La vaccination des adolescents s'ouvre ce mardi sous certaines conditions

Publié le 15/06/2021 - 08:16
Mis à jour le 15/06/2021 - 08:16

Uniquement en centre, avec l’autorisation des deux parents et le consentement du mineur : la vaccination des adolescents contre le Covid-19 débute ce mardi 15 juin 2021 sous certaines conditions avec, comme principal enjeu, l’augmentation de la couverture vaccinale pour limiter au maximum la circulation du virus.

©Alexane Alfaro ©
©Alexane Alfaro ©

La vaccination est ouverte à tous les enfants de 12 ans et plus à partir de ce mardi, soit environ 5 millions de personnes, selon le ministère des Solidarités et de la Santé. Avec une exception: les adolescents ayant développé un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) à la suite d'une infection par le SARS-CoV-2, pour lesquels la vaccination n'est pas recommandée.

Jusqu'ici, les jeunes de 16 et 17 ans pouvaient être vaccinés dans deux cas de figure: s'ils souffraient d'une pathologie à très haut risque de forme grave de Covid-19 ou s'il s'agissait de proches de personnes immunodéprimées.

La vaccination des adolescents ne sera possible qu'en centre avec le vaccin PfizerBioNTech, le seul à ce jour à disposer d'une autorisation de mise sur le marché pour cette tranche d'âge.

Moderna, qui a fait une demande la semaine dernière, attend la réponse de l'Union européenne.

Autorisation parentale nécessaire

La vaccination des mineurs nécessite l'autorisation des deux titulaires de l'autorité parentale mais la présence d'un seul sera requise lors de l'injection.

L'administration du vaccin n'en restera pas moins conditionnée au consentement oral du mineur concerné.

Un risque individuel faible

Les décès du Covid-19 sont exceptionnels chez les adolescents: le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, ECDC, a comptabilisé 98 décès sur 1,1 million de cas chez les 10-19 ans. Le risque de forme grave nécessitant une hospitalisation est lui aussi très faible (0,9 % selon l'ECDC).

Mais si le rapport bénéfice/risque à se faire vacciner reste moins évident pour cette tranche d'âge que pour le reste de la population, des spécialistes mettent en avant un bénéfice individuel indirect: vaccinés, les adolescents pourront plus rapidement reprendre une vie plus normale, eux qui ont été durement affectés par les restrictions successives (confinements, réduction des interactions sociales, fermeture des établissements scolaires ou enseignement à distance...).

La vaccination des adolescents pourra contribuer au retour à un fonctionnement habituel des écoles, collèges et lycées, et limiter les risques pour les personnels et les élèves fragiles.

L'enjeu de l'immunité collective

Vacciner les 12-17 ans permettra surtout d'immuniser une plus grande part de la population et ainsi mieux lutter contre la circulation du virus.

Si leur santé est peu à risque, les adolescents ne sont pas à l'abri d'une infection et peuvent alors participer à la transmission du virus. Leur immunisation contribue donc à freiner l'épidémie.

Phénomène bien connu dans les maladies infectieuses, l'immunité collective signifie qu'au-dessus d'un certain seuil de personnes vaccinées, les virus ne rencontrent plus suffisamment de personnes à infecter, ce qui les empêche de se répliquer et de continuer à circuler.

Si on ne vaccine pas les mineurs, il faudrait vacciner plus de 90 % des adultes pour parvenir à une telle couverture, un chiffre ambitieux au vu des réticences d'une partie de la population.

Des réserves perdurent

Si la vaccination des ados présente bien un avantage collectif, certains spécialistes s'interrogent sur l'opportunité de leur ouvrir les centres quand seuls 26,7 % des majeurs, plus à risque, ont reçu deux injections (57,6 % une dose).

La Haute autorité de santé préconisait d'ailleurs début juin d'attendre que la vaccination des adultes soit suffisamment avancée avant de la généraliser à cette tranche d'âge.

Et le Comité national d'éthique (CCNE) a regretté mercredi "que les décisions" concernant la vaccination des adolescents contre le Covid-19 "aient été prises si rapidement", se demandant s'il était éthique de faire porter aux mineurs la responsabilité, en termes de bénéfice collectif, du refus de la vaccination (ou de la difficulté d'y accéder) d'une partie de la population adulte.

L'OMS avait de son côté appelé mi-mai les pays à renoncer à vacciner les enfants et les adolescents contre le Covid et faire don des doses ainsi libérées au système Covax pour les redistribuer aux pays défavorisés.

