Le gouvernement annonce l'assouplissement des conditions d'octroi des crédits immobiliers

Publié le 18/12/2020 - 08:11
Mis à jour le 18/12/2020 - 08:11

Jusqu’à 27 ans pour rembourser et un taux d’endettement relevé à 35%: le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé jeudi 17 décembre 2020 un assouplissement des règles du crédit immobilier, notamment pour aider les primo-accédants.

Bruno Le Maire ©EU2017EE Estonian Presidency, CC2.0 ©
Bruno Le Maire ©EU2017EE Estonian Presidency, CC2.0 ©

Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), qui associe entre autres le ministère de l'Économie et la Banque de France, a décidé jeudi d'assouplir les règles limitant l'octroi de crédits immobiliers, qui avaient été durcies il y a un an, pour limiter le surendettement des ménages.

La durée maximum d'endettement va ainsi passer de 25 à 27 ans, le taux maximum d'endettement sera porté à 35% contre 33% précédemment, et le volume de dérogation à ces règles passera de 15% à 20% de l'ensemble des crédits octroyés, a détaillé le ministre lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

Cet assouplissement vise à assurer plus de souplesse "en particulier pour les primo-accédants, pour garantir le dynamisme du marché immobilier", a défendu le ministre, précisant que les règles précédentes avaient fait preuve d'efficacité.

En effet, a-t-il expliqué, la part des crédits aboutissant à un taux d'endettement supérieur à 33% et celle des crédits dont la maturité était supérieure à 25 ans ont diminué de respectivement 7 et 4 points de pourcentage cette année.

Relevant cependant que "certaines banques n'ont pas respecté suffisamment les règles", qui étaient jusqu'à présent des recommandations, Bruno Le Maire a annoncé qu'il allait "dans les semaines qui viennent", avec la Banque de France et l'ACPR, le superviseur de la finance, définir "les modalités juridiques pour rendre ces dispositions contraignantes".

  • La part des crédits en dehors des clous n'a cependant pas été révélée.

Mercredi soir, le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau avait déjà ouvert la porte à un assouplissement, dans un entretien à Alternatives économiques.

"Je suis prêt à proposer un ajustement limité, raisonnable, de certains critères, mais à la condition qu'on garde clairement et fermement le cap: celui d'arrêter une dérive continue des conditions d'octroi, qui exposerait les ménages au risque de surendettement", avait-il déclaré.

Pression des professionnels

Selon une source proche du HCSF, ce revirement n'est pas à mettre sur le compte d'une baisse des crédits octroyés: "on a eu 20,2 milliards (d'euros) de crédits produits au mois d'octobre dernier, et si on part du mois de mars, en moyenne mensuelle de production, on est en train de talonner 2019 qui était une année absolument exceptionnelle".

En revanche, cet assouplissement devrait satisfaire les professionnels de l'immobilier, qui n'ont cessé ces derniers mois de mettre la pression sur les responsables pour les enjoindre de revoir leur copie, les règles bridant selon eux le secteur immobilier.

Interrogé par l'AFP, Jean-Marc Torrollion, président de la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim), a évoqué "un très bon signal" et "une réalité de terrain prise en compte", même si le relèvement du taux d'endettement à 35% aurait pu être placé encore un peu plus haut, selon lui.

Le durcissement de 2019 avait marqué un tournant pour les autorités financières, qui affichaient jusqu'alors leur sérénité face à un marché français du logement en plein essor, et provoqué la grogne de nombreux acteurs.

Il y a quelques jours, l'Association française de l'immobilier locatif (Afil), l'Association des professionnels des intermédiaires en crédit (Apic), la Fédération française des constructeurs (FFC), la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim), et le Syndicat national des professionnels de l'immobilier (SNPI) avaient envoyé une lettre dans laquelle ils faisaient état notamment d'une "hausse significative des taux de refus" de crédit, principalement pour les primo-accédants, qu'ils attribuaient aux "recommandations du HCSF" jugées "excessives".

