Budget : premier round à l'Assemblée avant la discussion sur les baisses d'impôts pour les entreprises

Publié le 13/10/2020 - 09:23
Mis à jour le 13/10/2020 - 09:24

La relance économique face à la crise sanitaire: les députés ont démarré lundi 12 octobre 2020 dans l’hémicycle l’examen du budget 2021, la droite dénonçant « un non-budget » en raison des incertitudes économiques liées à la situation sanitaire et la gauche critiquant l’absence de « contreparties » écologiques ou sociales aux baisses d’impôts pour les entreprises.

 © Assemblée nationale
© Assemblée nationale

Les crédits alloués à la relance ne seront au menu des débats qu'à partir de la fin octobre, lors de la deuxième partie de ce projet de loi de finances (PLF) 2021. Au total, ce sont 100 milliards d'euros qui sont prévus pour favoriser la reprise.

Le premier volet doit se concentrer sur la baisse de 10 milliards d'euros des impôts de production des entreprises que les députés n'examineront finalement que mardi. Lundi, ils se sont arrêtés à l'article 2 du texte.

L'entame du projet de loi de finances (PLF) a été consacrée à une longue discussion générale mais aussi aux débats autour de la soutenabilité de la dette et les incertitudes pesant sur un budget dont les recettes comme les dépenses sont menacées par les conséquences de la crise du Covid-19.

A droite, Eric Woerth (LR) a déploré "un non-budget qui ne se passera pas". Il a souligné la "volatilité" des prévisions budgétaires en raison de la "grande incertitude de la crise sanitaire": "nous roulons dans un brouillard épais, sans phare et sans GPS".

Il a à nouveau mis en garde contre la "bombe à retardement" de la dette.

A gauche, ce sont les futures baisses d'impôts de production qui ont concentré les critiques. Le gouvernement revendique une politique de compétitivité pour soutenir l'économie complètement bouleversée par la crise du Covid-2019 et tenter de préserver l'emploi. "Nous ne demanderons pas de condition à cette baisse d'impôts", a assumé Bruno Le Maire dans l'hémicycle.

"Nous ne faisons que rétablir l'équité fiscale entre la France et les autres pays de l'Union européenne", a argumenté le ministre de l'Economie, tout en souhaitant que les entreprises s'engagent dans "trois directions": "la baisse des émissions de CO2", la "parité et l'égalité femme-homme" et la "promotion du dialogue social".

Côté LFI, Eric Coquerel a reproché au gouvernement de "poursuivre la même politique de l'offre" et "d'austérité" en "distribuant de l'argent sans condition", à coups de "cadeaux" aux entreprises.

Le PS a regretté l'absence de politique de la "demande" et critiqué des baisses d'impôts qui n'auront "aucun impact à court terme". Christine Pires Beaune (PS) a dénoncé "le dogme néolibéral" citant au passage comme Fabien Roussel (PCF), la récente encyclique du pape François contre les inégalités sociales.

Chez les ex-"marcheurs" du petit groupe écolo EDS, on conteste les "renoncements" sur certaines mesures défendues par la Convention citoyenne pour le climat.

"Ça fait cher l'austérité" 

"Nous nous en tiendrons à la ligne fixée par le président de la République et dont dépend le succès de la relance: aucune augmentation d'impôt, aucun nouvel impôt", a fait valoir Bruno Le Maire. Et une "austérité à 100 milliards d'euros, ça fait cher l'austérité", a-t-il lancé à Eric Coquerel (LFI).

Le rapporteur général du budget Laurent Saint-Martin (LREM) a jugé un "petit peu suranné le débat entre offre et demande. Ce qui compte, c'est de faire redémarrer le pays".

Les députés vont plancher une nouvelle fois sur un budget hors normes, avec les dépenses qui filent pour réenclencher l'activité. Le gouvernement espère un rebond de 8% du PIB en 2021 - prévision jugée "volontariste" par le Haut Conseil des finances publiques - après une contraction historique attendue à 10% cette année.

L'exécutif table sur un déficit de 6,7% du PIB et un endettement vertigineux à 116,2% du PIB en 2021.

En ouverture des débats, Bruno Le Maire a par ailleurs annoncé qu'un "accord avait été trouvé" avec les chambres de commerce et d'industrie (CCI) pour préserver leur budget.

Après des contestations des CCI et d'élus de tous bords, le gouvernement a renoncé à la baisse de 100 millions d'euros de leurs ressources en 2021, compte tenu de leur "situation financière tendue".

"Et nous limiterons à 50 millions d'euros la baisse du plafond de taxe affectée en 2022", a-t-il poursuivi. Un amendement du gouvernement sera présenté en ce sens.

