Le Parlement adopte un texte protégeant les librairies face aux géants du e-commerce

Publié le 16/12/2021 - 14:40
Mis à jour le 16/12/2021 - 14:40

Au grand dam d’Amazon, le Parlement a adopté ce jeudi 16 décembre 2021 une proposition de loi protégeant les librairies traditionnelles face à la concurrence des grandes plateformes de vente en ligne, en imposant le principe d’un prix plancher pour les livraisons de livres.

 ©
©

Le texte "visant à conforter l'économie du livre", porté par la sénatrice LR Laure Darcos, a été adopté à l'unanimité en deuxième lecture au Sénat, un vote qui conclut son parcours législatif et l'entérine au nom du Parlement.

  • Sa disposition phare prévoit que le service de livraison du livre "ne peut pas être offert par le détaillant à titre gratuit", mais doit être facturé pour un "montant minimum", qui sera fixé par arrêté ministériel.

En ligne de mire, les livraisons au rabais pratiquées par les géants du e-commerce, en premier lieu Amazon, qui fixe systématiquement au seuil légal de 0,01 euro les frais de port. Des tarifs sur lesquels les éditeurs et libraires traditionnels aux marges déjà serrées ne peuvent s'aligner.

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot a salué la nouvelle loi, qui cheminait depuis le printemps au Parlement et "permettra de renforcer l'équité dans la filière du livre". "Ce n'était pas gagné d'avance", a-t-elle ajouté, en faisant allusion à l'opposition farouche d'Amazon, dont Mme Darcos a fustigé "la politique commerciale prédatrice". Le vote avait été également unanime à l'Assemblée en octobre dernier.

La rapporteure de la commission de la Culture du Sénat, Céline Boulay-Espéronnier (LR), a souligné "l'enthousiasme du monde de l'édition" pour un texte qui constitue "une véritable révolution".

  • Amazon a réagi à l'adoption définitive de la proposition de loi en estimant que "le coût d'une telle mesure sur le pouvoir d'achat s'élèverait à plus de 250 millions d'euros par an".

"Aujourd'hui, 90% des communes françaises n'ont pas de librairie sur leur territoire et plus de 40% des expéditions de livres d'Amazon sont destinés à des codes postaux sans librairie", a indiqué un porte-parole de la plateforme.

"Impact sur le pouvoir d'achat"

"Alors que le commerce en ligne a permis de renforcer l'égal accès des consommateurs aux livres, et ce quel que soit leur lieu de résidence, l'introduction de frais de port minimum pour l'expédition de livres aura un impact sur le pouvoir d'achat de millions de lecteurs à faible revenu" vivant "dans des petites villes et ne disposant pas d'un accès facile à une librairie", a déploré ce porte-parole.

Un argumentaire rejeté par le sénateur communiste Pierre Ouzoulias, qui a déclaré que "l'achat de livres sur Amazon est surtout le fait de catégories aisées et urbaines".

La nouvelle loi vient compléter et consolider la loi Lang de 1981 qui a fixé le prix unique du livre, un dispositif jugé vital pour le maintien et la diversité de ce secteur, qui compte notamment quelque 3.300 librairies indépendantes sur le territoire, ont souligné la plupart des orateurs.

La sénatrice socialiste Sylvie Robert a toutefois prévenu qu'il faudrait désormais "s'assurer que les plateformes ne contreviendront pas à l'esprit de la loi".

Tranchant avec le concert de critiques contre le géant du commerce en ligne, Pierre-Antoine Lévi, de l'Union centriste, a appelé à "ne pas faire de GAFA-bashing" (critique de Google, Apple, Facebook et Amazon) et estimé "qu'il ne s'agit pas d'édicter une loi anti-Amazon, mais d'équilibrer les conditions entre les acteurs" du secteur.

Avec la nouvelle loi, les sites de vente en ligne devront en outre distinguer clairement les livres neufs et les livres d'occasion.

Le texte autorise aussi les collectivités à accorder une subvention aux librairies indépendantes, à hauteur de 30% de leur chiffre d'affaires - "une demande forte des élus locaux" a fait valoir Samantha Cazebonne (groupe RDPI, à majorité En Marche).

