Municipales : l'hypothèse d'un second tour en juin refait surface...

Publié le 13/05/2020 - 15:48
Mis à jour le 13/05/2020 - 15:48

Avec le déconfinement, l’hypothèse de la tenue fin juin du second tour des élections municipales refait surface, mais le gouvernement reste prudent et s’en remet à l’avis du Conseil scientifique qui doit dire d’ici le 23 mai si les conditions sanitaires sont réunies.

Le Premier ministre a annoncé que les conseils municipaux élus au premier tour des municipales le 15 mars dernier vont entrer en fonction le 18 mai et pourront tenir leur réunion d’installation. Quid des 4.750 communes qui sont besoin d’un second tour ? Prévu initialement le 22 mars, ce second tour des municipales a été reporté in extremis au lendemain du premier tour, en raison de la crise sanitaire.

L'enjeu est celui de la relance économique en sortie de crise du coronavirus, pour laquelle les communes auront un rôle central.

L'autre hypothèse, défendue par l'Association des maires de France (AMF) est celui d' un report du vote en septembre, sans attendre le mois d'octobre évoqué dans un premier temps par le gouvernement.

Jugée irréaliste il y a encore quelques semaines, la possibilité de l'organiser avant l'été retrouve des partisans avec la reprise partielle de l'activité.

"Si on est capable d'ouvrir les écoles, les collèges, les lycées, les commerces, je ne vois pas au nom de quoi le deuxième tour ne pourrait pas se tenir en juin", si "les conditions sanitaires le permettent", plaide le patron des députés LR, Christian Jacob.

Des élus municipaux, comme Stéphane Le Foll, maire PS sortant du Mans, considèrent également que si l'on peut rouvrir les écoles et commerces, "on doit pouvoir organiser le deuxième tour en juin".

Selon un élu des Hauts-de-France, l'hypothèse d'un second tour le 28 juin aurait même la préférence du chef de l'Etat et du Premier ministre, désireux de clore l'épisode des municipales. "Ils se disent que s'ils refont tout le processus à l'automne, le premier tour sera encore pire que le 15 mars" pour les macronistes, soutient un autre élu nordiste.

Relancer l'investissement local

Le gouvernement se retranche pour sa part derrière l'avis du Conseil scientifique, à la suite duquel Edouard Philippe doit remettre "au plus tard le 23 mai" un rapport au Parlement qui déterminera si le second tour peut avoir lieu en juin, comme prévu par la loi d'urgence sanitaire du 23 mars. Dans le cas contraire, une nouvelle date devra être fixée en accord avec le Parlement.

Arrivé lui-même en tête avec 43,6 % des voix au premier tour au Havre, le Premier ministre a cependant montré sa volonté d'accélérer le mouvement. Le gouvernement a ainsi donné son feu vert mardi à l'installation dans les prochains jours des conseils municipaux élus dès le premier tour.

L'alternative qui se profile est la suivante: soit on vote fin juin, pour le second tour uniquement, dans les quelque 5.000 communes où le 1er tour n'a pas été conclusif. Soit on refait les deux tours à l'automne dans cette catégorie de communes.

Sans écarter totalement l'hypothèse de juin, le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, plaide pour que le second tour puisse se tenir "dans la deuxième quinzaine de septembre". Une proposition "tout à fait raisonnable" selon Christian Jacob, si le scrutin ne peut se tenir en juin.

Les équipes municipales doivent se mettre au travail dans les meilleurs délais pour préparer le rebond de l'économie, soutient l'AMF qui rassemble la quasi-totalité des 35.000 maires de France.

Environ 70 % de la commande publique émanent des collectivités, notamment des communes et des intercommunalités dans le secteur du BTP. Et le second tour concerne en particulier les grandes villes où les nouvelles équipes doivent pouvoir lancer les chantiers.

Les maires sortants -parfois battus ou qui ne se représentaient pas-, dont le mandat a été prolongé, n'ont pas nécessairement la légitimité pour engager de nouveaux projets.

Gérard Larcher (LR), président du Sénat, chambre des territoires, joue également la prudence: "Les conditions sanitaires indiqueront la possibilité d'organiser ou pas un second tour en juin", a-t-il fait valoir mardi sur Europe 1: "On a la loi et on aura l'avis du Conseil scientifique".

Retrouvez les listes du premier tour et les résultats complets de l'élection municipale de votre commune...

[elections-post titre="Municipales 2020" description="Retrouvez les résultats de votre commune"]

municipales 2020 Besançon

Inéligibilité : le président du Mouvement FC fait appel du jugement rendu par le Tribunal administratif  

Le tribunal administratif de Besançon a jugé Jean-Philippe Allenbach « inéligible » pendant ces 18 prochains mois a-t-on appris dimanche 14 mars 2021. Le président du Mouvement Franche-Comté ne pourra donc pas se présenter ni aux élections régionales ni présidentielles. Il fait appel de cette décision.

Vivez en direct le conseil municipal d’installation

Diaporama • L’heure est historique pour Besançon. Après trois mandats et 19 ans à la tête de Besançon, Jean-Louis Fousseret va laisser son siège à la première femme-maire de Besançon qui sera également la toute première maire écologiste. Après le rappel des résultats, les  55 nouveaux conseillers municipaux éliront ensuite Mme la Maire.

Anne Vignot : “Besançon est entrée dans les grandes villes qui ont pris l’option de la transition”

Entretien • Elue maire de Besançon, Anne Vignot revient sur sa victoire au second tour de l’élection municipale. Dans un style bien à elle, s’éloignant volontairement des clichés traditionnels des « hommes politiques », elle souhaite avancer rapidement et sûrement sur plusieurs dossiers : la gestion post-crise, la relance économique ou encore la rentrée scolaire. Rencontre. 

Besançon se réveille en vert : Anne Vignot l’emporte de 566 voix

Première écologiste et première femme maire de Besançon.  Anne Vignot a remporté d’une courte tête à 566 voix la mairie de Besançon avec 43,83% des suffrages, dimanche, devant le candidat LR Ludovic Fagaut (41,61% 10.579 voix) et le marcheur Eric Alauzet (14,55% 3.700 voix). L’abstention frôle les 61 %
 

Politique

Dominique Voynet poursuit sa tournée de “grande écoute” dans le Doubs

La députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet, poursuit en juin 2026 sa démarche de "grande écoute" engagée à l’automne dernier. Cette initiative vise à rencontrer les habitants de sa circonscription, en particulier ceux résidant dans les secteurs les plus éloignés de sa permanence située à Besançon.

“Avec nos blessés” : Ludovic Fagaut et Rémi Bastille courent aux côtés de 1.500 militaires du Doubs

VIDÉO • Comme chaque année depuis une décennie, les unités militaires du Doubs ont organisé ce samedi 5 juin une journée de cohésion et de solidarité en faveur des blessés de l’armée de Terre dans le centre-ville de Besançon. À cette occasion, près de 1.500 participants ont pris part à une course de 5 kilomètres reliant La Rodia à la place de la Révolution. Parmi eux figuraient notamment Rémi Bastille, préfet du Doubs, et Ludovic Fagaut, maire de Besançon, venus soutenir l’initiative.

La Confédération paysanne du Doubs boycotte une table ronde avec Annie Genevard

La Confédération paysanne du Doubs a annoncé qu’elle ne participerait pas à la table ronde consacrée à la ”souveraineté alimentaire”, organisée vendredi 5 juin 2026 en présence de la ministre de l’Agriculture, du préfet du Doubs et de représentants de Terre Comtoise.

Cadmium : Dominique Voynet, seule députée franc-comtoise présente lors du vote à l’Assemblée

Les députés étaient appelés à se prononcer mercredi dernier sur une proposition de loi portée par les écologistes visant à réduire la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Le texte prévoit un abaissement progressif du seuil autorisé à 40 mg/kg dès 2027 puis à 20 mg/kg à partir de 2030, contre 90 mg/kg actuellement. Cette trajectoire est plus ambitieuse que celle envisagée par le gouvernement, qui prévoyait d’atteindre ces objectifs seulement en 2038.

Orientation : la Bourgogne-Franche-Comté formalise son engagement avec la signature de la charte du SPROTLV

La Région Bourgogne-Franche-Comté a réuni, jeudi 21 mai 2026 à l’Hôtel de Région de Besançon, les acteurs du Service public régional de l’orientation tout au long de la vie (SPROTLV) pour une matinée consacrée à la signature officielle de la charte d’engagement du dispositif.

Arrêté anti-mendicité à Besançon : plus de 500 personnes mobilisées contre la décision du maire

VIDÉO • Plus de 500 personnes (entre 600 et 700 selon l'organisation) se sont réunies ce lundi 1er juin à Besançon pour protester contre l’arrêté anti-mendicité signé par le maire vendredi 29 mai et appliqué avec effet immédiat. Élus d’opposition, travailleurs sociaux et militants ont dénoncé une mesure jugée "politique" et accusée de "criminaliser la pauvreté".

La nouvelle préfète de région, Violaine Démaret, en visite de terrain pour la première fois dans le Doubs

Pour sa première visite officielle dans le Doubs, ce lundi 1er juin 2026, la nouvelle préfète de Bourgogne-Franche-Comté et préfète de Côte-d’Or, Violaine Démaret, s’est rendue à Besançon, notamment à la Citadelle, afin de rencontrer les acteurs institutionnels du territoire mais aussi la presse locale. L’objectif : prendre connaissance des dossiers locaux, échanger avec le préfet du Doubs Rémi Bastille, les élus locaux et les parlementaires.

Annie Genevard empêtrée dans une polémique après un déjeuner organisé par Vincent Bolloré

L’ancienne députée du Doubs et ex-maire de Morteau est actuellement au coeur d’une polémique après sa participation à un déjeuner organisé par Vincent Bolloré et avec une figure de la propagande Pro-Poutine et un conseiller économique de Jordan Bardella. L’information a été révélée par le journal Le Monde le 26 mai 2026. Depuis, la ministre a été sommée de s’expliquer par le Premier ministre Sébastien Lecornu qui l’a contacté mercredi matin pour lui demander des explications.

Propos racistes et haineux : les réactions après la démission de Franck Bernard de GBM

Au lendemain du conseil communautaire, Grand Besançon Métropole a indiqué ce vendredi 22 mai 2026, que le désormais ex-conseiller communautaire, Franck Bernard, avait informé le président, Ludovic Fagaut, de sa démission. Une décision qui n’a pas manqué de faire réagir plusieurs représentants locaux.

Grand Besançon : scandale au conseil communautaire après la découverte de propos racistes tenus par le vice-président RN Franck Bernard…

Mise à jour - Ludovic Fagaut attend la lettre de démission de l'élu • Lors du dernier conseil communautaire de Grand Besançon Métropole qui s’est tenu ce 21 mai 2026, plusieurs élus, dont Anne Vignot, la présidente sortante, ont fait remonté l’information dévoilée par le Ch'ni selon laquelle le vice-président Franck Bernard est l’auteur d’un compte Facebook aux propos haineux et racistes.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.19
partiellement nuageux
le 08/06 à 00h00
Vent
1.42 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
100 %

Sondage