(Source AFP)

Santé

Frelon asiatique à pattes jaunes en Bourgogne Franche-Comté : une aide financière existe pour détruire des nids

Dans le cadre du Plan régional de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes, Fredon Bourgogne-Franche-Comté, en copilotage avec la section apicole de GDS BFC, annonce, vendredi 24 juillet 2026, la mise en place d’une aide financière de l’État pour accompagner les particuliers dans la destruction des nids en 2026.

Noyades en 2026 : la Bourgogne Franche-Comté parmi les régions les plus touchées en France

Selon Santé publique France, les noyades ont fortement augmenté dans les régions sans façade maritime entre le 1er mai et le 15 juillet 2026. La Bourgogne-Franche-Comté fait partie des territoires particulièrement concernés, notamment lors des périodes de vigilance canicule.

Canicule en France : 5 764 décès en excès du 17 juin au 2 juillet, une surmortalité historique

Santé publique France a publié les premières estimations de l’impact de la canicule exceptionnelle survenue entre le 17 juin et le 2 juillet 2026. Selon l’agence sanitaire, 5 764 décès toutes causes en excès, soit une hausse de 36 %, ont été enregistrés dans les départements concernés par cet épisode de chaleur, qui a touché 92 départements, représentant 98,5 % de la population hexagonale.

L’Assemblée adopte la loi d’urgence agricole, malgré les tensions entre le gouvernement et ses troupes

Dans une nouvelle séance crispée, les députés français ont adopté, dans la nuit de lundi à mardi, la loi d'urgence agricole. Le texte, dont une disposition permet de réintroduire de manière dérogatoire certains pesticides, a fait éclater des tensions entre le gouvernement et ses troupes. Son adoption définitive devrait intervenir mardi au Sénat.

Épisodes caniculaires : l’ANOPS félicite l’ensemble des professionnels de santé mobilisés

Suite aux différents épisodes de canicule qui ont frappé la France, l’association comtoise de régulation libérale souhaite relayer ce 20 juillet 2026 le communiqué de l’association nationale pour l'organisation de la permanence des soins ambulatoires en médecine générale et des services d'accès aux soins (ANOPS) qui félicite les professionnels qui ont été fortement mobilisés.

Après des années de débats, le Parlement français approuve l'”aide à mourir”

Un vote historique : le droit à l'"aide à mourir", réforme sociétale majeure de la présidence Macron, a été entériné mercredi 15 juillet 2026 par l'Assemblée nationale, sous les applaudissements de partisans du texte, ses opposants regardant désormais du côté du Conseil constitutionnel.

Une étude européenne sur la maltraitance infantile recherche des témoignages en Bourgogne-Franche-Comté

L’Observatoire Régional de la Santé de Bourgogne-Franche-Comté (ORS BFC) participe à une étude d’ampleur européenne concernant la maltraitance des enfants et recherche pour cela des témoignages de personnes adultes victimes de maltraitance durant leur enfance.

Points d’eau, musées, CCAS… La Ville de Besançon renforce ses dispositifs face à la canicule

Face à un épisode de fortes chaleurs qui devrait encore s'intensifier dans les prochains jours, avec des températures pouvant atteindre 38 °C, la Ville de Besançon maintient une vigilance renforcée et adapte progressivement ses dispositifs afin de protéger la population, notamment les personnes les plus vulnérables, assure-t-elle dans un communiqué du 9 juillet 2026.

Un radiologue du CHU de Besançon teste une intervention médicale en apesanteur

Radiologue au CHU Besançon Franche-Comté, le Dr Romain Capocci a participé à une expérience scientifique inédite : réaliser une néphrostomie en apesanteur, à bord d’un vol parabolique. Menée dans le cadre du projet IRIS — Interventional Radiology In Space — en mars 2026, cette expérimentation vise à évaluer la faisabilité de gestes de radiologie interventionnelle en situation de micropesanteur, en prévision des futures missions spatiales habitées.

Bourgogne-Franche-Comté : risque allergique moyen aux graminées et qualité de l’air dégradée

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié mardi 30 juin 2026, les pollens de graminées demeurent les plus présents dans l'air, même si leur concentration est en légère baisse et les conditions météorologiques actuelles, chaudes et ensoleillées, sont favorables à la production d'ozone dans l'atmosphère.

À Besançon, un rassemblement le 1er juillet pour réclamer des écoles adaptées aux fortes chaleurs

Un rassemblement est organisé mercredi 1er juillet 2026 devant la mairie de Besançon. L'initiative de parents d'élèves de l'école de Bregille Plateau vise à sensibiliser aux conséquences des épisodes de chaleur dans les écoles bisontines et à demander la mise en place de mesures d'urgence ainsi que de solutions durables.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage