Voeux du Grand Besançon sous le signe des Jeux olympiques... Rencontre avec Florence Masnada et Stéphane Traineau

Publié le 10/01/2018 - 21:07
Mis à jour le 17/04/2019 - 08:36

A l’occasion des vœux du président du Grand Besançon et maire de Besançon Jean-Louis Fousseret mercredi 10 janvier 2018 au palais des sports, Florence Masnada, double médaillée olympique en ski alpin et Stéphane Traineau, directeur des équipes de France de judo et double médaillé olympique, et Denis Masseglia, président du comité national olympique et sportif français, sont venus célébrer le 50e anniversaire du passage de la flamme olympique à Besançon

En 1968, Florence n'était pas née et Stéphane n'avait que 2 ans. Quelques années plus tard, ils prouveront au monde entier leur talent sportif respectivement dans le ski alpin et le judo. Nous avons profité de cette occasion pour rencontrer Florence Masnada et Stéphane Traineau, tous les deux médaillés des Jeux Olympiques.

Quel est votre plus beau souvenir de Jeux olympiques ?

Florence : "Les médailles, car c'est un moment fantastique ! J'ai eu la chance de faire des jeux en France en 1992 à Albertville et d'avoir une médaille, mais on s'en rend compte plus tard : deux jours plus tard, Carole Merle a également été médaillée, je l'ai vu monter sur le podium et j'ai dit -C'est génial !- et mon entraineur m'a dit : -non, mais il y a deux jours c'était toi en fait- et c'est là que j'ai vraiment réalisé. Six après en 1998 aux Jeux olympiques à Nagano, j'ai obtenu ma seconde médaille et j'en ai beaucoup plus profité, car c'était mes derniers jeux."

Stéphane : "Bien sûr ce sont les médailles, mais entre mes jeux à Atlanta et ceux de Sydney, ce sont les jeux de Sydney qui m'ont le plus marqué parce que je savais que c'était les derniers, c'était une médaille de bronze. C'était bien, j'étais à ma place. En plus de cela, le lendemain de cette médaille, David Douillet gagnait son deuxième titre olympique et rentrait dans l'Histoire en tant que plus grand judoka de tous les temps. Ça a été un moment très particulier et très fort. Et paradoxalement, mes premiers J.O en 1988 à Séoul sont aussi un de mes plus beaux souvenirs, car c'était les derniers jeux à échelle humaine : en tant qu'athlète, on avait notre accréditation pour notre jeu, mais on pouvait aussi aller voir les autres sports. C'était la dernière fois. Après Séoul, les athlètes devaient payer pour se balader. À l'époque, il y avait cette proximité avec les jeux très forte, ce n'était pas encore les jeux business." 

Aujourd'hui, quel est votre rapport à vos sports respectifs ?

Florence : "Aujourd'hui, j'adore toujours le ski, j'en fais toujours plein l'hiver, d'ailleurs je suis ravie avec toutes ces chutes de neige ! Et je commente les courses de ski pour Eurosport. J'enseigne un petit peu le ski, je participe à des séminaires dans des stations autour de chez moi à Aix-les-Bains, je vais également aller en Chine, etc." 

Stéphane : "Le rapport avec le judo était un peu distendu pendant quelques années, mais depuis 2 mois, j'ai repris du service en tant que directeur des équipes de France. Le jeu est un sport de contact et je suis revenu au contact avec le premier objectif de Tokyo, mais surtout  avec l'objectif avec Paris 2024. Ma mission sera de préparer ce grand moment."

Infos +

  • Le maire et président du Grand Besançon a déclaré au début de son discours des voeux être "fier de ses sportifs et les soutient, à l'image de nos joueuses de handball qui évoluent en compétition européenne et donc certaines, comme leur gardienne, Catherine Gabriel  ont été sacrées championnes du monde le 17 décembre dernier".
  • Jean-Louis Fousseret a profité de la venue de Denis Masseglia pour lui demander de faire venir la flamme olympique lors de Paris 2024. Le président du comité olympique a accepté de "faire remonter" la suggestion...
  • Une trentaine d'anciens athlètes qui avait participé aux Jeux olympiques de Grenoble en 1968 était également au palais des sports ce mercredi soir. Ils étaient équipés de la flamme olympique de l'époque (voir diaporama).

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