Procès de l'amiante chez Alstom Belfort : jugement le 5 mai 2017

Publié le 08/03/2017 - 17:51
Mis à jour le 09/03/2017 - 10:50

La cour d’appel de Besançon rendra le 5 mai 2017 son jugement sur le droit de salariés d’Alstom à Belfort à être indemnisés pour avoir été exposés à l’amiante durant leur carrière, a-t-on appris ce mercredi 8 mars 2017 auprès de l’un de leurs avocats.

La cour a mis son jugement en délibéré au 5 mai, à la suite de l'audience tenue mardi, a indiqué le cabinet de Me Anne Lhomet. Elle était saisie par 18 cadres qui avaient été déboutés en décembre 2015 par le conseil de prud'hommes de Belfort (Territoire-de-Belfort) de leur demande d'indemnisation d'un "préjudice d'anxiété" pour exposition à l'amiante, au motif de la prescription des faits.

Le début d'une vague plus importante...

Ce groupe de plaignants n'est que le début d'une vague bien plus importante, puisque 1.650 salariés et anciens salariés réclament des dommages et intérêts, de 15.000 ou 30.000 euros selon les cas, pour exposition à l'amiante entre 1960 et 1985 sur le site Alstom Belfort. Or les prud'hommes de Belfort, qui étaient invités en 2016 à se prononcer sur plusieurs des dossiers, avaient décidé de surseoir à statuer, dans l'attente du jugement en appel pour les cadres.

"Le verdict de la cour d'appel sera donc très important", a exposé Me Lhomet, qui défend par ailleurs 885 salariés adhérents de la Fnath (Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés).

Le débat se concentre pour l'instant sur la prescription des faits. L'action en justice a été lancée en 2014 et Alstom estime qu'elle se situe hors délai, car celui-ci s'arrêterait à juin 2013, en référence à une loi de juin 2008 qui ramène à cinq ans la prescription de droit commun. Les avocats des salariés estiment au contraire que le délai courait jusqu'à mai 2015, soit cinq ans après l'arrêt de la Cour de cassation reconnaissant le préjudice d'anxiété.

Info +

Dans le cas des 18 cadres, les prud'hommes de Belfort avaient donné raison au groupe Alstom, dans une décision de décembre 2015. En revanche, l'an dernier, leurs homologues de Mulhouse (Haut-Rhin) avaient condamné le groupe à verser 10.000 euros de dommages et intérêts à une ancienne salariée. Le site Alstom de Belfort, aujourd'hui partagé entre le groupe français et l'américain General Electric, a été classé "site amiante" en 2007.

(Source : AFP)

Justice

Incendie de Crans-Montana : un ex-responsable de la commune fait valoir son droit au silence

Un ancien responsable de la station de ski suisse de Crans-Montana que le parquet valaisan devait entendre ce mercredi 8 avril 2026 dans le cadre de l'enquête sur l'incendie meurtrier du bar survenu la nuit du nouvel an a fait valoir son droit au silence, en attendant d'avoir accès au dossier, a indiqué son avocat à l'AFP.

Affaire Avenir Fermetures à Saint-Vit et Rioz : des clients lésés face à des liquidations judiciaires

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Procès Zepeda pour l’assassinat de Narumi Kurosaki : de nouvelles recherches sur un ADN inconnu

Dix ans après la disparition d'une étudiante japonaise à Besançon, la cour d'assises du Rhône a demandé mercredi 18 mars 2026 à la police de tenter d'identifier un ADN trouvé sur son oreiller, accédant à la demande des avocats de son ex-petit ami chilien Nicolas Zepeda, rejugé pour assassinat.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 20.58
ciel dégagé
le 09/04 à 18h00
Vent
0.38 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
49 %