"Nous voulons faire en sorte que notre territoire soit hospitalier"

Publié le 20/06/2023 - 16:03
Mis à jour le 20/06/2023 - 16:18

Depuis 2021, la Ville de Besançon a intégré la liste des "Territoires d’Intégration" en étant signataire d’un contrat d'accueil et d'intégration des étrangers primo-arrivants (CTAI). Ce mardi 20 juin 2023, Alain Régnier, délégué interministériel à l’accueil et à l’intégration des réfugiés a fait le déplacement à Besançon afin de tirer un premier bilan. L'occasion d'évoquer le nouveau dispositif "AGIR" qui sera mis en place dès 2024 dans le Doubs...

Lors de cette conférence de presse, étaient présents :

  • Anne Vignot, maire de Besançon,
  • Alain Régnier, délégué interministériel à l’accueil et à l’intégration des réfugiés,
  • David Coste, directeur de l'intégration et de l'accès à la nationalité pour le ministère de l'Intérieur
  • Paolo Artini, représentant du haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en France
  • Annie Tourolle, directrice départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations du Doubs
  • Philippe Cremer, conseiller municipal, délégué à l'accompagnement des migrants

"Nous visons l'intégration par l'emploi, l'apprentissage du français et les valeurs de la république", précise Alain Régnier qui poursuit : "Depuis juin 2018 (comité interministériel à l'intégration), l'objectif est de construire cette politique sur le terrain avec tous les acteurs concernés : les collectivités locales, les entreprises, les associations et les citoyens. Dans le comité interministériel figurait l'ambition de mobiliser les territoires dans la contractualisation avec plusieurs grandes villes de France", indique le délégué interministériel à l’accueil et à l’intégration des réfugiés.

À ce jour, 20 grandes villes de France se sont engagées dans le CTAI (contrat d'accueil et d'intégration des étrangers primo-arrivants). "C'est aussi devenu une ambition de mobiliser les territoires", souligne Alain Régnier. En 2021, Besançon et le Grand Besançon comptabilisaient 407 primo-arrivants (212 réfugiés) contre 422 (dont 148 réfugiés) en 2022.

Trois axes majeurs choisis par la Ville de Besançon

Résultat d'un partenariat fort entre les services de l’État et la collectivité, les actions développées à Besançon participent à l'insertion des bénéficiaires dans la société d'accueil. Ces actions s’organisent en cinq axes : insertion professionnelle ; santé mentale ; logement ; jeunesse ; culture.

Avec les différentes structures concernées par le sujet des migrants, Anne Vignot a choisi trois orientations majeures : le logement, la culture et la santé mentale.

"Nous avons un devoir d'accueil. Les personnes réfugiées vivent des traumatismes. La plupart d'entre elles se retrouvent dans des situations non-choisies et arrivent dans des conditions difficiles. L'accueil peut ensuite être complexe. C'est pourquoi, nous voulons faire en sorte que notre territoire soit hospitalier", explique Anne Vignot, maire de Besançon.

La Ville tient également à préciser que le centre hospitalier de Novillars apporte une aide importante à la formation des personnes qui accueillent les primo-arrivants.

Le dispositif "AGIR" en 2024 dans le Doubs

Ce dispositif en construction est complémentaire au CTAI. "Nous rejoignons les mêmes objectifs à savoir l'intégration et l'insertion des personnes, notamment avec l'aide du monde associatif, des collectivités locales, des conseils régionaux ou encore départementaux", précise David Coste, directeur de l'intégration et de l'accès à la nationalité pour le ministère de l'Intérieur.

Ce dernier s'inscrit dans la durée (deux ans) et concerne les personnes sous protection internationale subsidiaire. Comme le CTAI, il est centré sur l'accès aux droits, à l'autonomie, l'emploi ou encore le logement.

Le CTAI, quant à lui, tend à viser un public plus large avec un titre de séjour sans condition de durée de séjour ou de présence sur le territoire.

Infos +

Enfin de matinée, Alain Régnier est allé à la rencontre de jeunes du service civique à l'association "Unis-Cité". Il se rendra cet après-midi à Soliha puis à l'OFII (office français de l'immigration et de l'intégration). 

Société

Loi intégrale contre les violences sexuelles : nouveau rassemblement ce lundi à Besançon

Ce samedi 4 juillet 2026, une grande marche citoyenne contre les violences sexuelles se tiendra à Paris et dans des dizaines de villes en France. En raison de la braderie, l’intersyndicale féministe du Doubs appelle à un nouveau rassemblement devant le tribunal judiciaire de Besançon samedi 4 juillet 2026 à 10h.

