Macron promet de faire de 2024 une "année de détermination"

Publié le 01/01/2024 - 09:34
Mis à jour le 01/01/2024 - 09:34

Emmanuel Macron a promis de faire de 2024 une "année de détermination" et de continuer à "agir" malgré les difficultés qui s'accumulent, lors de ses voeux où il a célébré les "fiertés françaises" attendues des JO à la réouverture de Notre-Dame.

 © Capture écran vidéo Emmanuel Macron sur X (ex-twitter)
© Capture écran vidéo Emmanuel Macron sur X (ex-twitter)

Lors de sa traditionnelle allocution télévisée de la Saint-Sylvestre, le chef de l'Etat n'a pas précisé les contours du mystérieux "rendez-vous avec la Nation" annoncé pour janvier, pas plus qu'il n'a évoqué un possible remaniement gouvernemental que beaucoup dans son camp attendent -- voire espèrent -- pour mi-janvier.

Quant au "nouveau cap" évoqué avant Noël, il est en fait le même depuis bientôt sept ans qu'il dirige la France, a-t-il dit : la rendre "plus forte et plus juste", pour "libérer, protéger, unir". Cela à travers "le réarmement économique", "le réarmement de l'Etat et de nos services publics", auxquels le président, qui s'insurge régulièrement contre un processus de "décivilisation" à l'oeuvre selon lui, veut désormais ajouter un "réarmement civique" autour de l’école.

"La France, c'est une culture, une Histoire, une langue, des valeurs universelles qui s'apprennent dès le plus jeune âge", a-t-il énoncé. "J'aurai l'occasion dans les semaines qui viennent de vous dire comment notre Nation relèvera ces défis", a-t-il glissé pour entretenir le suspense sur ce rendez-vous qui pourrait en réalité être une succession de "moments" en janvier, d'après son entourage. "La grandiloquence du verbe cherche à masquer l’absence de perspectives", a brocardé le patron du Parti socialiste Olivier Faure.

L'année 2023 a été marquée par deux guerres, celle en Ukraine qui se poursuit et désormais celle au Proche-Orient. Emmanuel Macron a promis de continuer à soutenir Kiev et a assuré qu'il n'oubliait pas les otages retenus par le mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza.

Mais elle a aussi fait éclater au grand jour le casse-tête de ce second quinquennat sans majorité absolue à l'Assemblée nationale pour gouverner. Emmanuel Macron a "assumé" les réformes impopulaires, comme celle des retraites, ou controversées, comme la loi sur l'immigration qui a divisé son camp.

Et pour démontrer que son mandat n'est pas aussi entravé que l'affirment ses détracteurs, il a dressé le bilan des réformes adoptées, affirmé se placer du côté de "l'action", "jamais du côté de ceux qui privilégient les calculs électoraux, les petits arrangements ou leurs intérêts personnels".

Des "choix décisifs"

"L'année 2024 doit avant tout être une année de détermination. Agir, agir encore, dans l’intérêt de la Nation", a-t-il martelé. "Pour l'école", pour "une République plus forte", pour "atteindre notre ambition du plein emploi", a-t-il énuméré, même s'il a dit comprendre "les impatiences", et les "partager".

"Il dit: +plus et plus vite+! Nos vœux: pas ça!", a commenté le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

A six mois des élections européennes de juin, Emmanuel Macron a évoqué des "choix décisifs": "continuer l'Europe ou la bloquer", "poursuivre la transition écologique et productive ou revenir en arrière", "affirmer la force de nos démocraties libérales ou céder aux mensonges qui sèment le chaos".

Loin devant aux Européennes dans les sondages, Marine Le Pen a dit dimanche dans ses voeux que 2024 serait l'année de "la confirmation de la pertinence" des "idées" du Rassemblement national.

Le chef de l'Etat a terminé son discours de 13 minutes en insistant sur les rendez-vous qui rassemblent et qui jalonneront 2024, des commémorations du 80e anniversaire du Débarquement et de la Libération à la réouverture de Notre-Dame-de-Paris, prévue le 8 décembre -- comme promis, cinq ans après l'incendie qui a ravagé la cathédrale.

Et bien sûr les Jeux olympiques et paralympiques de l'été prochain à Paris, a-t-il rappelé depuis le jardin de l'Elysée devant les drapeaux des nations olympiques. Autant de "fiertés françaises" qu'il a voulu "célébrer" à l'orée de 2024.

