"A bout", les personnels des maisons de retraite font grève

Publié le 30/01/2018 - 07:30
Mis à jour le 16/04/2019 - 15:41

Ils se disent « cassés », « usés », « à bout ». Des personnels au chevet des personnes âgées sont en grève mardi pour réclamer davantage de moyens afin de s’occuper « dignement » des aînés, une mobilisation nationale inédite. En Franche-Comté, la mobilisation s’annonce importante dans les 120 EHPAD de la région. Plusieurs rassemblement sont organisés dont un en début d’après-midi à Besançon. 

©damien poirier ©
©damien poirier ©

A l'appel d'une large intersyndicale (CGT, CFDT, FO, Unsa, CFTC, CFE-CGC et SUD), avec le soutien de l'association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) et de plusieurs associations de retraités, des débrayages sont prévus dans des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et dans des services d'aide et de soins à domicile. Des rassemblements sont également organisés sur tout le territoire. A Paris, il est prévu à 14H00 devant le ministère des Solidarités et de la Santé, où une délégation doit être reçue.

 "Il n'y aura pas un grand rassemblement unique mais une diversité de petites mobilisations", avaient annoncé jeudi à la presse des représentants de l'intersyndicale, car "il est nécessaire d'assurer la continuité des soins et de ne pas abandonner les aînés".

  •  À Besançon, la CGT des retraités appelle l'ensemble des retraités, familles, résidents, salariés… au rassemblement prévu par l'intersyndicale à 14 heures le 30 janvier devant l'hospice de Bellevaux, qui sera suivi d'une manifestation.

 Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a annoncé sa participation au rassemblement parisien. "Je peux vous assurer qu'il y aura du monde", a pour sa part prédit le leader de la CGT, Philippe Martinez. Depuis plusieurs mois, les personnels réclament "davantage de moyens humains pour plus de dignité".

En 2017, une centaine de grèves dans des Ehpad ont été recensées, dont la plus médiatique, aux Opalines à Foucherans (Jura), a duré près de trois mois.

"On a entre 12 et 15 toilettes à faire par matinée, on n'a plus de temps d'écoute, de sorties... Ceux qui peuvent encore marcher, on les met dans un fauteuil, ça va plus vite. Pour faire manger les résidents, c'est un à chaque bras", avait témoigné jeudi Sandrine Ossart (CGT), aide-soignante depuis 26 ans, "à bout". Pour elle, cette journée de mobilisation "attendue depuis dix ans" sera l'occasion "de dire qu'on est cassés, usés". Des témoignages similaires sont apparus sur twitter avec le mot-dièse #balancetonEhpad.

 La 'cage' est belle 

En octobre déjà, des représentants syndicaux avaient adressé une lettre à Emmanuel Macron pour lui signaler une "situation explosive". A quelques jours de la grève, ils avaient obtenu un rendez-vous à l'Elysée lundi avec une conseillère du président, "mais il a été annulé vendredi", a affirmé à l'AFP Bruno Lamy (CFDT).

Deux revendications dominent: l'application d'un ratio d'un agent par résident, contre 0,6 en moyenne actuellement, et l'abrogation d'une réforme contestée de la tarification, qui prévoit de faire converger progressivement jusqu'en 2023 les dotations aux Ehpad publics et privés.

Cette dernière va "aggraver davantage la situation financière des Ehpad publics" et conduire à des "suppressions de postes", affirment les grévistes.

50 millions d'euros supplémentaires

En urgence, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé le déblocage de 50 millions d'euros supplémentaires, fléchés par les agences régionales de santé (ARS) en direction des établissements en difficulté. Une somme jugée insuffisante par les syndicats.

En déplacement vendredi dans un établissement de la région parisienne, elle a regretté une forme d'"Ehpad bashing", disant vouloir "rassurer les familles". Des enquêtes de satisfaction seront menées auprès des résidents en 2019. Près de 600.000 personnes vivent aujourd'hui dans l'un des 7.200 Ehpad, selon le ministère de la Santé, et quelque 400.000 personnes y travaillent.

 "Mon établissement en lui-même est bien conçu, récent. La cage est belle. Cependant les oiseaux sont-ils si heureux que cela ?", témoignait récemment Paul, 90 ans, résident d'un Ehpad. Dans un mail adressé à la Fédération nationale des associations de personnes âgées et de leurs familles (Fnapaef), ce nonagénaire dépeint "un manque de temps du personnel" qui équivaut "au quotidien à une carence de parler, de présence et de geste". "Nous ne trouvons pas à qui parler pour demander quelque chose ou dire ce qui ne va plus", conclut-il, solidaire de la mobilisation.

(Avec AFP)

Santé

Qualité de l’air : Atmo Bourgogne Franche-Comté rappelle les gestes simples pour limiter la pollution au quotidien

À l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air, mercredi 14 octobre 2026, Atmo Bourgogne-Franche-Comté rappelle l’importance de préserver l’air respiré à l’extérieur comme à l’intérieur des logements. Transports, chauffage, produits ménagers ou encore ventilation : plusieurs habitudes du quotidien peuvent contribuer à limiter la pollution et ses effets sur la santé.

La cure de raisin, bonne ou mauvaise idée ? Notre diététicienne nous répond !

Chaque automne, elle revient : la fameuse cure de raisin. Pendant un, deux, voire plusieurs jours, certains ne consomment plus que du raisin, avec la promesse de "détoxifier" l’organisme, de mettre le système digestif au repos et de retrouver de l’énergie. Vraiment ? Notre diététicienne Valentine Caput, nous éclaire !

Participez au challenge inter-organisme du don du sang 2026 avec l’UMLP !

Quoi de 9 • Parce que donner son sang est essentiel, tous les moyens de le rappeler à celles et ceux  qui peuvent le faire est à saisir. C'est dans cette optique qu'est organisée une compétition solidaire, le challenge interorganisme du Don du sang.
L'Université Marie et Louis pasteur participe à cette 11 ème édition et souhaite également la relayer  auprès du plus grand nombre.

À Besançon, la Ville appelle les personnes à risque à se faire vacciner contre la Covid-19 et la grippe

À l’approche de la saison hivernale, la direction Santé publique de la Ville de Besançon recommande aux personnes les plus exposées aux formes graves de la grippe et de la Covid-19 de se faire vacciner. Médecins, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes et centre de vaccination municipal peuvent assurer cette vaccination.

Octobre Rose : se réconcilier avec son corps et réapprendre à l’écouter

Octobre Rose, mois dédié à la sensibilisation au cancer du sein et au bien-être des femmes, pointe le bout de son nez. À cette occasion, Anne Sallé, notre coach bien-être spécialiste en gestion du stress, vous propose une série en quatre volets consacrée à l'art de prendre soin de soi. Premier arrêt de ce parcours automnal : la réconciliation avec son corps.

Besançon : au CHU, 20 patientes défilent pour changer le regard sur le cancer du sein

Dans le cadre de la campagne de sensibilisation au cancer du sein Octobre rose, le CHU de Besançon organise la troisième édition de Tapis rose, un défilé de mode de patientes atteintes ou en rémission d’un cancer du sein mercredi 29 septembre 2026 à 18h30 dans le hall de l’hôpital Jean-Minjoz.  

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.54C°
partiellement nuageux
le 15/10 à 05h00
Vent
1.45 m/s
Pression
1028 hPa
Humidité
90 %

Sondage