La Bourgogne peine à recruter ses vendangeurs

Publié le 31/08/2017 - 08:53
Mis à jour le 31/08/2017 - 08:54

Les viticulteurs de Bourgogne, qui viennent de donner les premiers coups de sécateur dans les vignes, peinent à recruter leurs vendangeurs, à quelques jours du gros de la récolte début septembre, a-t-on appris ce mercredi 30 août 2017 de sources concordantes

 ©  d poirier
© d poirier

"Il y a un constat généralisé de difficulté à recruter des vendangeurs sur l'ensemble du vignoble Bourguignon", a déclaré Thomas Nicolet, directeur de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB), même s'il reconnaît qu'il est difficile de chiffrer le phénomène.

Un durcissement des règles d'hébergement des vendangeurs

Les vignerons expliquent notamment cet embarras par un durcissement des règles d'hébergement des vendangeurs: "De moins en moins de viticulteurs sont en mesure de loger et nourrir leurs vendangeurs", regrette Claude Chevalier, président délégué du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne. "Les normes pour loger quelqu'un pendant huit jours pour vendanger sont les
mêmes que pour loger quelqu'un à l'année", tempête-t-il.

Pour les vendanges dans son domaine de Ladoix-Serrigny, en Côte-d'Or, les premières annonces ont été déposées sans hébergement, sans succès. Mais dès qu'il a proposé ses quatre chambres aux vendangeurs, 300 candidatures ont afflué, pour 40 travailleurs nécessaires.

"La dernière fois que nous avons connu une telle difficulté, c'était en 2006-2007, juste avant la crise économique", selon M. Nicolet, du CAVB, qui estime que, paradoxalement, les vendanges sont aussi moins prisées en raison de la "reprise économique".

"Les autres années, on refusait des gens"

"C'est un boulot assez physique, qui n'est pas trop à la mode", ajoute Nicolas Ferrari, viticulteur à Irancy, dans l'Yonne. A quelques jours du début des vendanges, il lui manque toujours 10 vendangeurs sur 30. "On essaie, comme tous les ans, de faire marcher le bouche-à-oreille, mais
nous avons aussi mis des annonces sur Facebook et Le Bon Coin." L'an prochain "il faudra s'y prendre plus tôt", anticipe le vigneron, qui a été pris par surprise: "les autres années, on refusait des gens".

S'il partage l'idée que l'absence d'hébergement est un problème, il dénonce aussi les conditions moins avantageuses des contrats saisonniers et la peur, fréquemment avancée par des demandeurs d'emploi, de se retrouver sans leur allocation pour un contrat court. En attendant, "la convivialité, l'ambiance des vendanges s'est un peu dégradée", regrette-t-il.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Le Coin des Talents, nouveau stand de vente solidaire aux Halles Beaux-Arts de Besançon

Solidarité Doubs Handicap (SDH) a inauguré mercredi 4 février 2026 le nouveau stand "Le Coin des talents", installé depuis le 2 décembre au sein du marché des Halles Beaux-Arts de Besançon. Ce dernier propose à la vente des produits fabriqués en France dans des Établissements d’accompagnement par le travail (ESAT), valorisant de ce fait le savoir-faire des travailleurs en situation de handicap. 

“Production, préservation, protection”: en Haute-Saône, Emmanuel Macron veut rassurer les agriculteurs avant leur Salon

Emmanuel Macron a énoncé mardi 3 février 2026 ses priorités pour l'agriculture française et européenne, "production, préservation et protection", lors d'une visite en Haute-Saône, à l'approche du Salon de l'agriculture, pour lequel il a suggéré de réexaminer la décision sur l'absence prévue de bovins.
 

Le Comptoir givré et affiné : nouvelle fromagerie locale et haut de gamme à Besançon

Valentin Drouhard vient d’ouvrir ce mardi 3 février 2026, Le Comptoir givré et affiné situé au 88 grande rue dans le centre-ville de Besançon. Dans son local de 35 m2, il propose une sélection fromagère et des produits d’épicerie fine de producteurs locaux.

Privée de subventions, l’association vélo Les Manivelles joue son avenir à Besançon

L’atelier d’auto-réparation de vélos Les Manivelles, implanté rue Battant à Besançon, traverse une période d’incertitude financière. Comme de nombreuses structures du tissu associatif, l’organisation doit faire face à la disparition des subventions de fonctionnement. Une fête de soutien est organisée le 7 février 2026.

Baptiste Clerin, nouveau président du CPSTI Bourgogne–Franche-Comté

Le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) Bourgogne Franche-Comté a procédé à l’élection de son président à l’occasion de la séance d’installation de la nouvelle mandature, organisée le 27 janvier 2026. Les membres de l’instance ont désigné Baptiste Clerin (CPME) à la présidence et Ludovic Mille (FNAE) à la vice-présidence pour un mandat de quatre ans.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.31
couvert
le 04/02 à 18h00
Vent
1.01 m/s
Pression
992 hPa
Humidité
86 %