Ski : la préfecture du Jura perd la bataille du parking face aux Suisses

Publié le 03/02/2021 - 07:02
Mis à jour le 03/02/2021 - 07:31

+ réaction du préfet du Jura •

Le tribunal administratif de Besançon a suspendu mardi 2 février 2021 un arrêté pris par le préfet du Jura qui interdisait l’accès à un parking situé sur le territoire français mais desservant la station de ski suisse de la Dôle.

 ©
©

Le préfet du Jura n’a pas commenté la décision de justice, mais il a mis en avant l’introduction par le gouvernement d’un « cadre complété et renforcé sur les relations transfrontalières depuis ce week-end ».

« Le pouvoir règlementaire a donné les moyens de contrôler et organiser les flux« , s’est-il réjoui . « Nous allons tirer parti de ce cadre règlementaire qui nous permet d’organiser la suite« .

  • Vendredi, le gouvernement avait imposé de détenir une attestation de test PCR négatif pour toute entrée sur le territoire en provenance d’un pays de l’UE. Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, avait précisé que la mesure s’appliquait également à la Suisse.

Se considérant "pris en otage", selon les termes de Gérard Produit, chargé du tourisme à la région de Nyon (Suisse), la société Télé-Dôle, exploitant les remontées mécaniques de la station, l'école de ski de la Dôle et le chalet de Cuvaloup, restaurant situé sur les pistes, contestaient en référé la décision du préfet, David Philot.

Une propagation du virus facilité ?

Celui-ci avait pris cet arrêté dès le 29 décembre 2020, et l'avait renouvelé jusqu'au 3 février.Il estimait que l'accès à ce parking moderne, refait en 2020 et disposant de 650 places, "aurait pour effet de faciliter grandement des regroupements de personnes" et "aurait pour conséquence sanitaire de faciliter la propagation de l'épidémie de Covid-19".   

"Le virus affecte le département du Jura davantage encore que le reste du territoire de France métropolitaine", faisait-il également valoir. Jugeant que le préfet avait commis une "erreur d'appréciation", le tribunal administratif a considéré au contraire que la fréquentation du parking par les skieurs n'était pas de nature "à augmenter de manière significative la circulation du virus Covid 19 dans le département du Jura".

Le tribunal a relevé "l'absence de tout espace confiné dans le parking en plein air" et pointé que "l'activité pratiquée sur le domaine skiable exclut en principe tout contact direct ou de type manuporté".

"La société Télé-Dôle avait fourni un protocole qui permettait de prendre en compte le contexte sanitaire et d'ouvrir la station dans de bonnes conditions, comme le droit suisse le permet", a indiqué Amandine Dravigny, l'avocate des requérants.

"Je pense que l'interdiction était générale et absolue, alors qu'on pouvait
prendre des mesures moins strictes", a-t-elle poursuivi.

(AFP)

Justice

Bébés congelés en Haute-Saône : la mère reconnaît le double infanticide

Une femme d’une cinquantaine d’années a reconnu être à l’origine de la mort de deux nourrissons dont les corps ont été découverts dans un congélateur à Aillevillers-et-Lyaumont en Haute-Saône par l'un de ses enfants le 10 février 2026. Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a confirmé ces éléments lors d’une conférence de presse tenue jeudi 12 février 2026.

Frédéric Péchier maintenu en prison dans l’attente de son procès en appel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a examiné ce mercredi 11 février 2026 la demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre dernier pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. La chambre a décidé du maintien en détention de Frédéric Péchier dans l’attente de son procès d’appel. 

Frédéric Péchier veut sortir de prison pour préparer son procès en appel

"La détention est un obstacle à la préparation de mon procès" en appel, a déclaré mercredi 11 février 2026 l'ex-anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, condamné à perpétuité pour l'empoisonnement de trente patients, dont 12 mortels, lors d'une audience judiciaire où il a demandé sa remise en liberté.

Incendie à Crans-Montana : un plaignant réclame la récusation des procureures chargées de l’enquête

L'avocat du père d'une victime de l'incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse, a réclamé vendredi 6 février 2026 la récusation des procureures chargées de l'enquête, qu'il accuse de "grave manquements".

Incendie mortel à Crans-Montana : “pas un seul instant nous ne pensons pas aux victimes”, assure le co-propriétaire

Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station suisse de Crans-Montana, a assuré vendredi 6 février 2026 que le couple ne passait "pas un seul instant" sans penser aux victimes du drame, qui a fait 41 morts et 115 blessés.moretti

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée ce mercredi par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée ce mercredi 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

Besançon : 15 ans de réclusion pour le meurtre d’un Bosniaque sur fond de trafic de drogue

Un homme de 20 ans a été condamné mercredi à 6 février 202615 ans de réclusion pour le meurtre d'un quadragénaire bosniaque à Besançon en 2023 sur fond de trafic de drogue, des faits commis alors qu'il était mineur, a-t-on appris auprès des avocats impliqués.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.09
légère pluie
le 21/02 à 00h00
Vent
4.19 m/s
Pression
1028 hPa
Humidité
89 %