Bourgogne-Franche-Comté : une région rurale et industrielle

Publié le 01/05/2016 - 10:30
Mis à jour le 23/04/2019 - 17:13

C’est le constat présenté par l’INSEE. Grâce à une étude de quatre mois, l’Institut de la Statistique a pu présenter un portrait de la région Bourgogne-Franche-Comté : elle est rurale et industrielle.

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Commanditée en 2015 à l’INSEE par les deux anciennes régions, Bourgogne et Franche-Comté, cette étude présentée jeudi 28 avril 2016, lors d’une conférence de presse à Besançon a permis de dresser un portrait de cette nouvelle grande région. Ce territoire occupe 4% de l’espace économique et démographique national, avec une croissance démographique ralentie, malgré tout la Bourgogne-Franche-Comté est un région ouverte sur l’extérieur avec, notamment, sa bande frontalière.

Une région rurale

Mais la nouvelle région conserve un profil avant tout rural ! "La Bourgogne-Franche-Comté ne possède pas de grandes métropoles de plus de 400 000 habitants" comme nous le rappelle Audrey Mirault, chargée de projet pour l’INSEE à Besançon, "c’est donc une région moins urbanisée, moins dense en termes de population. Résultat elle est plus rurale". Cette particularité territoriale entraîne donc une structure sociale plus homogène, contrairement aux grandes villes comme Lyon ou Toulouse,  les niveaux de vie sont plus proches : l’écart entre les plus riches et les plus pauvres est moins important.

"La région est agricole, elle est d’ailleurs classée quatrième en termes d’emplois dans ce secteur" annonce Audrey Mirault. "On note également que l’agriculture en Bourgogne-Franche-Comté résiste bien, contrairement à d’autres régions, aux fluctuations économiques, c’est surtout dû aux productions locales, comme le Comté".

L’absence de grandes métroples contribue à un vieillessement notable de la population, car les 18-30 ans s’exportent, et les retraités restent. "La qualité de vie de la région avec ses espaces verts séduit aussi de nouveaux seniors qui s’installent sur le territoire, malgré tout, la croissance démographique reste faible" constate Audrey Mirault, chargée de statistique à l’INSEE.

Là où le bât blesse, c’est en termes de proximité des équipements pour les habitants. La Bourgogne-Franche-Comté est dans les dernières régions de France. Certaines zones peu peuplées comme le nord de la Haute-Saône, et du Morvan, possèdent des structures de santé, des établissements publics éloignés des habitants.

Une région Industrielle

Autre particularité de la Bourgogne-Franche-Comté c’est son bassin industriel. Audrey Mirault insiste sur le fait que "PSA à Sochaux, est le deuxième site industriel le plus important de France".  Cette nouvelle collectivité est la première région industrielle en termes d’emploi (17,3 % de ses emplois sont exercés dans l’industrie) ; cinq points de plus que la moyenne nationale, grâce surtout aux entreprises du Nord-Franche-Comté et de la Saône-et-Loire. Cette spécificité influence le niveau de qualification de la collectivité. La Bourgogne-Franche-Comté fait partie des régions qui comptent le moins de diplômés du supérieur parmi les 25-34 ans. En dehors des agglomérations de Besançon et de Dijon, la part des diplômés est plus faible qu’en moyenne en France. Pour autant ce bassin industriel fort, permet à ce territoire d’être un de ceux qui dépense le plus d’argent publique, proportionnellement à son budget,  pour la recherche et le développement (1,8% de son PIB) .

Axe Rhin-Rhône attractif

C’est sur la bande entre Belfort et Mâcon que sont concentrés plus de la moitié des emplois (+ 400 000) proposés sur l’ensemble du territoire. C’est aussi sur cet axe que la densité de population est la plus élevée, plus d’un million de personnes vivent dans cette zone contre 2, 8 sur l’intégralité de la région. "C’est une véritable colonne vertébrale" confirme Audrey Mirault, chargée de projet pour l'INSEE Bourgogne-Franche-Comté.

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