Alstom : des milliers de personnes défilent à Belfort lors d'une journée "ville morte"

Publié le 24/09/2016 - 16:25
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:42

Plusieurs milliers de personnes défilaient ce samedi 24 septembre 2016 à partir de 14 heures dans les rues de Belfort pour tenter de sauver le site historique d’Alstom, à l’occasion d’une journée « ville morte » où la majorité des commerçants ont fermé boutique en signe de solidarité avec les salariés du fabricant de TGV.

 ©
©

De 3.500, selon la police, à 5.000 personnes, selon la mairie, avaient rejoint le cortège qui s'est élancé de la place de la Résistance derrière une double banderole proclamant "Tous unis pour Alstom Belfort" et "Soutien aux Alsthommes". En tête du défilé se trouvaient une délégation de salariés d'Alstom et une autre composée de dizaines d'élus locaux, notamment Marie-Guite Dufay, la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, portant leur écharpe tricolore. "Nous ne sommes pas décidés à courber l'échine, l'histoire de Belfort s'est faite dans la Résistance!" s'est exclamé au micro Damien Meslot, maire (LR) de cette ville de 50.000 habitants, sous les applaudissements nourris de la foule.

 "Nous demandons au PDG (du groupe industriel) et au gouvernement de donner les commandes nécessaires à la survie du site", d'où est sorti le premier TGV en 1971, et où 400 emplois sont menacés sur 480 au total. "Nous sommes engagés dans un bras de fer que nous allons gagner!" a lancé de son côté Pascal Novelin, délégué CGT du site industriel, lui aussi très applaudi.

Un futur pour Alstom ?

"Des perspectives, il y en a: le Grand Paris, le TGV du futur, le développement du fret et du ferroutage, plutôt que de mettre des bus sur la route comme l'a fait (l'ancien ministre de l'Économie Emmanuel) Macron", a ajouté le syndicaliste, soulignant que l'entreprise n'avait "aucun souci financier". Sur le trajet de la manifestation, la quasi-totalité des boutiques indépendantes avaient baissé leur rideau en solidarité avec les manifestants, et arboraient sur leur vitrine des affiches "Soutien aux Alsthommes", distribuées par la municipalité. Selon la mairie, environ 80% des commerçants avaient suivi ce mot d'ordre de fermeture de 14H00 à 15H00. Seules certaines enseignes nationales étaient restées ouvertes. "On ne perd rien en fermant une heure, par contre on perdra beaucoup si Alstom s'en va", a résumé Lucette, la patronne d'un bureau de tabac qui a suivi volontiers ce mot d'ordre. Il s'agit de la deuxième journée de mobilisation importante à Belfort, après une première manifestation le 15 septembre, qui avait rassemblé quelque 2.000 personnes en soutien à l'usine installée depuis 1879 dans la ville.

(AFP)

alstom belfort

Le syndicat FO Alstom s’inquiète de l’avenir du site dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron

Le syndicat central FO Alstom exprime ses inquiétudes sur l’avenir d’Alstom depuis son mariage ferroviaire avec Siemens dans une lettre ouverte au président de la République. Depuis le 27 septembre 2017,  Siemens est entré au capital d’Alstom à hauteur de 50 % dans le cadre d’un rapprochement « entre égaux ». L’État français n’est pas actionnaire du groupe. 

Le plan de sauvetage d’Alstom Transport confirmé par Bruno Le Maire

Suite à une rencontre avec les élus locaux et le préfet du Territoire de Belfort ce vendredi 4 août à Bercy, le ministre de l’Économie a déclaré qu’au-delà du plan de sauvetage, il était nécessaire de réfléchir à des mesures à plus long terme pour définir une véritable stratégie industrielle pour le groupe Alstom.

La SNCF confirme la commande de 15 TGV à Alstom

Le conseil d’administration de SNCF Mobilités a approuvé ce jeudi 23 février 2017  la commande au constructeur Alstom de 15 rames TGV, annoncée en octobre par le gouvernement pour sauver le site de Belfort, a indiqué la SNCF

Alstom : des élus demandent à François Hollande “d’user de toute son influence pour déclencher les commandes”

Dans une lettre ouverte datant de ce mardi 21 février 2017 au président de la République François Hollande, quatre élus du Territoire de Belfort lui demandent de « rassurer » les salariés d’Alstom en usant « de toute son influence pour déclencher » les commandes citées dans le plan de sauvetage de l’État. Une lettre qui prépare la visite du président à l’usine de Belfort ce mercredi 22 février.