(AFP)

Economie

À Besançon, Simon Leclair lance “Bissapéti” pour faire découvrir le bissap au grand public

Simon Leclair, jeune entrepreneur franco-sénégalais et bisontin de 25 ans, a créé Bissapéti, une boisson naturelle à base d’hibiscus inspirée d’une recette familiale, disponible depuis mi juillet 2026. De Besançon, il ambitionne de faire connaître cette spécialité d’Afrique de l’Ouest en France, puis à l’international.

À Dijon, Cycles Lapierre demande son redressement judiciaire pour préparer son avenir

L'entreprise dijonnaise Cycles Lapierre, qui célèbre cette année ses 80 ans, a demandé l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Dijon, selon un communiqué du 5 août. Une décision présentée par la direction comme une étape destinée à assurer la poursuite de l'activité, préserver le maximum des 106 emplois et permettre l'entrée d'un nouvel investisseur.

Besançon : le restaurant Le Calice Enchanté va fermer, sa gérante lance un appel pour trouver un repreneur

Ouvert rue Péclet à Besançon depuis 2020, le restaurant Le Calice Enchanté, spécialisé dans la cuisine médiévale historiquement documentée, va cesser son activité. Dans une vidéo publiée sur Instagram le 5 août, sa gérante, Eva Oberson, explique les raisons de cette décision et appelle à partager son annonce afin de trouver un repreneur pour le local. Elle souhaite désormais poursuivre son projet sous une forme itinérante.

Un tiers des véhicules neufs vendus en France sont électriques

Selon le dernier rapport de la Plateforme automobile (PFA) concernant les ventes de voitures neuves en juillet 2026, les véhicules électriques poursuivent leur belle progression en France. Ils ont représenté plus d'un tiers des immatriculations de juillet. Une dynamique dont profite notamment Renault, qui place quatre modèles dans le top 5 des ventes.

Au Clavelin, Jules Laude sert la Franche-Comté aux Parisiens…

Dans une rue calme du 9e arrondissement de Paris, à deux pas de la rue des Martyrs, le Clavelin ne ressemble pas à un bar à vin comme les autres. Derrière le comptoir, Jules Laude a choisi de faire de son établissement une véritable vitrine de la Franche-Comté. Vins du Jura, fromages régionaux, recettes familiales et rencontres avec des vignerons composent l'identité de ce lieu ouvert depuis août 2023, où le terroir franc-comtois s'exprime dans une ambiance décontractée.

Sécheresse dans le Doubs : préserver l’eau, un combat de long terme aux conséquences déjà très visibles

Le Doubs est en "crise sécheresse", niveau maximum, depuis le 17 juillet 2026. À cela s'ajoute la quatrième vague de chaleur qui frappe la région. L'écosystème du département est mis à rude épreuve. Quel est l’impact sur ce territoire où l’eau est une ressource devenue fragile ? Qu’en est-il de la production laitière, premier produit agricole de la région, qui est vulnérable vis à vis du manque de précipitations ? On en parle avec le directeur de l'EPAGE et un agriculteur.

Le groupe haute-saônois ABEO rachète 60 % de Hurricane Group, spécialiste des sports urbains

Le groupe ABEO poursuit son développement dans l'univers des sports urbains. L'entreprise a annoncé, ce mardi 4 août, l'acquisition de 60 % du capital de Hurricane Group, société montpelliéraine reconnue pour l'organisation du FISE et la conception d'infrastructures dédiées aux disciplines urbaines.

Où prendre un petit-déjeuner à Besançon ?

INFOS PRATIQUES • Le réveil a sonné un peu trop tard ? Ou une envie de troquer la routine matinale contre une pause gourmande ailleurs que chez soi ? À Besançon, de nombreux établissements ouvrent leurs portes dès tôt le matin pour accueillir les amateurs de petit-déjeuner. Du traditionnel café-croissant aux formules plus généreuses et élaborées, voici une sélection d'adresses pratiques où savourer un petit-déjeuner à Besançon.

Bourgogne-Franche-Comté : l’Anis de Flavigny incarne le savoir-faire confiseur régional

Alors que les vacances d’été se poursuivent, les Confiseurs de France valorisent les spécialités qui font la richesse du patrimoine gourmand français. En Bourgogne-Franche-Comté, l’Anis de Flavigny figure parmi les produits emblématiques de cette tradition confiseuse. Fabriquée selon un savoir-faire ancestral, cette spécialité témoigne de l’attachement de la région à un patrimoine culinaire reconnu.

Un DSI externalisé made in Besançon : ADTC veut rapprocher les PME de leur stratégie numérique

Depuis le 30 juin 2026, ADTC propose à Besançon et en Bourgogne-Franche-Comté de gérer les systèmes d'information dans les PME et collectivités ne pouvant se permettre d'employer une personne à plein temps à ce poste. Alexandre Duffait ingénieur bisontin de formation et diplômé en management des systèmes d'information nous explique.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage