Déjà approuvé par les sénateurs en octobre, le texte a été validé au Palais Bourbon en première lecture par 387 voix contre 92, et 74 abstentions.

Publié le 06/02/2019 - 09:59
Mis à jour le 06/02/2019 - 09:59
50 dissidents LREM • Par une très large majorité, l’Assemblée nationale a adopté mardi la proposition de loi LR controversée « anticasseurs » remaniée par la majorité, mais 50 députés LREM – un record – ont marqué en s’abstenant leur refus des interdictions préventives de manifester. Parmi eux, les députés francs-comtois Éric Alauzet, Fanette Charvier, Barbara Bessot-Ballot, Denis Sommer et Christophe Lejeune.
Déjà approuvé par les sénateurs en octobre, le texte a été validé au Palais Bourbon en première lecture par 387 voix contre 92, et 74 abstentions.

Cinquante "marcheurs", dont le vice-président de l'Assemblée Hugues Renson, la présidente de commission Barbara Pompili, ainsi que Matthieu Orphelin, Aurélien Taché et Sonia Krimi ont fait le choix de l'abstention, un chiffre jamais atteint depuis 2017 sur un texte soutenu par le gouvernement. Mais aucun n'a voté contre.
Sur la loi asile-immigration il y a quelques mois au même stade, les abstentionnistes étaient 14 (et un contre). "Le texte a été voté" et "il n'y a pas de malaise", a balayé le patron du groupe majoritaire Gilles Le Gendre, qui tablait pourtant lundi sur une vingtaine d'abstentions.
Sonia Krimi (LREM), qui a un temps envisagé de voter contre, a voulu "envoyer un signal" pour que le gouvernement évolue sur la disposition clé des interdictions préventives de manifester pouvant être prises par les préfets. Plusieurs redoutent à l'avenir que ces représentants de l'État soient aux mains d'un "régime malintentionné".
Le numéro un de LREM, Stanislas Guerini, a récusé toute "fronde" et estimé que "nous avons trouvé les bons équilibres dans un groupe qui débat".
Dans le groupe MoDem allié de la majorité, quatre députés se sont abstenus et un, Brahim Hammouche, a voté contre cette proposition "incertaine et confuse", pour que "demain ne rime pas avec gueule de bois".
Plusieurs avocats de renom, dont deux proches d'Emmanuel Macron, se sont élevés contre une "loi de la peur" (François Sureau) ou "une réponse d'un pouvoir qui agit sous la pression et dans l'urgence" (Jean-Pierre Mignard).
L'ex-député européen Daniel Cohn-Bendit, également un proche du chef de l'État, a considéré auprès de l'AFP que "cette loi ne sert à rien" et est "dramatiquement bête".
Outre les interdictions de manifester pouvant être prises par les préfets, sous peine de six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende, il est également prévu la possibilité de fouilles pour trouver des "armes par destination", sur réquisition du procureur, et encore le principe du "casseur-payeur". La proposition de loi retournera au Sénat dès le 12 mars pour une deuxième lecture, le gouvernement, qui l'a reprise à son compte début janvier, souhaitant une adoption définitive rapide dans le contexte des manifestations récurrentes des "gilets jaunes".
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, qui entend donner des gages à certains syndicats policiers, a répété mardi que ce n'est "pas une loi de la peur", "pas une loi de circonstance mais une loi de bon sens" à l'égard des "brutes" qui empêchent de manifester.
Hasard du calendrier, plusieurs dizaines de milliers de personnes défilaient dans le même temps partout en France, à l'appel principalement de la CGT mais aussi pour la première fois avec la participation de "gilets jaunes".
La gauche a dénoncé un texte "inique" (PS), "anti-gilets jaunes" (PCF) et porteur d'une "dérive autoritaire", à l'unisson de certains syndicats et associations. Fustigeant "une loi scélérate", les Insoumis avaient cherché en vain la semaine dernière à obtenir l'interdiction des lanceurs de balles de défense, qui ont provoqué de nombreuses blessures graves.
Avec les interdictions préalables de manifester, "on se croit revenu sous le régime de Vichy", avait tonné la semaine dernière Charles de Courson, dont le groupe Libertés et territoires a voté majoritairement contre.