Economie

Le groupe haute-saônois ABEO rachète 60 % de Hurricane Group, spécialiste des sports urbains

Le groupe ABEO poursuit son développement dans l'univers des sports urbains. L'entreprise a annoncé, ce mardi 4 août, l'acquisition de 60 % du capital de Hurricane Group, société montpelliéraine reconnue pour l'organisation du FISE et la conception d'infrastructures dédiées aux disciplines urbaines.

Où prendre un petit-déjeuner à Besançon ?

INFOS PRATIQUES • Le réveil a sonné un peu trop tard ? Ou une envie de troquer la routine matinale contre une pause gourmande ailleurs que chez soi ? À Besançon, de nombreux établissements ouvrent leurs portes dès tôt le matin pour accueillir les amateurs de petit-déjeuner. Du traditionnel café-croissant aux formules plus généreuses et élaborées, voici une sélection d'adresses pratiques où savourer un petit-déjeuner à Besançon.

Bourgogne-Franche-Comté : l’Anis de Flavigny incarne le savoir-faire confiseur régional

Alors que les vacances d’été se poursuivent, les Confiseurs de France valorisent les spécialités qui font la richesse du patrimoine gourmand français. En Bourgogne-Franche-Comté, l’Anis de Flavigny figure parmi les produits emblématiques de cette tradition confiseuse. Fabriquée selon un savoir-faire ancestral, cette spécialité témoigne de l’attachement de la région à un patrimoine culinaire reconnu.

Un DSI externalisé made in Besançon : ADTC veut rapprocher les PME de leur stratégie numérique

Depuis le 30 juin 2026, ADTC propose à Besançon et en Bourgogne-Franche-Comté de gérer les systèmes d'information dans les PME et collectivités ne pouvant se permettre d'employer une personne à plein temps à ce poste. Alexandre Duffait ingénieur bisontin de formation et diplômé en management des systèmes d'information nous explique.

Comment la municipalité de Besançon peut-elle envisager le commerce sous temps de canicule ?

Après trois vagues de chaleur en deux mois, une quatrième va frapper la Bourgogne-Franche-Comté cette semaine à partir du 28 juillet. Ces températures extrêmes estivales modifient les habitudes quotidiennes et la façon dont nous effectuons nos achats à Besançon et les commerçants le savent bien. Nous avons interrogé Serge Couësme, adjoint au commerce de la municipalité de Besançon.

Les Instants gourmands reviennent fin août à Besançon : 4 jours de saveurs et de musique à Granvelle

Du jeudi 27 au dimanche 30 août 2026, les Instants gourmands feront leur retour sur la promenade Granvelle à Besançon. Organisé par l’Office du commerce et de l’artisanat, l’événement proposera une nouvelle édition placée sous le signe de la gastronomie, des découvertes culinaires et des animations musicales.

Quel est le poids du secteur hôtels, cafés et restaurants en Bourgogne-Franche-Comté ?

Les Urssaf Bourgogne et Franche-Comté ont annoncé, mi juillet 2026, la publication d’un nouveau format d’analyse statistique consacré aux hôtels, cafés et restaurants (HCR) en Bourgogne–Franche-Comté. Cette première édition s’adresse aux acteurs économiques, aux décideurs et aux partenaires institutionnels de la région.

À Besançon, Le 52 lance son appel à candidatures pour sa boutique éphémère de Noël 2026

Le 52, espace dédié aux Industries Culturelles et Créatives porté par l'association Culture Action Bourgogne-Franche-Comté, situé rue Battant à Besançon, lance son appel à candidatures pour la boutique éphémère de Noël 2026. Les créatrices et créateurs émergents de Bourgogne-Franche-Comté ont jusqu'au 31 août 2026 à minuit pour déposer leur dossier.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 28.21
ciel dégagé
le 05/08 à 14h00
Vent
2.83 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
55 %

Sondage