En colère, les commerçants mènent une action rue de Vesoul à Besançon

Publié le 05/06/2024 - 12:04
Mis à jour le 05/06/2024 - 12:07

C’en est trop pour les commerçants de rue de Vesoul à Besançon... Ils ont décidé de mener une action pour se faire entendre mardi 4 juin 2024 en couvrant symboliquement le panneau lumineux indiquant la fermeture de la route. Une communication qu’ils déplorent depuis l’effondrement de la rue survenu le 25 février dernier. Ils dénoncent également un manque de concertation "au détriment de la santé financière des entreprises". Le tout sans "qu’aucune aide" ne leur ait encore été accordée…

Le collectif des commerçants de la rue de Vesoul en a assez. En plus de la perte financière importante suite à l’effondrement de la route (certains commerçants nous expliquaient avoir perdu 50 % de clients spontanés), ils se sentent désormais mis à part par les acteurs politiques.

En cause ? L’accord soudain du Département à GBM pour le "transfert de domanialité de la route départementale, qui passera sous statut inter-communal" et un calendrier jugé flou par le collectif concernant la création d’une piste cyclable : "Il est dommage d’avoir joué la montre au détriment de la santé financière des entreprises. Nous avons toujours été ouverts à rénover cette entrée de ville, mais nous n’avons jamais été mis autour de la table", déplore Vincent Morel, responsable du collectif composé d’une soixantaine de commerçants de la rue de Vesoul.

Les travaux de la future piste cyclable qui inquiètent…

S’il n’est pas contre le projet de piste cyclable, le collectif est toutefois inquiet quant à la mise en place de nouveaux travaux rue de Vesoul. Une première phase a été officiellement annoncée mardi 4 juin allant du giratoire de la RN57 jusqu’au carrefour jouxtant la réfection de la route. Toutefois, une deuxième phase devrait voir le jour… Elle a été annoncée (sans calendrier précis) au collectif qui s’inquiète de nouveaux travaux de voirie après quatre mois de paralysie…

Vincent Morel, responsable du collectif de la rue de Vesoul, examinant le plan de la piste cyclable. © Hélène Loget

Afin de se faire entendre, plusieurs commerçants ont symboliquement recouvert le panneau lumineux indiquant la déviation : "Les commerçants sont en colère (…) nous voulons retrouver une bouffée d’oxygène. La rue de Vesoul est circulante et praticable", insiste Vincent Morel.

Et d’ajouter : "il est temps de faire preuve de bon sens (…) nous sommes inquiets de la continuité des travaux jusqu’au boulevard. Ils se prolongeront jusqu’à quand ?"

Une banderole qui se retourne… et qui devient illisible

Début avril, nous étions allés à la rencontre des commerçants de la rue qui demandaient à ce que les déviations soient revues, que la signalétique soit plus claire, notamment sur l’ouverture des différentes enseignes.

Depuis, une banderole a été installée indiquant l’ouverture des commerces, mais est devenue rapidement illisible... "Au premier coup de vent, elle s’est enroulée sur le câble. Elle est comme ça depuis deux mois. Personne n’intervient", indique Vincent Morel…

© Hélène Loget

Quant aux panneaux, s’ils ont le mérite d’exister, ils ne sont pas d’une grande aide pour Vincent Morel qui aimerait solliciter une diffusion sur panneau lumineux.

Une exonération de taxe foncière ?

Depuis plusieurs mois, le collectif a demandé une exonération de la taxe foncière. Elle n’a pas, pour l’heure, pas été accordée.

Des travaux qui devraient se tenir jour et nuit ?

Autre point qui provoque la colère des commerçants : le rythme des travaux depuis l’effondrement. "C’est un chantier impactant. Dans ce genre de cas, on travaille nuit et jour ainsi que les jours fériés", nous précise le collectif.

Ce que demande le collectif

  • Une meilleure signalétique (messages lumineux variables) indiquant que des commerces sont ouverts
  • Une visibilité sur les travaux de la piste cyclable (et donc une réunion publique)
  • Une reconnaissance d'état de catastrophe naturelle
  • Un fond exceptionnel d’aides
  • Une exonération de la taxe foncière

Enfin, le collectif appelle les acteurs politiques à "faire preuve de bon sens"…

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