Le tribunal de Besançon valide l’arrêté anti-mendicité déposé par la Ville de Besançon

À la suite de l’arrêté anti-mendicité agressive déposé par le maire de Besançon, Ludovic Fagaut le 29 mai dernier, une procédure d’urgence avait été déposée au tribunal administratif de Besançon par des élus de l’opposition et une personne sans domicile fixe domiciliée au CCAS de Besançon. Elle a été examinée lundi dernier par le tribunal qui a rendu sa décision ce jeudi 2 juillet 2026.

Loi d’urgence agricole : le Sénat tient tête au gouvernement sur la gestion de l’eau

En plein débat sur l'adaptation de la France aux canicules, le Sénat a irrité mardi 30 juin 2026 le gouvernement en votant des assouplissements supplémentaires dans la gestion de l'eau pour l'agriculture, fixant notamment des objectifs de stockage jugés "pharaoniques" par la ministre de la Transition écologique Monique Barbut.

À Besançon, une immersion à 50°C pour comprendre les défis du climat de demain

VIDÉO • Lundi 29 juin 2026, alors que la ville de Besançon savourait à peine la fin de la canicule, la ville de Besançon a accueilli, à l’occasion de la plénière du Club Climat, une expérience immersive mobile permettant de sensibiliser aux impacts concrets du changement climatique. Baptisé Climate Sense, l’expérience propose de tester les activités de la vie courante dans un endroit recréant des conditions de vie à 50°C, des températures qui pourraient être celles d’un été de 2050. Déclic assuré, même pour les plus sceptiques !

Chaleur : quand la mini-prairie de la place Leclerc venge Anne Vignot face au fleurissement de Ludovic Fagaut

À son tour, l'ancienne maire écologiste de Besançon, Anne Vignot, a réagi dimanche 28 juin 2026 sur les réseaux sociaux à la gestion des espaces verts de la ville en pleine période de fortes chaleurs. Sa publication fait suite au maintien de la végétation de la place Leclerc, alors que plusieurs mini-prairies urbaines de ce type, mises en place dès le début de son mandat, ont été remplacées sous l'actuelle municipalité de Ludovic Fagaut par des plantations géométriques de fleurs qui ne tiennent pas le choc de la canicule.

Canicule : peut-on arrêter de payer son loyer quand on a trop chaud ?

Alors que les épisodes de fortes chaleurs se multiplient et sont de plus en plus difficiles à vivre, des locataires pourraient s'interroger sur leurs droits lorsque leur logement ne dispose ni de volets, ni d'autres équipements limitant les surchauffes estivales. La question revient régulièrement : est-il légal de suspendre le paiement de son loyer dans une telle situation ? 

Dans le Jura, Choisey végétalise le parvis de sa mairie avec un banc autonome alimenté par l’eau de pluie

La commune de Choisey, qui compte 1.043 habitants, a installé devant sa mairie un banc végétalisé autonome en eau de pluie. Mis en service au printemps 2025, cet équipement de la marque française Rainbeau, conçu et fabriqué en France, permet de végétaliser un espace public fortement minéralisé sans raccordement aux réseaux et sans utiliser d'eau potable pour l'arrosage. Cette réalisation s'inscrit dans une politique de gestion raisonnée de la ressource en eau menée par la commune depuis plusieurs années.

Pacs : la démarche en ligne de pré-demande se simplifie

La procédure de pré-demande de pacte civil de solidarité (Pacs) en ligne a été mise à jour le 9 juin 2026 afin de faciliter les démarches des usagers. Cette évolution concerne les communes proposant ce service dématérialisé et vise à rendre le parcours plus clair et plus simple avant l’enregistrement officiel du Pacs en mairie.

Tenue vestimentaire au travail : quelles sont les règles ?

Peut-on porter un short au travail en période de canicule ? Un employeur peut-il imposer une tenue vestimentaire ? Selon les informations publiées par Service-Public.fr, la tenue vestimentaire relève en principe de la liberté individuelle du salarié. Toutefois, cette liberté peut être limitée lorsque les exigences du poste de travail le justifient.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 25.6C°
ciel dégagé
le 04/07 à 11h00
Vent
2.37 m/s
Pression
1027 hPa
Humidité
40 %

Sondage