Le Rassemblement national s'est posé en "garant des libertés fondamentales" face à un texte jugé "fasciste".
La droite et UDI-Agir se sont très majoritairement prononcés pour, malgré la réécriture du texte de Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR qui entendait initialement répondre au phénomène des "black blocs" et juge la nouvelle version "acceptable".
Ce texte est pour la majorité "une bouée de sauvetage dans une forme de naufrage", "d'échec à rétablir l'ordre républicain", a néanmoins asséné Eric Ciotti.
(AFP)
En ce samedi 4 mai 2019, les actions des gilets jaunes ont continué à Besançon pour l’acte 25.
Trois jours après la mobilisation du 1ermai, ce samedi se veut le 25eweek-end consécutif de mobilisation des Gilets Jaunes en France. A Besançon, aucune manifestation n’est déclarée mais la mobilisation devrait continuer.
En raison du mouvement des Gilets Jaunes tous les samedis au centre-ville de Besançon, Kéolis Besançon Mobilités avertit les voyageurs que des perturbations sont à prévoir à compter de 13h sur les lignes de tramway et à partir de 14h sur certaines lignes de bus.
Trois gilets jaunes, dont Frédéric Vuillaume, étaient appelés ce lundi 29 avril 2019 devant le tribunal de Besançon, pour outrage et rébellion. Si le délibéré a été reporté à la mi-mai, les chants ont résonné dans le palais de justice… Et le slogan « Castaner assassin » aussi !
Mise à jour • Frédéric Vuillaume, membre du syndicat force ouvrière et Gilet Jaune, est convoqué ce lundi 29 avril 2019 au tribunal de Besançon avec deux autres Gilets Jaunes dans le cadre d’une comparution pour outrage après la venue de Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, le 13 mars 2019 à Besançon. Samedi dernier, il avait appelé les Gilets Jaunes à le soutenir. Ce lundi à 13h30, la salle d’audience était pleine et des soutiens attendaient à l’extérieur. La délibération est reportée au 15 mai prochain.
Comme ils l’avaient annoncé sur les réseaux sociaux, des Gilets jaunes se sont réunis au centre-ville de Besançon après la conférence de presse d’Emmanuel Macron ce jeudi 25 avril 2019 et se sont rendus devant la préfecture du Doubs. L’acte 24 des Gilets Jaunes se prépare à Besançon pour ce samedi avec des manifestants attendus en provenance de Pontarlier.
Les Gilets Jaunes sont de retour ce samedi 20 avril 2019 dans les rues de Paris et de plusieurs villes pour un nouvel « ultimatum » lancé à Emmanuel Macron, à l’issue d’une semaine dominée par l’incendie à Notre-Dame. Une mobilisation a débuté à 14h00 Place de la Révolution à Besançon pour se terminer vers 18h30.
Les Gilets jaunes sont de nouveaux mobilisés en France y compris dans le Doubs ce samedi 8 décembre 2018 contre la hausse de la taxe sur les carburants, pour plus de pouvoir d’achat, mais aussi contre la politique de Macron. Suivez cette journée…
Le président du Mouvement Franche-Comté (MFC), Jean-Philippe Allenbach, estime que les perspectives de l'élection présidentielle de 2027 justifient une réflexion sur l'avenir institutionnel de la Franche-Comté. Dans un communiqué intitulé ”Présidentielle 2027 : Si on veut s’en tirer, faut se tirer !”, il affirme que, compte tenu de la candidature annoncée de Marine Le Pen et des sondages actuels, les Francs-Comtois pourraient se retrouver sous la présidence de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il craint.
Quelques heures après sa condamnation en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national, Marine Le Pen a annoncé mardi qu'elle porterait les couleurs de son parti en 2027, sur le plateau du journal de 20 heures de TF1.
Éligible, mais sous bracelet : la justice a ouvert mardi 7 juillet 2026 la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d'inéligibilité à seulement quinze mois ferme, déjà purgés, mais la dirigeante d'extrême droite devrait faire une partie de sa campagne sous bracelet électronique si elle se lançait malgré cette condamnation.
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Chargé par le président de la République d’assurer le suivi des grands projets stratégiques de réindustrialisation, dits "Notre-Dame", le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, se rendra à Besançon (Doubs), lundi 15 juin 2026, pour la 2e étape de son tour des régions.
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