(Source AFP)

Economie

Les Instants gourmands reviennent fin août à Besançon : 4 jours de saveurs et de musique à Granvelle

Du jeudi 27 au dimanche 30 août 2026, les Instants gourmands feront leur retour sur la promenade Granvelle à Besançon. Organisé par l’Office du commerce et de l’artisanat, l’événement proposera une nouvelle édition placée sous le signe de la gastronomie, des découvertes culinaires et des animations musicales.

Quel est le poids du secteur hôtels, cafés et restaurants en Bourgogne-Franche-Comté ?

Les Urssaf Bourgogne et Franche-Comté ont annoncé, mi juillet 2026, la publication d’un nouveau format d’analyse statistique consacré aux hôtels, cafés et restaurants (HCR) en Bourgogne–Franche-Comté. Cette première édition s’adresse aux acteurs économiques, aux décideurs et aux partenaires institutionnels de la région.

À Besançon, Le 52 lance son appel à candidatures pour sa boutique éphémère de Noël 2026

Le 52, espace dédié aux Industries Culturelles et Créatives porté par l'association Culture Action Bourgogne-Franche-Comté, situé rue Battant à Besançon, lance son appel à candidatures pour la boutique éphémère de Noël 2026. Les créatrices et créateurs émergents de Bourgogne-Franche-Comté ont jusqu'au 31 août 2026 à minuit pour déposer leur dossier.

Observatoire des prix des fruits et légumes 2026 : pourquoi les légumes coûtent toujours plus cher aux Français ?

Selon l’Observatoire des prix des fruits et légumes 2026 de Familles Rurales dont les derniers résultats ont été publiés jeudi 23 juillet 2026, l’accessibilité économique des produits recommandés pour la santé continue de se dégrader. Si les prix des fruits se stabilisent, ceux des légumes repartent fortement à la hausse. L’association appelle les parlementaires à agir pour faciliter l’accès à une alimentation saine.

Instagram : Louise Larue propose des ateliers pratiques à Besançon pour mieux communiquer autour de son entreprise

Louise Larue propose des stages destinés aux personnes souhaitant mettre en avant leur entreprise sur Instagram en septembre 2026. Elle s'adresse particulièrement aux entrepreneurs bisontins et de la région à travers des ateliers pratiques afin qu'ils maîtrisent mieux cet outil de communication devenu incontournable.

France Active Bourgogne et Franche-Comté fusionnent

Les associations France Active Bourgogne et France Active Franche-Comté donnent naissance à France Active Bourgogne-Franche-Comté, selon un communiqué du 1er juillet 2026. Cette nouvelle structure régionale entend renforcer son accompagnement des entrepreneurs engagés, des acteurs de l'économie sociale et solidaire (ESS) et des territoires en transition.

Canicule à Besançon ou comment les habitudes de consommation changent en ville

C’est à nouveau respirable depuis vendredi 17 juillet à Besançon après une semaine suffocante. Les Bisontines et les Bisontins ont-ils changé leurs habitudes pendant ces deux derniers épisodes caniculaires de 2026 ? Comment les commerçant(e)s s'adaptent-ils ? Nous avons rencontré six professionnels de l'alimentation à Besançon pour en parler.

“Et si on ouvrait un bar ?” À Besançon le pari de l’Apéro Club est devenu réalité

Ouvert depuis le 5 juin 2026 au 45 de la rue Bersot à Besançon, Apéro Club est le nouveau bar lancé par Barney Mougnard et son associé Jordan Guenot. Avec une offre axée sur des prix accessibles, des produits français et locaux, des planches apéritives et une ambiance conviviale, le lieu espère devenir l’endroit privilégié des Bisontins à l’heure de l’apéro.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 27.66
ciel dégagé
le 27/07 à 20h00
Vent
0.86 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
37 %

Sondage