Le coiffeur prête des vélos électriques à ses salariés

Publié le 24/03/2011 - 13:36
Mis à jour le 24/03/2011 - 13:36

En prêtant des vélos électriques à ses salariés pour les déplacements domicile-travail, un patron de salon de coiffure bisontin veut s’inscrire dans une démarche éco-citoyenne et accompagner l’arrivée du tram dans la capitale régionale.

Il voulait s'acheter un vélo électrique. Il est sorti du magasin avec un bon de commande de six exemplaires... Jean-Christophe Robelet, patron coiffeur de Besançon, n'a pas l'habitude de couper les cheveux en quatre. Cinq employés sur dix de son salon «Les Barbiers de Saint-Amour» sont depuis dotés d'un vélo électrique pliable d'une valeur de 1166 € pour assurer une partie de leur déplacement domicile-travail.

Le coup de cœur de coiffeur bisontin s'est vite révélé rentable pour les cinq salariés qui payaient chaque année 1000 € de parking et presque autant de PV... Sans compter le coût du déplacement en voiture beaucoup plus onéreux que le train. En contrepartie, les bénéficiaires s'engagent à utiliser ce moyen de transports au moins trois fois par semaine.

60 km d'autonomie

Ils prennent le train jusqu'à Besançon, déplient leur vélo rangé dans un sac prévu pour - soit l'équivalent d'une valise d'une vingtaine de kilos - et c'est parti pour le salon de coiffure situé dans la Boucle du Doubs. Idem le soir pour « remonter » à la gare. Là, la batterie électrique est vraiment appréciée...

« C'est plus qu'un vélo électrique, c'est un changement de vision global de la société. Au-delà du pouvoir d'achat dont bénéficient ainsi nos collaborateurs, c'est une réflexion d'ensemble sur l'écologie, pas seulement un objet promotionnel », explique Jean-Christophe qui a bénéficié du soutien d'une grande marque de cosmétiques et de la complicité d'un assembleur de vélos de Thise (Sun City).

Pour les deux inséparables gérants de salons «éco-citoyens», Jean-Christophe Robelet et Boris Cordier, la mise en place de ce système correspond à la volonté de s'inscrire dans de nouvelles démarches en matière de transport urbain en lien avec le développement de l'activité commerciale. Rares sont les artisans et commerçants du centre-ville de Besançon à se préoccuper d'accompagner l'arrivée du tramway dont le chantier va perturber le trafic jusqu'en 2015.

Une prime de 150 euros

« J'apprécie la manière dont vous positivez les contraintes initiales du tram », a répondu Jacques Mariot, adjoint au commerce, en buvant du petit lait. Ce dernier en a profité pour confirmer l'attribution par la Ville de Besançon d'une prime de 150 € versée à tout acheteur d'un vélo électrique avec, tout de même, un budget annuel total limité à 15 000 €.

« Il faut changer nos habitudes, faisons-le avec l'arrivée du tramway et faisons le intelligemment », a lancé Jean-Christophe Robelet en précisant que son vélo pliable pouvait facilement se transporter en train, en tram, en voiture, voire même en avion.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Société

Alcool et stupéfiants : opération de contrôle au centre d’examen du permis de conduire de Besançon

VIDÉOS • Ce jeudi 22 janvier 2026, une opération de police effectuée dans le cadre de lutte contre les dérives au volant et les comportements dangereux a eu lieu au centre d’examen du permis de conduire de Besançon. 

Contrôle de police : 32 infractions en moins de deux heures boulevard Blum à Besançon

Mercredi 21 janvier 2026, en fin d’après-midi, une opération de contrôle routier a été menée à un carrefour identifié comme sensible par les forces de l’ordre, à l'intersection entre le boulevard Léon Blum et la rue Chopin. Pas moins de 32 infractions ont été relevées en 2h00.

Besançon veut renouveller son soutien à la Maison des femmes avant son ouverture en mars 2026

La Ville de Besançon a présenté, mercredi 21 janvier 2026, une délibération portant sur un nouveau soutien financier au fonctionnement de la future Maison des femmes, dont l’ouverture est prévue le 3 mars prochain. Cette présentation a eu lieu lors d’une conférence de presse conduite par Anne Vignot, maire de Besançon, entourée de plusieurs élues, à l’approche du conseil municipal, le 22 janvier.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

Comprendre et suivre l’extrême droite en Franche-Comté : lancement de l’Obex FC à Besançon

L’Observatoire de l’extrême droite en Franche-Comté (Obex FC) a été présenté officiellement vendredi 16 janvier 2026 à la presse, puis au public lors d’une conférence organisée le soir même salle David à Besançon. Cette plateforme régionale se donne pour objectif de documenter, analyser et rendre accessibles les phénomènes liés à l’extrême droite en Franche-Comté. L’Obex FC est porté par trois fondateurs, membres de l’association Comité pour Clément : "Toufik de Planoise", journaliste, "Walden", militant anti-extrême droite, et "Yoann Muson", universitaire.

Les ateliers du mercredi au SYBERT ? Des minijeux pour enfants

PUBLI-INFO • Le 21 janvier, c’est la fête au SYBERT à Planoise ! De 14h30 à 16 heures, les enfants de 6 à 12 ans vont pouvoir venir apprendre en jouant. Apprendre ? Oui, apprendre les bons gestes en matière de tri et de recyclage. Jouer ? Oui, parce qu’en s’amusant, mine de rien, on apprend. Mais attention, nombre de places limité…

Début de l’enquête de recensement de la population en Bourgogne-Franche-Comté

Le recensement de la population commence, aujourd’hui jeudi, 15 janvier 2026 en France métropolitaine. En Bourgogne-Franche-Comté, près de 1 500 agents recenseurs sont mobilisés pour enquêter 284.000 logements dans 756 communes. Cela devrait conduire les équipes communales à collecter les réponses de plus de 470.000 habitants dans la région.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
Infos pratiques

Sondage

 2.81
couvert
le 26/01 à 06h00
Vent
3.12 m/s
Pression
1001 hPa
Humidité
94 %