Les "Alsthommes" manifestent à Saint-Ouen pour "se battre pour" Belfort

Publié le 27/09/2016 - 12:13
Mis à jour le 27/09/2016 - 12:13

Quelques centaines de salariés de l’usine Alstom de Belfort mais aussi d’autres sites du constructeur manifestaient bruyamment mardi 27 septembre 2016 en fin de matinée devant le siège du groupe à Saint-Ouen pour dire « non à la fermeture » et afficher leur détermination de « se battre » pour le maintien du site.

 ©
©

Au son des cornes de brume, des sifflets et des klaxons, les "Alsthommes", --un millier selon la CGT--, en vestes gris et rouge siglées "Alstom" ou portant des chasubles de couleur, affichaient tous un autocollant "Non à la fermeture", un message répété sur une grande banderole accrochée aux grilles.

300 manifestants belfortains

Parmi eux, environ 300 manifestants venus de Belfort à bord d'un TGV spécialement affrété, un "symbole", ainsi que 50 d'Ornans (Doubs) les ayant rejoints à Besançon, mais aussi des salariés venus d'autres sites. "Tous unis pour Alstom Belfort" proclamait une deuxième banderole. Présent à Saint-Ouen, le leader de la CGT Philippe Martinez a demandé à Alstom "d'écouter les salariés". "Pour l'instant, on n'a pas entendu la direction dire +on ne fermera pas+, Alstom et le gouvernement se renvoient la balle", a dit M. Martinez devant la presse, en ajoutant qu'il "est encore temps d'annoncer le maintien du site".

"Le premier en situation critique, c'est Belfort mais tous sont menacés"

Ingénieur au bureau d'études de Belfort depuis huit ans, Marion Faverger se félicite que ses collègues d'Ornans, Valenciennes, La Rochelle, Le Creusot et Reichshoffen soient présents, et que même des collègues d'un site italien soient en grève. "Ca montre que tous les sites d'Alstom sont solidaires. Le premier en situation critique, c'est Belfort mais tous sont menacés", dit-elle.

Son collègue Gilles Moncelet, aussi ingénieur au bureau d'études depuis huit ans, "a le sentiment qu'Alstom a la volonté d'asphyxier les sites français". "Rien n'obligeait Alstom à construire les 800 locomotives en Inde", observe-t-il, en référence à un contrat signé avec New Delhi.

"C'est il y a deux ans qu'il fallait faire le travail"

Technicien chargé des essais, Nicolas Letellier, 49 ans et 26 ans d'ancienneté à Belfort, est fataliste. Les efforts du gouvernement pour faire plier Alstom? "J'espère mais je ne crois pas tellement (...) C'est il y a deux ans qu'il fallait faire le travail", dit-il.

Les salariés d'Alstom sont appelés à faire grève mardi et à manifester au siège du groupe, alors que le gouvernement poursuit les discussions pour tenter de sauver l'usine de Belfort. Le constructeur a annoncé début septembre son intention de transférer sa production à Reichshoffen, à 200 kilomètres.

(Source : AFP)

alstom belfort

Le syndicat FO Alstom s’inquiète de l’avenir du site dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron

Le syndicat central FO Alstom exprime ses inquiétudes sur l’avenir d’Alstom depuis son mariage ferroviaire avec Siemens dans une lettre ouverte au président de la République. Depuis le 27 septembre 2017,  Siemens est entré au capital d’Alstom à hauteur de 50 % dans le cadre d’un rapprochement « entre égaux ». L’État français n’est pas actionnaire du groupe. 

Le plan de sauvetage d’Alstom Transport confirmé par Bruno Le Maire

Suite à une rencontre avec les élus locaux et le préfet du Territoire de Belfort ce vendredi 4 août à Bercy, le ministre de l’Économie a déclaré qu’au-delà du plan de sauvetage, il était nécessaire de réfléchir à des mesures à plus long terme pour définir une véritable stratégie industrielle pour le groupe Alstom.

La SNCF confirme la commande de 15 TGV à Alstom

Le conseil d’administration de SNCF Mobilités a approuvé ce jeudi 23 février 2017  la commande au constructeur Alstom de 15 rames TGV, annoncée en octobre par le gouvernement pour sauver le site de Belfort, a indiqué la SNCF

Alstom : des élus demandent à François Hollande “d’user de toute son influence pour déclencher les commandes”

Dans une lettre ouverte datant de ce mardi 21 février 2017 au président de la République François Hollande, quatre élus du Territoire de Belfort lui demandent de « rassurer » les salariés d’Alstom en usant « de toute son influence pour déclencher » les commandes citées dans le plan de sauvetage de l’État. Une lettre qui prépare la visite du président à l’usine de Belfort ce mercredi 22 février.

