Maison d'arrêt de Besançon : pas assez de sécurité pour la nouvelle unité sanitaire de 600 m2 et pour le transport des détenus…

Publié le 25/01/2018 - 11:01
Mis à jour le 16/04/2019 - 10:55

Suite à un mouvement national, après l’agression de plusieurs agents en France, la grogne se poursuit du côté des surveillants pénitentiaires à 100% en grève ce jeudi 25 janvier 2018 et cela depuis le début de la semaine à Besançon. De nombreux problèmes de fonctionnement sont constatés par les surveillants comme la nouvelle unité sanitaire ou encore le transport des détenus. Ce mercredi, les CRS sont intervenus afin de lever le piquet de grève et de faire rentrer des camions de nourriture, d’équipement médical et l’enlèvement des poubelles. Aucun personnel pénitentiaire n’était alors présent dans l’enceinte du bâtiment.

"Nous sommes 87 surveillants à la maison d'arrêts de Besançon alors qu'on devrait être 93. Il manque six agents", explique Roger Sergeant, surveillant pénitentiaire et représentant syndical CGT. Concernant le manque de places en prison, Besançon n'est pas en reste "Nous avons 330 détenus pour 280 places effectives". Les propositions du gouvernement ne correspondent pas aux besoins selon les syndicats : "2.000 personnes devrait être employées en un an en France alors qu'on nous en propose 1.100".

Gendarmes et policiers assurent la surveillance des détenus depuis mardi 16h00 : "nous sommes solidaires de leur cause", lance un agent de police.

Des problèmes de sécurité à Besançon

"Nous ne sommes plus en sécurité. Les détenus ont de plus en plus de droits tandis que nous en avons de moins en moins", nous précise-t-on. "Les agressions, c'est tous les jours que cela soit physique ou verbal…"

Une "prime d'agression"

Annoncé par le gouvernement la "prime d'agression" de 1400 euros révolte les surveillants : "alors pour gagner plus, il faut se faire agresser ?" demande ironiquement un surveillant "Et bien je préfère ne rien toucher".  

Une unité sanitaire de 600m2 à Besançon sans personnel en plus

"Le 14 février prochain, une nouvelle unité sanitaire de 600 m2 va voir le jour. Elle sera deux à trois fois plus grande que celle existante et aucun personnel en plus ne sera recruter", explique Rémy Croissant, représentant SNP FO. Cette unité sanitaire regroupe : les prises de médicaments, les radiographies, le dentiste, l'unité psychologique… Un autre problème s'ajoute à cela. Le personnel médical s'inquiète de du manque de surveillants pour leur sécurité et du matériel médical jugé "inadéquate" : du matériel mobile est fourni au lieu de matériel fixe pouvant éviter certaines agressions.

Du personnel en moins pour l'extraction judicaire

Un agent du pôle régional d'extraction judicaire s'inquiète de "la minimisation du niveau de comportement d'un détenu". En résumé, un détenu est classé en fonction de sa dangerosité. Cette dernière sera donc "minimiser". Un détenu partira donc au tribunal "avec deux agents au lieu de trois. Nous revendiquons le droit du port d'armes", explique un surveillant.

La grève se poursuit se vendredi dans l'attente de nouvelles mesures.

Social

Au lycée Germaine Tillion de Montbéliard, les personnels dénoncent une crise durable

Une réunion intitulée ”Présentation du dispositif d’accompagnement du collectif” s’est tenue le 18 juin 2026 au lycée Germaine-Tillion de Montbéliard. Cette rencontre intervenait à la suite de plusieurs événements ayant marqué l’établissement au cours des quatre dernières années, dont les plus récents sont le mouvement lycéen et la grève des enseignants survenus à la fin du mois de mai.

Transport urbain : la CGT dénonce une nouvelle mission confiée aux conducteurs de bus à Besançon

La CGT s’oppose à une nouvelle consigne mise en place par la direction concernant les conducteurs de bus. Selon le syndicat, l’entreprise prévoit de vérifier, à travers des ”clients mystères”, que les conducteurs interpellent les voyageurs qui montent à bord sans valider leur titre de transport.

Refugee Food Festival 2026 à Dijon : quand la gastronomie française s’ouvre au monde…

Du 18 au 20 juin, le Refugee Food Festival revient à Dijon pour sa 7ème édition. Pendant trois jours, des cuisiniers réfugiés et des chefs locaux se rencontrent en cuisine pour imaginer des plats inédits et célébrer une France ouverte. Cette édition est parrainée par la cheffe étoilée Manon Fleury et l'actrice, autrice et réalisatrice Aïssa Maïga. 

Franche-Comté : le SE-Unsa réclame un véritable statut pour les AESH et appelle à envoyer une carte postale au ministre

Le SE-Unsa de l’académie de Besançon appelle, dans un communiqué du 9 juin 2026, à une amélioration significative du statut des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Le syndicat souligne l’importance croissante de ces personnels depuis la loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances des personnes en situation de handicap.

Des collectes de don du sang dans toute la région en prévision de la période estivale

À l'approche de l'été, l’Établissement français du sang Bourgogne-Franche-Comté alerte sur “un défi récurrent, continuer à collecter du sang“. Les donneurs se faisant plus rares en période estivale, plusieurs collectes de don de sang, de plasma et de plaquettes seront organisées  du 12 au 20 juin en Bourgogne-Franche-Comté dans le cadre de la journée mondiale des donneurs de sang (14 juin). 

À Bellevaux, une fille de résidente dénonce des chambres collectives ”indignes” sur fond de tensions sociales

Alors qu’un nouveau préavis de grève est annoncé le 8 juin 2026 au centre de gérontologie du site Bellevaux, à Besançon, une série de courriers adressés aux élus par Danièle Secrétant, fille d’une résidente du centre de long séjour, met en lumière ses critiques sur les conditions d’hébergement de certaines personnes âgées dépendantes. Dans ses textes adressés notamment au conseil départemental du Doubs, elle évoque des conditions qu’elle juge ”mauvaises, je pourrais même écrire, indignes”, écrit-elle.

Un nouveau préavis de grève à Bellevaux et une alerte sur les conditions de travail en Ehpad

Les syndicats FO Bellevaux et Unsa Santé & Sociaux public et privé ont déposé un nouveau préavis de grève pour le lundi 8 juin 2026 sur le site de Bellevaux du CHU de Besançon. Parallèlement, ils ont adressé un courrier d’alerte à l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté ainsi qu’au Département du Doubs pour dénoncer la situation dans les Ehpad et réclamer des mesures immédiates.

Arrêté anti-mendicité à Besançon : plus de 500 personnes mobilisées contre la décision du maire

VIDÉO • Plus de 500 personnes (entre 600 et 700 selon l'organisation) se sont réunies ce lundi 1er juin à Besançon pour protester contre l’arrêté anti-mendicité signé par le maire vendredi 29 mai et appliqué avec effet immédiat. Élus d’opposition, travailleurs sociaux et militants ont dénoncé une mesure jugée "politique" et accusée de "criminaliser la pauvreté".

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 34.32
ciel dégagé
le 23/06 à 12h00
Vent
3.06 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
40 %

Sondage