Crise du lait: un accord trouvé avec Lactalis

Publié le 30/08/2016 - 14:13
Mis à jour le 30/08/2016 - 16:55

Le prix du lait pour août va être de 280 euros la tonne et augmenter de 5 euros tous les mois pour parvenir à 300 euros en décembre. La moyenne annuelle sera de 275 euros.

"Le prix du lait négocié par le groupe Lactalis pour les prochains mois est largement supérieur à son environnement économique et à ses principaux concurrents coopératifs, dont la répartition d’activités est proche de la nôtre", souligne de son côté Michel Nalet, porte-parole du groupe, dans un communiqué. "Cette avancée significative apportée par le groupe Lactalis représente un soutien d'environ 150 millions en 2016 par rapport à ses engagements contractuels", ajoute le groupe basé à Laval.

Selon M. Amand, ces négociations prévoient aussi l'arrêt des actions menées depuis lundi par les syndicats agricoles FNSEA et JA contre les sites et la marque Lactalis dans les grandes enseignes. Ainsi, dès l'annonce de l'accord, en Lorraine, les actions ont été aussitôt suspendues, a indiqué un porte-parole des producteurs de lait.

Le Premier ministre Manuel Valls a salué sur Twitter cette "sortie de crise positive pour le secteur laitier". "Satisfaction que tous les acteurs se soient mobilisés et aient pris leurs responsabilités", a-t-il ajouté. "A la FNSEA on considère que c'est une étape franchie. C'est important que Lactalis revienne dans le rang", a réagi auprès de l'AFP Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA.

"Nous avons demandé un rendez-vous au patron de Lactalis. On tient à le rencontrer pour parler avec lui de l'avenir. On ne peut pas rester sur cette manière de travailler ", a ajouté M. Barrau. Mardi matin, en cas d'échec de ces nouvelles négociations, les Jeunes Agriculteurs (JA) avaient menacé d'appeler les représentants de la grande distribution à "retirer de leurs rayons tout le lait Lactel et en le remplaçant par du lait Candia" et de demander aux présidents des collectivités territoriales de "retirer tous les produits Lactalis" des cantines scolaires.

"Détresse sociale et économique" 

Calmes mais déterminés, les producteurs avaient multiplié depuis lundi les actions de blocage des sites Lactalis et les actions de sensibilisation des consommateurs sur tout le territoire. Que ce soit dans la Loire, dans le Maine-et-Loire, près de Rennes ou encore en Normandie et dans le Sud-ouest, plus d'une quinzaine de sites Lactalis ont été complètement ou partiellement bloqués par les producteurs de lait en colère.

Une mobilisation qui intervenait après le blocage la semaine dernière du site de production du géant du lait à son siège de Laval, qui s'était terminée par l'échec d'une seconde session de négociations dans la nuit de vendredi à samedi.

Dans ce contexte tendu, Lactalis avait appelé lundi soir "au calme et à la responsabilité de tous", disant s'interroger "sur la surenchère d'actions orchestrée par la FNSEA""La détresse sociale, la détresse économique dans les exploitations est conséquente et elle est palpable", avait justifié de son côté M. Amand.

Parallèlement à cet accord, le ministre de l'Agriculture doit présenter mardi aux professionnels du secteur laitier le plan de régulation de la production française demandé par la Commission européenne en juillet, en contrepartie de nouvelles aides financières.

crise du lait

Les producteurs laitiers mobilisés contre Lactalis

Alors que le  numéro un mondial des produits laitiers Lactalis a annoncé la reprise des négociations sur le prix du lait ce mardi 30 août 2016 à Laval, les producteurs se mobilisent autour d’une quinzaine de sites en France. En Haute-Saône, une mobilisation est prévue dans la soirée peu après 21h30 sur le site de Loulans-Verchamp.

Crise du lait : une action d’envergure nationale contre Lactalis

Le médiateur du gouvernement avait lui fait une proposition à 280 euros la tonne, ce qui n’a pas été accepté par les producteurs de lait. « Une action d’envergure nationale » a donc  été décidée contre Lactalis par les syndicats agricoles, a déclaré ce dimanche 28 août 2016  Philippe Jéhan, président de la FDSEA Mayenne, sur BFMTV.

Action coup de poing des agriculteurs de Haute-Saône contre des produits Charal, Bigard et Président

Des agriculteurs de Haute-Saône ont mené mercredi des actions contre des supermarchés Casino, auxquels ils reprochent de ne pas avoir retiré de leurs rayons les produits des marques Président, Caprice des dieux, Charal et Bigard, comme ils le leur avaient demandé, a-t-on appris auprès des syndicats. Les agriculteurs ont déversé deux bennes de fumier devant le magasin Casino d’Arc-lès-Gray. A Luxeuil, ils ont sorti du supermarché Casino un chariot de fromage de ces marques et l’ont distribué gratuitement aux clients.

Crise du lait : la confédération milite pour “une autre agriculture”

Une petite trentaine de militants de la Confédération Paysanne était devant les portes du Géant Casino à Chateaufarine Besançon ce mercredi 2 septembre 2015 de 10h à 13h. Eux n’iront pas à Paris pour bloquer les routes. Ils militent, ville par ville, pour une « agriculture paysanne »  et une « alimentation saine pour tous ». Ils ont distribué des verres de lait pour engager la conversation avec les consommateurs…

Opération “coup de poing” chez les producteurs de lait de Haute-Saône

Lundi 20 juillet 2015, les agriculteurs et producteurs de lait de Haute-Saône ont mené une action « coup de poing » pour dénoncer le coût du prix du lait employé par les transformateurs, notamment Lactalis. Pas moins de 16.000 litres de lait ont été déversés dans une unité de transformation de la société à Loulans-Verchamps. 

Economie

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Eliad recrute des aides à domicile (H/F) pour cet été

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