CHU de Besançon : "une avancée considérable" pour les femmes souffrant de vestibulodynie provoquée 

Publié le 02/02/2022 - 16:53
Mis à jour le 03/02/2022 - 15:56

Après avoir travaillé depuis des années sur la vestibulodynie, le service de dermatologie du CHU de Besançon a mis au point et testé un traitement à base d’injection de toxine botulique dont il a pu mesurer l’efficacité, a-t-on appris dans un communiqué du 2 février 2022.

Comme l’endométriose, la vestibulodynie est à la fois difficile à supporter et encore trop peu diagnostiquée. Les solutions thérapeutiques proposées sont peu satisfaisantes. Cette pathologie méconnue concerne pourtant environ une femme sur dix, majoritairement de jeunes femmes.

Qu’est-ce que la vestibulodynie provoquée ? 

La vestibulodynie provoquée se traduit par une douleur localisée à l'entrée vaginale qui se manifeste lors des contacts. Mettre un tampon, avoir des rapports sexuels est douloureux... Le retentissement sur la qualité de vie des patientes est considérable. La fonction sexuelle féminine peut être sévèrement altérée. Pourtant, cette pathologie, qui ne comporte pas de lésions visibles, est difficile à diagnostiquer. Plusieurs années peuvent s’écouler avant qu’un diagnostic ne soit posé. Et quand enfin le problème est identifié, les solutions thérapeutiques proposées s’avèrent plus ou moins efficaces. 

La mise au point au CHU de Besançon d’une technique spécifique d’injection de toxine botulique 

Parmi les traitements disponibles, les injections de toxine botulique A sont une alternative au recours à la chirurgie qui est un geste lourd n’empêchant pas la récidive. Par effet paralytique sur les fibres musculaires, la toxine botulique peut en effet diminuer la tonicité musculaire qui serait très souvent associée aux vestibulodynies.  

En collaboration avec le service de médecine physique et réadaptation du CHU, les dermatologues ont mis au point une technique spécifique d’injection de toxine botulique, à la dose de 100 U et avec des seringues équipées d’« aiguilles de détection-injection ». Ces aiguilles permettent de cibler de façon très précise le site d’injection par contrôle électroneuromyographique : l’activité électrique enregistrée par l’aiguille d’injection est utilisée comme guide pour le positionnement dans le muscle cible. 

Des résultats "significatifs" et "rapidement efficaces" 

L’efficacité de ces injections a été démontrée dans le cadre du projet de recherche clinique Vestibule, porté par le CHU de Besançon et conduit également au sein de l’AP-HP. Soixante patientes ont été incluses dans l’étude. Trente patientes ont été traitées par des injections bilatérales de toxine dans les muscles du périnée sous guidage EMG. Trente autres ont reçu des injections de sérum physiologique (placebo). Ni le médecin, ni les patientes n’étaient informés du type de produit administré. 

La douleur lors des rapports, la qualité de vie et la qualité de vie sexuelle ont été recueillies avant traitement, puis 3 et 6 mois après les injections. 

Fabien Pelletier © CHU de Besançon

"Le traitement s’est avéré être significativement et rapidement efficace sur la douleur déclenchée lors des rapports, sur la qualité de vie et la vie sexuelle des patientes", indique le CHU de Besançon. 

Le traitement défini par les dermatologues et le service de médecine physique et réadaptation du CHU de Besançon permet ainsi d’interrompre le cercle vicieux douloureux. Les injections de toxine botulique A doivent désormais être intégrées dans la prise en charge globale de la vestibulodynie provoquée. Ces travaux ont été présentés lors des Journées dermatologiques de Paris en décembre 2021 et ont valu au Dr Fabien Pelletier, dermatologue et vénérologue, et à ses collaborateurs, le prix de la meilleure communication orale et le prix du jury. 

(Communiqué)

Santé

Santé mentale : la Bourgogne-Franche-Comté veut renforcer la prévention et l’accès aux soins

À l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale, du 5 au 18 octobre 2026, l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté entend renforcer la prévention et améliorer l’accès aux soins. Une mobilisation qui intervient alors que les besoins restent importants, notamment chez les jeunes.

La hausse historique des effectifs de médecins formés se concrétise en Bourgogne-Franche-Comté (ARS)

La Bourgogne-Franche-Comté bénéficie de l’augmentation du nombre de médecins formés en France avec 514 postes d’internat en 2026 à Dijon et Besançon, contre 448 en 2025, soit une hausse de près de 15 %, selon un communiqué de l'ARS Bourgogne Franche-Comté mercredi 21 octobre. Cette progression s’inscrit dans une augmentation nationale des effectifs de médecins en formation, avec des enjeux pour l’accès aux soins dans les territoires.

À Besançon, Hacking Health célèbre dix ans d’innovation

Le marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health Besançon a tenu sa dixième édition du 16 au 18 octobre 2026, à l’Institut de formation des professions de santé (IFPS) Paulette-Guinchard. Quelque 200 participants ont travaillé sur 17 problématiques proposées par des professionnels de santé, des patients et des aidants. L’événement a également accueilli des représentants internationaux et des délégations étudiantes suisses.

Qualité de l’air : Atmo Bourgogne Franche-Comté rappelle les gestes simples pour limiter la pollution au quotidien

À l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air, mercredi 14 octobre 2026, Atmo Bourgogne-Franche-Comté rappelle l’importance de préserver l’air respiré à l’extérieur comme à l’intérieur des logements. Transports, chauffage, produits ménagers ou encore ventilation : plusieurs habitudes du quotidien peuvent contribuer à limiter la pollution et ses effets sur la santé.

Sondage – Selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ?

Deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein, la France a fait du mois d'octobre, celui de la sensibilisation et de la prévention prévention de cette maladie dont les cas augmentent notamment chez les moins de 40 ans. Pourtant, malgré la campagne « Octobre rose », le taux de dépistage reste inférieur à son niveau d’avant-Covid, passant de 52,3 % en 2011 à 44 % en 2024. Alors, selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ? C'est notre sondage de la semaine.

La cure de raisin, bonne ou mauvaise idée ? Notre diététicienne nous répond !

Chaque automne, elle revient : la fameuse cure de raisin. Pendant un, deux, voire plusieurs jours, certains ne consomment plus que du raisin, avec la promesse de "détoxifier" l’organisme, de mettre le système digestif au repos et de retrouver de l’énergie. Vraiment ? Notre diététicienne Valentine Caput, nous éclaire !

Participez au challenge inter-organisme du don du sang 2026 avec l’UMLP !

Quoi de 9 • Parce que donner son sang est essentiel, tous les moyens de le rappeler à celles et ceux  qui peuvent le faire est à saisir. C'est dans cette optique qu'est organisée une compétition solidaire, le challenge interorganisme du Don du sang.
L'Université Marie et Louis pasteur participe à cette 11 ème édition et souhaite également la relayer  auprès du plus grand nombre.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 7.24C°
nuageux
le 22/10 à 02h00
Vent
4.72 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
89 %

Sondage