La nouvelle loi encadre aussi les soldes de livres par les éditeurs. Elle modernise par ailleurs le dépôt légal pour l'adapter aux spécificités du numérique, et encadre certaines pratiques de l'édition.

(Source AFP)

Economie

Café d’Ami, un nouvel espace pour bruncher tout au long de la semaine à Besançon

Maguette Diouf, ancienne chef pâtissière du 1802 à Besançon a décidé de se lancer à son compte et d’ouvrir son propre commerce en proposant un service de type brunch tout au long de la semaine. Elle a ouvert ce mercredi 11 février 2026 au 128 Grande rue à Besançon (anciennement Au Régal de Chouchou). On vous en parle…

153,3 M€ de financement régionaux votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Besançon vendredi 6 février 2026, les élus ont adopté 153,5 millions d’euros de financements régionaux destinés à soutenir l’économie, l’agriculture, l’aménagement du territoire ou encore la Culture et le patrimoine. Zoom sur quelques dossiers. 

La seconde vie des vélos au cœur d’un dispositif à Decathlon Besançon

Infos pratiques • À Besançon, l’usage du vélo continue de se développer, que ce soit pour les déplacements quotidiens, les activités sportives ou les balades le long du Doubs. Dans ce contexte, Decathlon Besançon propose depuis 2023 un service de reprise de vélos d’occasion. Ce dispositif vise à prolonger la durée de vie du matériel, à limiter le gaspillage et à faciliter l’accès à des vélos à prix réduit.

FCSM : un actionnaire vent ses parts sur Leboncoin, désaccords internes et flou autour du capital

Le Football Club Sochaux-Montbéliard (FCSM), sauvé à l’été 2023 grâce à une mobilisation conjointe d’investisseurs, de collectivités et de supporters, se retrouve de nouveau au cœur de discussions financières et capitalistiques à quelques jours d’une assemblée générale attendue le 13 février 2026.

MaPrimeRénov’: “rendez-vous personnalisé” obligatoire pour les rénovations d’ampleur

Les demandeurs d'aides MaPrimeRénov' pour une rénovation d'ampleur devront désormais obligatoirement avoir un "rendez-vous personnalisé" avec un conseiller France Rénov' pour être mieux accompagnés et éviter les fraudes, a annoncé le ministre du Logement Vincent Jeanbrun ce mois de février 2026.

À Besançon, Fralsen s’éteint dans un silence assourdissant…

ÉDITORIAL • L’entreprise Fralsen, fleuron industriel aux savoir-faire reconnus dans l’horlogerie, la défense, le luxe et la connectique industrielle, cherche aujourd’hui un repreneur dans le cadre d’une procédure judiciaire. Les candidats ont jusqu’au 16 février 2026 pour se faire connaître auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Et pourtant, autour de cette situation critique… presque rien. Le silence.

Crise, tensions économiques, fatigue sociale… un documentaire pour “entreprendre autrement” projeté dans la région

Coopilote, la coopérative d’entrepreneurs salariés basée à Besançon organise huit ciné-débats autour de son film documentaire Entreprendre Autrement, dans la région Bourgogne-Franche-Comté entre février et avril 2026. 

Action de L214 contre l’élevage en cages des truies reproductrices

Une quinzaine de militants de l'association L214 ont manifesté samedi 7 février 2026 devant la boutique Colombus du 40 Grande rue à Besançon. Munis de pancartes et d’une banderole, le but de leur action était d’encourager l’enseigne à s’engager contre la mise en cage des truies reproductrices. 

La CPAM du Doubs recrute un.e infirmier.e du service médical

offre d’emploi, infirmier(e) • La CPAM du Doubs recrute un·e infirmier·e du service médical pour intégrer sa Direction Médicale à Besançon.
Le poste propose des missions médico-administratives, d’accompagnement des professionnels de santé et de contribution à la qualité des prises en charge, au sein d’un organisme public engagé au service de la solidarité nationale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.73
légère pluie
le 10/02 à 18h00
Vent
7.43 m/s
Pression
995 hPa
Humidité
90 %