Pas un mot pour l'instant sur l'inconnue politique qui demeure : quand interviendra le remaniement gouvernemental, qui apparaît de plus en plus incontournable - et avec quel titulaire à Matignon ? Emmanuel Macron s'est contenté de "tout particulièrement (...) remercier la Première ministre et son gouvernement" pour leur action.

Elisabeth Borne, qui passe le réveillon en Guyane, a terminé l'année avec "le sentiment du devoir accompli" après l'adoption de la loi immigration. Mais une source proche de l'Elysée assure que le "nouveau cap" pourrait signifier son départ de Matignon.

Le remaniement pourrait intervenir "dans environ 15 jours", croit savoir une source gouvernementale.

(Source AFP)

Politique

Municipales 2026 : le Mouvement Franche-Comté se positionne dans un rôle clé à Besançon

À l’approche des prochaines élections municipales à Besançon, le Mouvement Franche-Comté (MFC) et son président, Jean-Philippe Allenbach, disent pouvoir jouer un rôle dans l’issue du scrutin...

Vente d’étoiles jaunes sur Etsy : Matthieu Bloch appelle à une réponse législative en urgence

La mise en vente d’étoiles jaunes sur la plateforme de commerce en ligne Etsy suscite une vive polémique. Matthieu Bloch, député ex-LR du Doubs, appelle à une réponse législative rapide "pour protéger la mémoire de la Shoah et lutter contre la diffusion d’idéologies de haine."

Municipales à Besançon : Éric Delabrousse détaille ses priorités pour les solidarités et le handicap

Dans le cadre de la campagne des élections municipales de 2026 à Besançon, le candidat centriste du mouvement Horizon(s), Éric Delabrousse, présente une série de propositions consacrées aux solidarités et au handicap dans un communiqué du 11 février 2026. À travers son programme, il affirme vouloir renforcer la place de la solidarité et de l’inclusion dans l’action municipale, dans un contexte marqué par les fragilités sociales, le vieillissement de la population et les situations de handicap.

Municipale 2026 à Besançon : qui sont les colistières et colistiers d’Anne Vignot ?

Anne Vignot, tête de liste Europe écologie Les verts, a officiellement présenté ses 56 colistières et colistiers réunis dans la liste "Besançon vivante, juste et humaine". Portraits, professions et ordre sur la liste : voici la présentation des membres de l’équipe.

Municipales 2026 à Besançon : qui sont les colistières et les colistiers de Ludovic Fagaut ?

Ludovic Fagaut, tête de liste Les Républicains, a officiellement présenté ses 56 colistières et colistiers réunis dans la liste "Ensemble, Besançon avance". Portraits, professions et ordre sur la liste : voici la présentation des membres de l’équipe.

Municipales dans le Doubs : les dépôts de candidatures officiellement lancés !

Depuis ce mercredi 11 février, les candidates et candidats aux élections municipales des communes du Doubs, comme partout en France, peuvent officiellement déposer leur dossier en préfecture ou en sous-préfecture. À Besançon, les agents de la préfecture reçoivent mandataires et candidats en personne afin d’enregistrer l’ensemble des informations requises, dans le strict respect du cadre légal.

Municipales à Besançon : quatre candidats détaillent leurs priorités pour la santé avec la CPTS

À l’approche des élections municipales, la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) CaPaciTéS Besançon et Métropole a interrogé les candidats à la mairie de Besançon sur leurs priorités en matière de santé. Objectif affiché : mieux comprendre "quels choix demain pour la santé des Bisontins" et "comment agir ensemble pour améliorer l’offre de soins " selon la CPTS. Quatre candidats sur six ont répondu à cette sollicitation : Éric Delabrousse, Ludovic Fagaut, Séverine Véziès et Anne Vignot.

Politique économique du Département du Doubs : l’opposition dénonce un soutien orienté vers des patrimoines privés

Le groupe d’opposition Doubs sociale, écologique et solidaire (DSES) au Département du Doubs a publié, le 9 février 2026, un communiqué critique à l’égard du dispositif économique départemental baptisé ”Le Doubs investit”. Les élus y dressent un bilan qu’ils jugent très éloigné des objectifs affichés de soutien à l’économie locale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.31
légères chutes de neige
le 15/02 à 06h00
Vent
0.81 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
92 %