Economie

Haut-Doubs et Nord vaudois : un projet touristique transfrontalier soutenu par l’Europe

Le projet transfrontalier ”Passerelles”, porté conjointement par le Syndicat Mixte du Mont d’Or (SMMO) en France et l’Association pour le Développement du Nord vaudois (ADNV) en Suisse, a été retenu dans le cadre du programme Interreg France-Suisse 2021-2027, financé par l’Union européenne.

La Bourgogne – Franche-Comté met son écosystème d’innovation à l’honneur à VivaTech 2026

Du 17 au 20 juin 2026, la Région Bourgogne-Franche-Comté participera à Viva Technology, le principal salon européen consacré à l’innovation. Aux côtés de la French Tech BFC et de l’Agence Économique Régionale Bourgogne-Franche-Comté (AER BFC), elle disposera d’un pavillon régional destiné à valoriser les entreprises innovantes et les atouts du territoire.

Préfecture de BFC : une adresse dédiée pour signaler les impacts économiques de la crise au Moyen-Orient

La préfecture de la région Bourgogne–Franche-Comté a annoncé vendredi 5 juin 2026 la mise en place d’une adresse électronique dédiée au suivi des conséquences économiques liées à la crise au Moyen-Orient. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes dans la région et de possibles répercussions sur les activités des entreprises françaises.

Inclusion bancaire : le Crédit Agricole Franche-Comté célèbre les 20 ans du dispositif Passerelle

Le Crédit Agricole Franche-Comté a célébré jeudi 4 juin 2026 à Besançon les 20 ans du dispositif Passerelle, une initiative dédiée à l’accompagnement des personnes confrontées à des difficultés financières et sociales. Créé dans la continuité du modèle mutualiste de la banque régionale, ce dispositif vise à favoriser l’inclusion bancaire et sociale sur le territoire.

Les 24H du Temps remontent les aiguilles pour une 12e édition vintage à Besançon

L’évènement devenu incontournable dédié à l’horlogerie et aux savoir-faire Les 24H du Temps reviendra les 20 et 21 juin 2026 dans le quartier Granvelle à Besançon. Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole et Catherine Barthelet, vice-présidente chargée du projet de territoire, ont présenté l’ambition de la nouvelle présidence de développer davantage la filière horlogère sur le territoire ainsi que les grands rendez-vous de l’évènement.

La 3e édition du Printemps de l’IA fait son retour à la CCI de Besançon

Après une édition 2025 ayant réuni 200 participants, 21 exposants et 21 intervenants, le Printemps de l’IA revient le 11 Juin à la CCI à Besançon pour une journée dédiée aux transformations concrètes de l’intelligence artificielle dans l’industrie à destination des professionnels uniquement.

Seize start-ups de la Région Bourgogne Franche-Comté au salon parisien VivaTech 2026

Du 17 au 20 juin 2026, la Région Bourgogne-Franche-Comté, aux côtés de la French Tech BFC et de l'Agence Économique Régionale Bourgogne-Franche-Comté (AER BFC), participera à Viva Technology, le plus grand rendez-vous européen dédié à l’innovation. 16 start-ups se rendront également sur place.

Le Numérique : le futur totem de la tech’ bisontine prend forme à Planoise

Débuté en novembre 2025, les travaux du bâtiment Le Numérique à Planoise vont bon train. L’équipement, porté par Grand Besançon Métropole en partenariat avec sa société publique locale Territoire 25, a pour ambition d’accueillir entreprises, étudiants, habitants, associations et structures de formation dès l’automne 2027. Une visite de chantier a été organisée mardi 2 juin 2026 pour constater l’évolution des travaux.

Fermetures de magasins Okaïdi : la boutique du centre-ville Besançon est-elle concernée ?

L’enseigne de prêt-à-porter pour enfants Okaïdi a annoncé, mardi 26 mai 2026, un vaste plan de restructuration prévoyant jusqu’à 290 suppressions de postes et la fermeture d’environ 60 magasins en France. Cette réorganisation s’inscrit dans le cadre du redressement judiciaire engagé par sa maison mère, IDkids. À Besançon, toutefois, le magasin du centre-ville n’est pas concerné par ces mesures.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.45
couvert
le 08/06 à 03h00
Vent
1.04 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
87 %

Sondage