Info traffic à Besançon

Newsletter

Tenez-vous au courant de nos dernières actualités !

Mon compte

Abandon de la LGV Rhin-Rhône ? Marie-Guite Dufay se dit "stupéfaite" et écrit à la SNCF et à l'Etat

Image d'illustration ©archives - cliquez sur l'image pour agrandir

Après l'annonce de l'avenir incertain de l'exploitation de la LGV Rhin-Rhône dans un article du site Les Echos publié le 23 juillet 2014, Marie-Guite Dufay dit être "stupéfaite" et "conteste formellement les bases sur lesquelles les scénarios ont été établis"...

Publicité

Dans l'article des Echos, trois scénarios sont proposés "pour sauver le TGV" alors que la SNCF est actuellement en période de réflexion concernant la pérennisation du TGV : "la direction a présenté aux membres du conseil d’administration trois scénarios exploratoires basés sur un horizon à dix ans, dont deux scénarios extrêmes" indique le site. Parmi les trois possibilités, l'abandon de l'exploitation Rhin-Rhône.

"Présidente d’une Région qui a financé à hauteur de 216 millions d’euros, sur un total de plus de 2,5 milliards d’euros, la première phase de la LGV, et Présidente de l'association Trans Europe TGV qui a su mobiliser l'ensemble du territoire pour y faire entrer la grande vitesse", Marie-Guite Dufay "conteste formellement" les bases sur lesquelles ces scénarios ont été établis. Elle ajoute que "C’est méconnaître la montée en charge progressive mais réelle de la fréquentation de cette nouvelle ligne, qui approche les 10 millions de voyageurs par an, après un peu plus de deux ans d'exploitation, alors qu'Eurostar a mis plus de 20 ans à franchir ce cap. Sa fréquentation internationale (plus de 20% de la clientèle) en fait l'un des maillons essentiels de la carte ferroviaire européenne".

Elle a saisi mardi 29 juillet 2014, par écrit, le Président de la SNCF et le secrétaire d'Etat aux transports pour en appeler à la responsabilité collective. La nouvelle loi ferroviaire prévoit en effet une gouvernance équilibrée entre l'Etat, les collectivités locales, les gestionnaires et les exploitants du réseau, pour réguler le marché ferroviaire  au service de l'intérêt général.

Les réactions du côté de l'UDI

Selon Philippe Gonon, vice-président de l'UDI 25, "Ce serait porter un coup terrible à notre territoire que d’être obligé de prendre un TER pour se raccorder aux grandes lignes TGV, les seules rentables." Selon lui, cette "affaire" déclenche trois réflexions :

  • "Dans la bataille du rail qui s’engage, la dimension Bourgogne Franche-Comté est manifestement insuffisante car la ligne Rhin Rhône déborde largement le cadre géographique de notre future petite entité régionale puisqu’elle concerne aussi l’Alsace et Rhône Alpes. Le cadre qui sera demain le notre est déjà dépassé en terme de transports."
  • "Il faut pour discuter face au binôme RFF/SNCF, une autre dimension économique que celle d’une petite région ( plus petit PIB de France) , même regroupée, pour s’opposer à des choix de ces puissantes citadelles publiques . La région Centre Est ou Grand Est seraient certainement plus adaptées à ces bras de fer."
  • "Le prolongement vers le sud est implicitement condamné financièrement par ces réflexions, de même que l’extension vers le nord."
Philippe Gonon indique également qu'"Il faut des à présent une autre politique de transport qui développera la ligne TGV Rhin Rhône, qui affirmera son rôle essentiel par ses prolongations Nord / Sud et qui n’hésitera pas à ouvrir des négociations avec des opérateurs privés pour exploiter cette ligne avec des rames pouvant être achetées par des entités régionales : un service régional TGV du grand est et du Centre Est."  Il ajoute que "Sans cette nouvelle approche, la Franche Comté reculera de 30 ans dans la gestion de ses flux de voyageurs et de fret"
Enfin le vice-président de l'UDI 25 considère que "Si la menace de fermeture de la ligne se précisait : quid de la zone d’Auxon à coté d’une gare TGV qui n’atteint pas ces objectifs. Pas d’entreprises, moins de voyageurs et d’échanges ; tout est lié. Quel avenir pour ces 100 000 mètres carrés d’une zone toujours vide depuis 2011 et dont la vocation a déjà changé de nature ? La réponse est simple : il conviendrait de la transformer en une grande réserve naturelle dédiée à la protection d’une espèce en voir de disparition dans notre région: l’homo economicus."




Alexane

Votre météo avec

Evénements de FRANCHE-COMTÉ

Lun, 8 Janvier 2018h
BGE Franche-Comté - Besançon
Sam, 27 Janvier 2018h
IUT BESANCON-VESOUL - Vaivre-et-Montoille