Suppression du ticket de caisse : une si bonne idée pour les consommateurs ?

Publié le 11/04/2023 - 17:01
Mis à jour le 01/08/2023 - 10:21

Depuis quelques mois, les commerçants posent une nouvelle question une fois l’achat accompli : "vous voulez le ticket ?". Si dans un souci écologique, cette question est parfaitement utile, pour les consommateurs, ce ne serait pas une si bonne nouvelle… Quatre questions à Jean-Pierre Courtejaire, président de l’UFC Que choisir du Doubs.

Quelle est l’origine de cette mesure et quelle en est la date d’effet ?

Jean-Pierre Courtejaire : "La fin de l’impression systématique du ticket de caisse découle de la loi AGEC (anti-gaspillage et économie circulaire) du 10 février 2020. Initialement prévue à partir du 1er janvier 2023, sa mise en œuvre a été reportée une 1ère fois au 1er avril, puis une 2ème fois au 1er août, le gouvernement considérant qu’en présence d’une inflation de l’ordre de 15% dans les rayons, le ticket de caisse est un repère pour beaucoup de consommateurs, d’où la décision de le garder le temps de « passer le pic de l’inflation »."

Quelles sont les justifications de cette disposition ?

Jean-Pierre Courtejaire : "Près de 30 milliards de tickets de caisse sont imprimés chaque année en France. L’objectif affiché est de réduire la production de déchets et donc l’impact environnemental. La fin de l’impression systématique débouchera sur le développement des supports dématérialisés (SMS, courriel…).

Mais les commerçants devront demander à leurs clients s’ils souhaitent un ticket papier, formalité pas toujours respectée ! A noter que plus de la moitié des Français demeurent attachés au papier. Accessoirement, a été mis en avant le fait que le contact avec des substances contenues dans les tickets imprimés pouvait nuire à la  santé."

Quelles réserves peut-on émettre ?

Jean-Pierre Courtejaire : "La dématérialisation du ticket avec envoi de SMS ou de courriel nécessite la collecte de coordonnées du client, qui peuvent conduire le commerçant à les utiliser à d’autres fins, notamment pour la prospection commerciale. Si la prospection porte sur des produits similaires à ceux achetés, le consommateur n’a pas à donner son accord préalable.La CNIL rappelle qu’il n’est pas obligatoire de créer un compte fidélité chez le commerçant pour recevoir ses tickets de caisse.

Sur un plan écologique, certains spécialistes estiment que l’impression d’un ticket de caisse émet moins de gaz à effet de serre que sa dématérialisation."

Quelle est la position de l’UFC Que Choisir par rapport à cette mesure ?

Jean-Pierre Courtejaire : "Lors de son AG fédérale en novembre 2021, notre association a voté une motion mettant en évidence les dangers de cette disposition par rapport aux droits des consommateurs. La fin de l’impression automatique du ticket de caisse n’aboutira t ’elle pas à sa suppression par défaut ?

Ce ticket est utile à plus d’un titre : preuve d’achat, support pour mobiliser la garantie, justificatif en cas de demande de remboursement ou d’échange. Il est aussi une référence importante en période d’inflation pour suivre l’évolution de ses dépenses. L’UFC Que Choisir invite les consommateurs attachés à leur ticket de caisse à le solliciter régulièrement dès leur passage en caisse, afin que ce droit ne tombe pas en désuétude."

 

1 Commentaire

Quel est le problème ? On peut toujours avoir son ticket, le seule différence est qu'on peut le refuser !
Publié le 11 avril 2023 à 18h43 par grlulu • Membre

Un commentaire

Laisser un commentaire

Economie

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Il n’y aura pas de vaches montbéliardes au Salon de l’agriculture 2026 à Paris

Le président de Montbéliarde Association, Samuel Carrey a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 sur Ici Besançon que les vaches montbéliardes ne participeront pas au prochain Salon international de l’agriculture, prévu à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Comme pour plusieurs autres races bovines, notamment les limousines, landaises, parthenaises et charolaises, cette absence est liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Psychopraticienne à Mamirolle, Laura Vieille a transformé une épreuve de vie en vocation

Victime d’un AVC à 13 ans, Laura Vieille est aujourd’hui psychopraticienne et a ouvert son cabinet à Mamirolle le 1er septembre dernier, liant ainsi son vécu personnel à une pratique professionnelle. La jeune femme s’est spécialisée autour du trauma et des étapes de vie difficiles. 

ESTM Pigier à Besançon : formations, portes ouvertes et job dating au programme !

PUBLI-INFO • Spécialiste des formations en alternance, l’ESTM Pigier de Besançon multiplie les initiatives à destination des futurs étudiants, du post-bac au Bac+5. Nouvelle formation diplômante, journée portes ouvertes et plusieurs job dating rythmeront notamment l’année 2026, qui s’annonce particulièrement dynamique pour l’établissement.

La station de Métabief veut créer des “passerelles” entre le Haut-Doubs et la Suisse…

Dans la continuité de son master plan signé le 14 octobre dernier, une autre démarche a été entreprise avec la Suisse : celle de renforcer les liens pour mieux travailler ensemble. Pour ce faire, le syndicat mixité du Mont d’Or (SMMO) a déposé un projet baptisé "Passerelle" dans le cadre du programme Interreg France-Suisse. Une réponse sera donnée au mois de mai 2026. L’occasion d’en savoir un peu plus avec le directeur du SMMO, Guillaume Thiériot.

Mercosur : face au risque politique, Emmanuel Macron choisit de dire non malgré des concessions “incontestables”

Dans un communiqué diffusé dans la soirée du jeudi 8 janvier 2026, Emmanuel Macron a tranché. Malgré les concessions "incontestables" de Bruxelles, la France votera "contre" l'accord commercial avec le Mercosur, un choix qui ne bloquera pas le traité et qui l'expose à un procès en perte d'influence, mais qui devrait permettre de sauver le gouvernement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.55
couvert
le 15/01 à 09h00
Vent
1.55 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
91 %