six cycles consécutifs ont été étudiés pour toutes les participantes, mais pour le premier groupe, une injection de vaccin était reçue durant le quatrième cycle.

Systèmes interconnectés

Résultats : entre les trois premiers cycles et le quatrième, une augmentation de durée a bien été constatée dans le groupe vacciné, mais de moins d'une journée (0,64 jour).

Pour le cycle au cours duquel était reçue la deuxième dose (le cinquième pour la majorité des participantes), l'augmentation était un peu plus prononcée, mais toujours de moins d'une journée en moyenne (0,79).

A quoi est dû ce changement ?

"Nous savons que les systèmes immunitaire et reproductif sont interconnectés", explique Alison Edelman.

Or les vaccins créent une réponse immunitaire forte. Cette réponse affecte l'axe hypothalamique hypophyso-ovarien, que la spécialiste décrit comme "l'autoroute de la communication entre le cerveau, les ovaires et l'utérus". Cet axe aide à réguler le cycle menstruel, ce pourquoi la chercheuse lui donne aussi le surnom d'"horloge corporelle".

Avec la vaccination, "vous libérez des protéines appelées cytokines, dont nous savons par d'autres maladies qu'elles peuvent dérégler cette horloge corporelle", explique-t-elle.

Le changement semble par ailleurs plus prononcé lorsque la vaccination est réalisée "tôt dans la phase folliculaire" (débutant au premier jour des règles et allant jusqu'au moment de l'ovulation).

En effet, en isolant les personnes ayant reçu les deux injections de Pfizer ou de Moderna lors de leur quatrième cycle -- et non sur deux cycles différents --, l'augmentation de la durée du cycle était cette fois de deux jours.

"Les individus ayant reçu deux doses de vaccin contre le Covid-19 au sein d'un même cycle semblent expérimenter une variation plus longue dans la durée de leur cycle, mais temporaire", détaillent les auteurs de l'étude. Chez ces personnes, au sixième cycle, la durée était de nouveau peu ou prou semblable à celle des trois premiers (le changement n'étant plus que de 0,17 jour).

Les scientifiques espèrent avoir rassemblé très prochainement davantage de données sur les cycles suivants pour confirmer ce retour à la normale. Ils collectent également des données au niveau mondial, afin de pouvoir différencier les effets de plusieurs vaccins.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Santé

Épidémies et grève des médecins : le système de santé régional sous tension en Bourgogne Franche-Comté

La région Bourgogne Franche-Comté traverse depuis plusieurs semaines une période de forte pression sanitaire, liée à la circulation de plusieurs virus hivernaux et à un mouvement de grève des médecins libéraux. L’Agence régionale de santé (ARS) affirme toutefois rester en capacité d’assurer la continuité des soins dans un communiqué du 9 janvier 2026.

Stimuler le cerveau sans chirurgie : un chercheur bisontin au cœur d’un ouvrage international

Un nouvel ouvrage collectif, Le Manuel de la stimulation cérébrale transcrânienne non invasive dans le domaine cognitif : méthodes, psychophysiologie, neuroamélioration et applications thérapeutiques, est paru le 8 décembre 2025 et dresse un état des lieux approfondi des connaissances et des perspectives dans le champ de la neuromodulation cérébrale. L’ouvrage est co-édité notamment par le professeur Vincent Van Waes, directeur du Laboratoire de Recherches intégratives en neurosciences et psychologie cognitive (UMR INSERM 1322) à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon.

Jobs d’été 2026 : le CHU de Besançon ouvre ses recrutements aux étudiants

Le CHU de Besançon lance sa campagne de recrutement pour les jobs d’été 2026. Comme chaque année, l’établissement hospitalier propose environ une centaine de remplacements destinés aux étudiants pendant la période estivale, qui s’étend du 15 juin au 30 septembre. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et jusqu’au 27 février 2026.

Épiphanie : la Brioche des rois d’Anne Sallé pour lâcher-prise…

L'anti-stress avec Anne Sallé • L’Épiphanie pointe le bout de son nez avec son parfum d’amandes ou de fleurs d'oranger, de beurre chaud et de convivialité. On tire les rois, on cherche la fève… c'est jouissif, mais il ne faudrait pas oublier l’essentiel : le plaisir simple d’être ensemble. Et si, dans notre quotidien souvent pressé, la galette devenait bien plus qu’une tradition gourmande : un véritable moment de bien-être comme Anne Sallé, notre coach anti-stress, vous y invite tant.

Les conseils de Valentine Caput : et si en 2026 on arrêtait de se prendre la tête avec son assiette ?

L'oeil de la diet' • En ce début d'année, les bonnes résolutions fleurissent : manger mieux, faire attention, perdre quelques kilos... Souvent avec beaucoup de bonne volonté et parfois un peu trop de sévérité... On fait le point avec notre nutritionniste Valentine Caput qui vous délivre les bons conseils pour débuter sereinement 2026. 
 

Qualité de l’air en Bourgogne Franche-Comté : une hausse des particules fines observée en cette fin d’année

Depuis plusieurs jours, la qualité de l’air se dégrade sous l’effet d’une hausse des concentrations en particules fines. Selon les informations d'Atmo Bourgogne Franche-Comté lundi 29 décembre 2025, "les concentrations en particules fines augmentent progressivement". Les conditions météorologiques actuelles expliquent en grande partie cette situation : un temps froid et sec favorise leur accumulation dans l’air, en limitant leur dispersion.

Don du sang : les réserves fragilisées par les fêtes de fin d’année

"Et si, cette année, le plus beau cadeau n’était pas sous un sapin ?" C’est par cette question que l’Établissement français du sang interpelle pour rappeler "que le plus beau des cadeaux c’est de donner" son sang surtout dans une période comme celles des fêtes de fin d’année où "la mobilisation est plus que jamais nécessaire". 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 3.94
légère pluie
le 12/01 à 12h00
Vent
0.66 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
93 %