Ex-réfugié politique, il se lance dans la photographie professionnelle

Publié le 09/03/2018 - 17:01
Mis à jour le 17/04/2019 - 15:11

D’origine Laotienne, Saysamay Soubinh est arrivé en France comme réfugié politique en 1989. Apprenti cuisinier puis employé pendant une quizaine d’années dans une entreprise agro-alimentaire, il s’est finalement lancé dans la photographie. Il nous en parle.

La photographie est-elle un loisir ou est-ce votre métier ?

Saysamay Soubinh : "J’ai commencé à faire de la photographie en 2014 en loisir en étant bénévole dans des associations. Grâce à cela, j'ai pu acquérir des compétences. Quelque part, c'était "donnant-donnant", je rendais service et j'apprenais le métier sur le terrain, en autodidacte et surtout, en côtoyant tout type de situation.

Lorsque j’ai perdu mon emploi « pour motif économique » en 2016, j’ai décidé de me lancer seul. Cela a été un grand pas pour moi, vu mon parcours scolaire atypique. J'ai donc créé ma micro-entreprise « Sayphoto ». 

En tant que professionnel, je couvre désormais un ensemble de prestations, à partir du mariage, les manifestations sportives (ou associatives) jusqu'à la photo professionnelle pour les entreprises. Mais mon cœur penche souvent vers le travail de photographe reporter. C'est bien plus intense. J'en ai plein d'anecdotes à raconter. J'ai pu suivre plusieurs manifestations à Paris contre la loi travail et là, c'était déjà autre chose. D'ailleurs, quelques photos de ces événements sont publiées sur mon site sayphoto.fr

Faites-vous des photos artistiques ?

"J'ai tendance à dire que tout est art. Même quand je dois prendre une photo de type « corporate », c'est de l'art. La personne transmet quelque chose et c'est ce "quelque chose" que je m’efforce à retranscrire par ma prise de vue, mais aussi par le travail de post production. Cependant, je ne me définis pas comme un photographe d'art, ou "artistique". Je reste plus proche du photographe de mariage ou portraitiste..."

Qu'est-ce que vous aimez prendre en photo ?

"Pour être honnête, j'adore plusieurs choses. J'aime les portraits, pris "à l'improviste". J'aime quand les personnes n'ont pas à se soucier de l'image qu'ils voudraient envoyer. C'est là que la photo est sincère. Sinon, je trouve que les mariages sont amusants à prendre en photo. Il y a toujours une situation drôle à raconter et c'est au photographe de la capter et la retranscrire. C'est un boulot minutieux, mais ça paye quand les gens disent "waouh" en voyant la photo".

Quelles sont vos ambitions ?

"J'aimerais pouvoir vivre de mon métier. C'est toujours un peu difficile au début, mais je suis un passionné, ça devrait aller. Ensuite, j'aimerais retrouner au Laos et faire un reportage photo sur la vie des locaux. Beaucoup de choses ont changé depuis que j'ai dû quitter ce pays, et même si ça reste difficile pour moi d'y retourner, j'aimerais raconter ce pays par la photo à un moment donné".

Info +

Economie

228 M€ de projet de budget pour la Ville de Besançon et une dette baissée de 11 M€

Pour le dernier conseil municipal de la mandature d’Anne Vignot qui se tiendra le lundi 23 février 2026, les élus bisontins auront à voter les futures orientations budgétaires du prochain budget qui  lui, sera voté après les prochaines élections municipales. Les "grands équilibres" permettant la continuité municipales ont donc été présentés en conférence de presse ce vendredi par l’adjoint en charge de l’Économie, Anthony Poulin, présent aux côtés de la maire de Besançon. 

Affouage 2026 à Besançon : il est possible de déposer son dossier du 23 février au 15 mars 

Chaque année, la Ville de Besançon propose aux foyers bisontins de participer à l’affouage, une opération qui permet de valoriser le bois de la forêt communale tout en répondant aux besoins domestiques des habitants. Pour 2026, une dizaine de lots sont disponibles, offrant à chacun la possibilité de se procurer du bois de qualité pour le chauffage.

Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

FC Sochaux : une réduction de capital qui divise les actionnaires, un appel à trouver un investisseur “solide”

L’assemblée générale extraordinaire du FC Sochaux-Montbéliard s’est tenue le vendredi 13 octobre 2025, en amont du match opposant le club à Paris 13 Atletico, dans un climat jugé serein par l'un des participants, malgré une semaine agitée sur le plan médiatique et sportif.

Assemblées générales des Caisses locale : sociétaires du Crédit Agricole Franche-Comté, faites entendre votre voix !

PUBLI-INFO • Votre voix peut faire la différence : en votant, vous contribuez aux décisions qui font évoluer votre Territoire et soutenez les actions menées par l’une des 45 Caisses locales du Crédit Agricole Franche-Comté.

Club Numerik’ : la CCI Saône-Doubs veut accompagner la transformation numérique des entreprises locales 

La CCI Saône-Doubs lance le Club Numerik’, un nouveau club dédié aux entreprises du territoire, a-t-on appris mercredi 11 février 2026. Objectif : favoriser les échanges entre entreprises et accompagner la transformation digitale. La première réunion s’est tenue le 10 février et a réuni 20 participants.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 9.28
légère pluie
le 21/02 à 21h00
Vent
2.75 m/s
Pression
1030 hPa
Humidité
89 %